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Tome XIV. FERM - FORL.
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niera les vaisseaux répandus dans sontissu, & sera considérablement enflam-mée. Les larmes obligées dès lors d’y sé-journer, & se pervertissant toujours da-vantage, l’inflam mat ion accroîtra au pointque les vaisseaux sanguins, St même lesvaisseaux lymphatiques, souffriront unerupture & le mélange disproportionnédes liqueurs hors de leurs canaux, don-nera incontestablement lieu à l’enchi-lops , c'eft,à-dire, à un abcès. La com-pression fur le canal nasal, causée par lepoids de la matière purulente qui remplitíe sac, la corrosion que cette matière ysuscite, & les chairs baveuses qui en fontune fuite inévitable , tout concourra àl’obstruction entiere de cc canal. II nerestera donc d’autre issue aux larmes &au pus, que celle que leur offriront les

Í ioints lacrymaux , sur-tout lorsqtt’uneégere pression sur le grand angle les dé-terminera vers ces orifices. Ces points,ainsi que la caroncule, seront bientôt en-flammés & ulcérés eux-mêmes. A cesexulcérations succéderont aussi des chairsfongueuses q tri, bouchant les ouvertu-res par lesquelles on pouvoit encore ex-primer les liqueurs purulentes & les con-duire au dehors, les condamneront à êtrerenfermées dans le lac, tandis que leslarmes, nouvellement filtrées par la glan-de , se répandront à l’extérieur, de-la lelarmoiement. Dans cet état, la matièreclose de toutes parts s’imprimera d’unematière funeste surce même sac , qu’ellerongera insensiblement; mais le tissu dela peau qui le couvre étant pour elle unobstacle plus facile à vaincre, elle le dé-truira peu à peu , & se Fera jour près dela commissure des paupières à l’endroitdu grand angle, où l’on appercevra unégylops, ou un petit ulcéré très-cominundans les chevres, par lequel !e sac se dé-gorgera en partie. Enfin ses progrès con-tinuant, & ce sac ayant entièrement cédéà ses atteintes, l’os angulaire , qui rem-place ici l’os unguis, très-mince en celien, & dénué de périoste comme dansl’bomme, se cariera infailliblement ,ainsi que les os voisins qui pourront s’enressentir dans la fuite, & alors le pus cou-lant avec les larmes dans les fosses nasa-les, l’épiphora cessera.

Telle est en peu de mots la marchede cette maladie, & telle est aussi sondernier degré. J’ese dire qu’is suffit d'ap-

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percevoir dans l’animal un assemblage departies destinées àl'abí’orption de la lym-phe lacrymale , qui ne diffèrent point decelles qui, dans le corps humain, fontpréposées aux mêmes fonctions, pourles croire susceptibles des mêmes déran-gemens, L si l’on ajoutait à cet argu-ment , tiré de ('uniformité du méchants-me qui nous a Frappé, ceux que suggéréla source la plus ordinaire des altérationsfréquentes de cet organe dans le cheval,tous les doutes s’évanouiroient. J’avoueque tous les signes de cette fistule ne semontrent point avec autant d’évidenceau maréchal qu’au chirurgien ; l’inflam-mation de la peau se dérobe à sa vue;la tumeur, pour être apperçue, veut êtreconsidérée de près ; le larmoiement, d’a-bordpeu considérable, ou ne fixe pointIon attention , ou il en accuse une infi-nité d’autres causes; il ne peuts’assurerpar aucun moyen de la léchs resse d’uneiles cavités des nasaux, &c. mais la rou-geur de la conjonctive , l’écoule mentabondant des larmes, l’eípecede chassiequi aglutine les paupières en ce mêmelieu,rulcération iles points lacrymaux &de la caroncule, le reflux de la liqueurpurulente par ces points, l’égylops, &tous les autres symptômes que j’ai dé-crits , font d’une nature à ne devoir paslui échapper ; ainlì il est très-difficile dene pas attribuer le silence, dont je meluis proposé d’abord de rechercher la rai-son , ou à une profonde ignorance, ou ìun oubli toujours condamnable.

Quoi qu’il en soit, certain & assuré dela possibilité de cet accident, que j’ai ob-servé moi-même dans nn cheval, acci-dent qui peut non-seulement être occa-sionne , ainsi que je l’ai dit, par le vicede la masse, mastencote par des coups,par l’infìammation , & l’épaiffissementde la membrane muqueuse, si souventattaquée dans l'animal par un polype si-tue tres-avant dans une des fosses nasa-les , par les retours réitérés des fluxions,& principalement de celle que nous dis-tinguons des autres par le terme de flu.xion lunatique i que je crois obligé d’ín-diquer les moyens d'y remédier.

Ils varient lelon les degrés de Xi fistule& ses complications, & ç’est aussi fur cesdiffère n s d'egrés que le maréchal doit as-seoir son pronostic.

Il s’agit d’abard à fixer le cheval dans