? L À
fcrêhiíete, de réduire les piecês <Pos dansleur état naturel, la seconde,de les main-tenir dans cet état (v. Fracture); & latroisième consiste à prévenir les accidens,& à y remédier* s’ils surviennent.
Le plus commun de ees accident,mémodans les fractures les plus simples, est leprurit ou démangeaison : il est quelque-fois insupportable par la douleur qu’iicause,laquelle est bientôt suivie d’inflam-mation & d’ulcération , fi l’on n’y remé-die. On pré viendroit cet accident, si l’onavoit pris ie foin de bien laver la partieavec de Peau ou du vin tiede, avant l’ap-plication du premier appareil. J’ai re-marqué que le prurit, &íesaecidens quien résultent , étoient plus Fréquens dansles hôpitaux qu’ailleurs, & qu’ii étoitpresque toujours causé par la malpropre-té précédente. La compression des mem-bres , les matières transpirables retenues& échauffées, Forment avec la crasse uneacrimonie qui enflamme & ulcéré la par-tie; c’est pourquoi Paré dit qu'il faut,dans ces cas , lever l'appareil de crois entrois jours, pour donner de Pair à la par-tie,& faciliter la transpiration. 11 prescritJa fomentation faite avec une décoctionde sauge , de camomille , de mélilot. deroses,& semblables, bouillis dans de Peau& dans du vin. S’il s’étoit formé des vési-cules ouphlictaines, il faudroit les cou-per , & appliquer dessus quelqu’onguentrafraîchissant & defficatif, comme Pon-gnent blanc de rhasis camphé. “ Le chi-s, rnrgien doit pareillement prendre gar-de , dit Ambroise Paré , que la partiej, blessée ait souvent uo etìttbtSation, afinM qu’elle n’acquiere inflammation.Laj?«-„ belhtìon se fera en la changeant de pia-3 , ce,L la soulevant par fois.Tel précepte3 , n’est feulement à noter pour les fractu-3 , res,mais aussi pour toutes parties bles-5 , fées & ulcérées. „ (2')
FLACCIDITE, f. f. se dît, c» Médeci-ne de Pétat des fibres relâchées qui ontperdu leur ressort. Ce terme peut êtreregardé comme synonyme de laxité , &peut même être employé pour signifier cedernier vice porté à son plus grand excès.V. Fibre, Patbol., Débilité, (d)Flaccidité se dit auss, de Pétat dumembre viril qui n’est pas en érection.Lorsque cet état est habituel , qu’ii n’estpas susceptible de changer, que la natureui Part ne peuvent pas exciter U disposi-
. FU 4 w
tioti opposée à la fiaccité , célle-cì est re-gardée comme le signe pathognomoníquôde l'espece d’impuissance qu’on appellefrigidité. C’est en parlant de cette indis-position que Juvénal, fat. x, dit :
. . . Jacet exiguus cum rcunice nertus ,
Et (juamvis totâ polpettir nàéíe,jacebît »Z. ImpuÎSSaBíCE. (d)
FLACQUE, Géog., isle des Provinces-Unies, dans celle de Hollande , à PorientdeGorée , au midi de Voorne , à ['occi-dent du Hollands-Diep & au septentrionde Duiveland : on la nomme aussi Zûid -Zoom. Elle renferme plusieurs villagesFort grands & fort peuplés , & entr’au-.tres le bailliage seigneurial deGrisood.
(0. a)
FLADSTRAND , Géog. , petit bourgmaritime de Danemarck, dans le nordsJntland,& dans la préfecture d’Aalbonrxvers Skagen. Í1 y a un assez bon port, dé-fendu par trois petits châteaux , & c’est:un ìieu Rembarquement pour la Norwe-ge : la plupart de ícs habitans ne viventque de la pèche , & fur-toutde celle desfoles. (D. G.)
FLADÚNGEN, Géog., ville d’Alie-magne, dans le cercle de Franeonie , &dans Pévêché de W'irtzboutg : c’est lechef-lieu d’uií bailliage , &l’un de ceuxde cet évêché catholique où le luthéra-nisme a fait le plus de pfogrès,& souffertpar conséquent, en divers temps, le plusd’opjpreísion. (D. <?.)
FLAGELLANS, f. m. pi. Hift. moi. „nom qui fut donné dans le xilí. siecle àcertains pénitens qui faifoient professionde fe discipliner en public aux yeux détout le monde.
Les auteurs s’accordent assez à mettrele commencement de la secte des fagellanivers l’an iz6o, & la premiere feene â Pé-rou fe. Un certain Rainier, dominicain^touché des maux de l’Italie déchirée padles factions des Guelphes & des Gibelins,imagina cette forte de pénitence pour dé-sarmer la colère de Dieu. Les sectateursde ce dominicain alloient en processionde ville en ville & de village en village ,le corps nu depuis la ceinture jusqn’à latête, qui étoit couverte d’une espece decapuchon. Ils portoient une croix d’unemain , & de l’autre tin Fouet composé decordes nouêuFes & semées de pointes,dont ils fe fouettoient avec tant de ri-gueur t que le sang découloitsur UuráH n 1