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Tome XIV. FERM - FORL.
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étant une fois dérangé , sépare l’air denos humeurs, & produit dans le corps unnouvel air élastique , comme il paroît parquelques poisons.

5°. Le phénomène principal de l’aîr ca-ché est le son, 1c bruit, les grouillemensqu’on entend rarement dans le bas-ven-tre , quand le mouvement péristaltiquedes intestins est uniforme, & que les pas-sages font bien libres.

6°. L’air retenu dans un endroit fer-mé , niais agité fortement par la partiequi l'environne , canfe en tiraillant lesfibres, une douleur considérable de ten-sion. Si pour lors il se présente quelquepart une ouverture, l’air ainsi comprimésort d’ordinaire avec bruit, & le maladeest soulagé. Si la cause qui produit l’aircesse , le malade est guéri ; mais si cettecause persiste , il est tourmenté d e flatuo-ftés sans soulagement.

7®. Quand l’air comprimé sort chargéd’oileurs acides, nidoreufes, putrides ,fétides, il indique le caractère des va-peurs atténuées d’alimens ou d’humeursqui se sont mêlées à cet air dans le corpshumain. L’air qui fort modérément,prouve que faction est encore bonne &entiere dans les parties qui le conte-noient. Celui qui fort avec beaucoup deviolence après de grandes douleurs, dé-signe quelqu’el'pece de convulsion dansla partie qui le renfermoit. Celui qui sortfans bruit , suais avec une grande Féti-dité , indique la foiblesse de la partie , oula pourriture prédominante des humeursqui s’y font mêlées.

8°. L’air disparaît sans être rendu ,lorsque ie mouvement vital fort & réglé,unit cet air à nos humeurs; c* qui mar-que un meilleur état de santé, que s’ilavoit été poussé au dehors par les passagesqui lui sont ouverts. Passons présente-ment aux signes des flatuoftés.

Signes des flatuoftés. Leurs signes lesplus ordinaires sont les grouillemens desintestins avec bruit, & à ta place de cesgrouillemens, des distensions avec consstriction d u bas-ventre. De la continua-tion de ce symptôme , naissent desi dou-leurs qui sont ou fixes dans le même lieu,ou qui changent de place , & qui cessentensuite par l’éruption des flatuojìtés.Quand une constipation rebelle accom-pagne ce mal, elle le rend beaucoup plusviolent, & pour sors l’oppreffien d* Pess

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tomacaveC la difficulté de respirer, s’yjoignent d’ordinaire.

Personnes sujettes à ce mal. l.cs fiatuo-fiés attaquent principalement les gens-phlegmatiques, dont les viscères sont ak-foibiis , & susceptibles d’expansibilité.Les gens sanguins, cholériques & mé-lancholiques y sont auffi sojets, ou leséprouvent souvent après des maladieschroniques. En général les personnes dé-licates y sont plus exposées que les gepsrobustes, & par conséquent les femmesplus que les hommes, sur-tout dans letemps de leurs réglés.

Causes. Les flatuojìtés fout quelquefoisoccasionnées par une simple langueur ouaffoiblissement du ton de l’eftomac, desintestins , auquel cas elles se terminentpar haut ou par bas sans accident. D au-tres fois elles tirent leur origine d’unematière visqueuse & tenace , ou d’nnematière acide piquante, qui jette le trou-ble dans les boyaux , & alors le patientsouffre des constructions spasmodiquesd’entrailles , succédées par des relâche-mens inquiétans. Ce mal procede quel-quefois de l’engorgement de la veîne-porte , & des rameaux de cette veine, quicommuniquent à l’estomac , à la rate , aupancréas, aux intestins, este. Les aìimensputresoens, ceux qui sont d’tm suc épais&glutineux , le poisson de mer séché,les graisses animales , toutes les boissonsnouvelles qui sont susceptibles de Fer-mentation dans l’eftomac , le miel pris enquantité , &c. sont une source fécondede flatuofîtés. En outre le tempéramentdu patient y contribue beaucoup,sur-toutdans la suppression de la transpiration in-sensible. Enfin les flatuojìtés procedentaussi de la sympathie d’aurres parties.

Pronostics. Les flatuoftés qui ont dégé-néré en habitude , font souvent accompa-gnées de coliques, de cardialgies, d’am*xiétés. La suppression forcée de cesmêmes ssatulences, excite dans les per-sonnes pléthoriques des spasmes, des tu-meurs, des duretés du bas-ventre, la tym-panite. Leur décharge libre dégénéré na-turellement en habitude. Les f latuoftéslentes causent peu de mal au malade. Lesflatuoftés impétueuses produiront desdésordres cruels , s’il s’y joint d’autrescauses accidentelles qui les irritent.

Cure. La méthode curative généraleveut 1°. qu’en dissipe la matière des fia-,