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Tome XIV. FERM - FORL.
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ceux qui les donnent fussent en étât depouvoir blâmer impunément.

5°. Enfin les princes seront fort au-deiius «iu poison de la flatterie, lorsquecontens de reconnoître par des bienfaitsles louanges seules dont ils tâchent dese rendre dignes, ils auront encore unpins grand empressement, pour profiterdes avis qu’on leur donnera , autoriser laliberté qu’on prendra de leur en donner,en melnrer le prix & la récompense parl’équité de ce à quoi on les engagera , &par futilité que leurs sujets en retireront.Le prince qui agira de cette maniéré , estfans doute véritablement grand , très-grand , admirable , ou pour me servir del’expreflîon de Montaigne, “il est cinqcents braises au dessus îles royaumes ; ilest lui-méme à foi, son empire „.

Sile hasard fait jamais tomber ce dic-tionnaire entre les mains de quelque roi,fils de roi, issu de roi, & que leur patiences’étende jusqu’à lire cet article , je lesprie d’agréer le zele avec lequel j’osechercher à les préserver du poison de laflatterie,& prendre en même temps leursintérêts contre des monstres qui les tra-hi fient , qui les perdent , qui les empê-chent de faire le bonheur de leurs peu-ples, & d’être ici bas les images de Dieuen lumières & en droiture ;& pour cequi regarde les auteurs de tant de maux,Puise le juste ciel dignement les payer,

Et puijfe leur exemple à jamais effrayerCeux qui les imitant par de lâches adrejfes ,Des princes malheureux nourrijfènt lesfoi-hleffes.

Les pouffent au penchant où leur cotur estenclin ,

Et leur osent du crime applanir le chemin !Détestables flatteurs , prisent le plus funesteQtte puiffe flairé aux rois la colere céleste.

Racine , dans Phedre. (D. Jé)

FL/VTUOSITÉ , f. f. Médec.', termegénérique employé par les médecins,pour désigner f état maladif dans lequelil fe fait une génération contre nature devents qu’on rend par haut, par bas , ouqui restent soit dans l’estomac , soit dansles intestins, & y causent des borboryg-mes , des tensions, des anxiétés , & au-tres symptômes douloureux. V. Bor-borygmes , Rot , Vents , Ssfc.

La matière propre des flatuojìtés , estun. air élastique qui fe trouve fréquem-

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ment dans le ventricule ouïes intestins ,& quelquefois dans d’autres viscères ;mais alors ce font des cas très-rares. Lacause matérielle des flatuojìtés est unematière élastique que la chaleur, Pester-vescence ou la fermentation dilate , &qui est retenue ou poussée hors du corpsavec quelque bruit, lorsque les obstaclesqui s’opposoient à fa sortie , viennent àcesser.

L’air, les sels de différente nature , lesfruits, les humeurs putrescentes, les vé-gétaux fermentans, fournissent aux sia-tuojìtés une matière dont l'impétnolìté &I’odeur varient suivant sa qualité, cepen-dant toutes ces choses sortent fans aucuneffort, quand elles trouvent les passagesouverts ; d’où l’on comprend fans peinaque le sphincter rie l’ésophage, Péso-phage , les deux orifices de l’eftornac &les intestins, concourent ensemble en cequ’ilsse contractent spasmodiquement,&se relâchent ensuite : mais si la contrac-tion spasmodique est forte & dure long-temps , alors la matière élastique qui feraréfie par la chaleur,par le mouvement& par fa propre vertu , venant à être res-serrée dans une cavité que la convulsionde ces fibres rétrécit , elle distend lesmembranes qui la gênent, & comprimeles lieux voisins j ile-lâ naissent des an-xiétés & des douleurs très-vives, q’iiicessent à la sortie des vents.

Doéhine des flatuojìtés. Mais pour feformer une idée plus exacte des flatuojì -féi ( nous commencerons par établir quel-ques principes qui peuvent nous y con-duire.

i°. Les hommes bien portans consu-ment une grande quantité d’air élastiqueou Punissent à leurs humeurs ; or l’airqu’on avale avec les alimens, & qui n’estpas consumé faute d’action, engendre unnouvel amas d’air,

2 °. Les alimens qu’on prend , & quifermentent aisément, fournissent en fer-mentant une grande quantité d’air dansles premières voies, s’ils ne font pas bienbroyés par faction du ventricule & desintestins.

3°. La même chose arrive des alimensputrefeens, indépendamment qu’ils pro-duisent cet effet en circulant avec noshumeurs.

4 °. Le mouvement vital, qui dans fê-tât de santé consume beaucoup d’air.,