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comme ceux de l’herbe aux verrue* ; il yen a quelques-uns où l'on ne remarqueaucun ordre, comme ceux de la verveinecommune. Tournefort.
Selon M. Lìnuœus , les fleurs fontcomposées de quatre parties différentes,qui font le calice, la corolle, l’étamine ,& le pistil.
II y a sept sortes de calices : t°. le pé-rianthe,periítuífiiKf» ; ce calice est le pluscommun , il est composé de plusieurs pie-ces, ou s’i! n’en a qu’une , elle est décou-pée. 2®. L’enveloppe, involucrum ; cettepartie de H fleur est composée de plu-sieurs pieces disposées en rayons ; elleembrasse plusieurs fleurs qui ont cha-cune un périanthe. 3°. Le spathe , spa-tba ; c’eft une membrane attachée à latige tìe la plante, elle embrasse une ouplusieurs fleurs qui pour ['ordinaire n’ontpoint de périanthe propre," sa figure & faconsistance varient ; il y a des spathesqui font de deux pieces. 4°. La baie,glutHif, cette forte de calice se trouvedans les plantes graminées; elle est com-posée de deux 011 trois valvules, dont lesbords font le plus souvent transparens.4°. Le chaton, amentum, juins ; il estcomposé de fleurs mâles, 011 d e fleurs fe-melles, attachées à un axe ou poinçon jlorl'qu’il y a des écailles, elles servent decalice aux fleurs. 6®. La coëffe , cedyp-thra ; c’eft une enveloppe mince , mem-braneuse , & de figure conique pour ['or-dinaire ; elle couvre les parties de lafructification : on la trouve aux sommi-tés des fleurs de plusieurs mousses. 7°. Labourse , volve ; cc calice est une.; enve-loppe de quelques champignons ; elle lesrenferme d'abord , & ensuite il se Faitdans le haut une ouverture, par laquelleils sortent au-dehors.
La corolle, corolla ; il y en a de deuxespeces, le pétale, & le nectarium. Lepétale est rnouopétale 011 polypétale ,c’est-à-dire d’une feule piece ou de plu-sieurs pieces, qui font les feuilles'de lafleur ; lorsqu’il n’y a qu’une seule piece ,on y distingue le tuyau & le lymbe; lors-qu'il s’y trouve plusieurs pieces, chacu-ne a un onglet & une lame. Le nectariumcontient le mie’, ; c'est une fossette , uneécaille, un petit tuyau , ou un tubercule.Le fleuron & le derni-fieurmi dont il adéja été Fait mention , sont aussi des es-peces de corolles.
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L’étamine, stamen, est la partie mâlede la génération des plantes ; elle estcomposée du filet & du sommet antbera ,qui renferme les poussières fécondantes.
Le pistil est la partie femelle de la gé-nération ; il est composé du germe , ciustrie & du stigmate; le germe renfermeles embryons des semences; le ftile estentre le germe & le stigmate , mais il nele trouve pas dans tontes les plantes ; lestigmate est l’ouverture qui donne entréeaux poussières fécondantes des étamines,pour arriver aux embryons des semencesà travers lestile. Fiera Parijtenfls pro.drotn. par M. Dalibard , l’aris , 1749.Foyez Plante. ( 7 )
FLEURS, Physique. Des couleurs désfleurs. Après ('exposition des deux prin-cipaux siftêmes de botanique fur cettematière , il reste à parler des couleurs desfleurs , & de l’art de les conserver.
L’on convient assez généralement par-mi les chymistes, que les couleurs dépen-dent du phlogistique, que c’eft de (a com-binaison avec d’autres principes , querésulte leur différence.
L’analyse nous a appris que les fleuriabondent en une huile essentielle , à la-quelle, conformément à cette idée, leurscouleurs & la variété qui y régné peuventêtre attribuées ; parce qu’une feule Simême huile , J'huile essentielle de thym ,par exemple , produit tontes les couleursque nous trouvons dans" les différentesfleurs des plantes, depuis le blanc jus-qu’au noir parfait, avec toutes les om-bres de rouge , de iaune, de pourpre,de bleu Si de verd , en mêlant cette huileavec différentes substances. Ainsi, scionM. Geoffroi, les huiles essentielles desplantes, pendant qu’elles sont renfer-mées dans les f leurs , peuvent leur pro-curer différens mélanges, par cette aima-ble variété de couleurs qu'elles possè-dent.
Les infusions des fleurs oti de quelquesparties des plantes, rougissent par desacides, verdissent par des alkalis ; & l’onne doute point que ce ne soit le phlogisti-que dont les teintures ou les infusionssont chargées , qui, par son union avecles sels, produit ces différentes couleurs.M.Geoffroy rapporte quelques expérien-ces dans les Mémoires de P académie dessciences, année 1707, qui lui sont con-jecturer que ces combinaisons peuvent