îes indociles, dans une réglé donnée parS. Césaire d’Arles. Depuis ce temps elle a■été établie comme peine dans plusieursautres réglés monastiques ; mais on nevoit pas d’exemples de la flagellation vo-lontai e avant le xi. fiecle: les premiersfont de S. Gui, abbé de Pompoiie, morten 1040 ; & de S. Poppon , abbé de Sta-velles, mort en 1048. Les moines duMont-Caflìn avoient embraíTé cette pra-tique avec le jeûne du vendredi,à l’exem-xle de Pierre Damien. A leur exemplecette dévotion s'étendit beaucoup ; maiscomme elle trouva quelques opposons(ce qui n’est pas difficile à croire),Pierre Damien écrivit en fa faveur. M.Fleury , dans son histoire de l'église ,nous a donné l'extrait de l’écrit de cepieux auteur ; écrit dans lequel, selon laremarque de M. Fleury iui-mênie, il nefaut pas chercher la justesse du raisonne-ment.
Celui qui s’est le pins distingué dans laflagellation volontaire , a été S. Domini-que l’ Encuiraffé, ainsi nommé d'une che-mise de mailles qu’il portoit toujours, &qu’il n'ôtoit que pour se flageller à toute•outrance. On ne fera pas étonné <îe cequ'ajonte M. Fleury, que fa peau étoitdevenue noire commecelle d’un negre.Ce bienhairetix se fouettoit non-scule-ment pour lui, mais pour les autres. Oncroyait alors que vingt pseautiersrécitéseu te donnant la discipline , acquittoientcent ans de pénitence ; car trois millecoups valoient un an , & on comptoltmille coups pour dix pseaumes. S.Domi-nique acquittoit facilement cette dettecn six jours ; ainsi en un an il pouvoit,selon son calcul, sauver soixante âmes del’enser. Mais M. Fleury ne dissimule pascombien on étoit alors dans Terreur furce sujet, & combien toute cette flagella-tion a contribué an relâchement desmœurs. (O)
Flagellation se dit plus particulièrementde la souffrance de J. C. lorsqu'il futfouetté & flagellé par les juifs.
Un tableau de la flagellation, 011 simple-ment une flagellation , signifie un tableau011 une estampe qui repréfentece tourmentdu Sauveur du monde. On dit dans cesens, la flagellation d'un tel peintre.
FLAGEOLIER, v.n. Manège, Maré-chal!. L’astion deflageolier est une forte jée .tremblement que l’on apperqoit dans !
les jambes de T animal aulfi-tót qu’il s’ar-téte,& que Ton remarque principalementdans l’avant - bras & dans le genou. Cetremblement est une preuve de la foi-bleffe des fibres musculaires & des mem-bres. (e)
* FLAGEOLET, s. m. Luther. II y adeux sortes de flageolets ; T u n q u’on ap-pelle le flageolet d'oiseau. & 1-autre, le fla-geolet gros: \e flageolet d’oisean eítlepluspetit ; ilest composé de deux parties quise séparent ; Tune qui est proprement leflageolet , composée de la îumiere & ducanal percé de trous , l’autre qui est unporte-vent, formée (fun petit tuyau &d’une cavité assez considérable oà Ton en-ferme une petite éponge qui laisse passerTair&qui retient Thmnidité de l’halei-ne. Le gros flageolet ne différé du précé-dent qu'en ce qu’il n’a point de porte-vent ; qu’il est à bec & tout d’une piece.Ces flageolets ont l’un & l’autre la mêmetablature; & tout ce que nous allons direleur est commun, excepté que les sons duflageolet d’oiseau sont plus légers, plusdélicats , ont moins de corps , & s’écou-tent avec plus de plaisir: il est appelleflageolet i'oifleau, parce qu’on s’en servoitpour siffler les serins , les linotes, & au-tres oiseaux, avant qu’on eût la serinette,qui est moins parfaite, mais qui épargnebeaucoup de peine.
Le flageolet a six trous : le second , letroisième, le quatrième & le sixième sontdessus, du même côté que la lumière ; lepremier & le cinquième sont dessous, oudu côté opposé à la lumière: le premiertrou & le dernier ont deux caractères ; lepremier peut être considéré comme le der-nier , en passant de l’aigu au grave , & ledernier peut être considéré comme le pre-mier en pafiuit du grave à Taigu.
Quand les six trous font bouchés , lamain gauche bouche le premier , le se-cond,L le troisième ; & la main droite lequatrième, le cinquième, & le sixième.
Le pouce de la main gauche bouche lepremier, Tindex le second, & le doigtdu milieu le troisième; le pouce de lamain droite bouche le cinquième,Tindexle quatrième, & le doigt du milieu lesixième.
II y en a d'autres qui y font servir lesquatre premiers doigts de la main gau-che, le pouce, & les trois iuivans , &les trois premiers de la main droite dontN b 3