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Tome XIV. FERM - FORL.
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être les mêmes dans les plantes oà l’onremarque les mêmes couleurs.

Les principales couleurs qui s’obser-veut clans les fleurs l'ontle verd,le jaunecitron , le jaune orangé , le rouge , lepourpre , le violet, le bleu , le noir & letransparent,ou le blanc : de ces couleursdiverlement combinées , font composéestoutes les autres.

Le verd seroit, suivant ce système,l’effet d’une huile raréfiée dans la fleur ,& mêlée avec les sels volatils L fixes dela seve , lesquels restent engagés dansles parties terreuses, pendant que la plusgrande partie de la portion aqueuse sedissipe. Du moins (ì l’on couvre des feuil-les, ensorte que la paitie aqueuse de laseve ne puisTe se dissiper , & qu elle resteau contraire avec les autres principesdans les canaux des feuilles, l’htiile fetrouve 11 Fort étendue dans cette grandequantité de phlegme,qu’elie paroit trans-parente & sans couleur ; & c’est ce quiproduit apparemment la blancheur de lachicorée , du celleri, £fc. car cette blan-cheur paroit n’étre dans ces plantes , &dans la plupart des fleurs blanches, quel’esset d’un amas de plusieurs petites par-ties transparentes & lans couleur, cha-cune en particulier, dont les ltirFacesinégales rélléchist’ent en une infinité depoints,une fortgrandequantité de rayonsde lumière.

Quand les acides rendent aux infu-sions des /cari & aux solutions de tour-nesol la couleur rouge, c’est peut-êtreen détruisant l’alkali fixe, qui donnoitau phlogistique daus ces teintures la cou-leur bleue ou brune. Dans les fleurs , tou-tes les nuances jaunes , depuis le citronjusqu’à l’orangé , ou rouge de safran ,pourroient venir d’un mélange d’acideavec l’huiíe, comme on voit que l'bnilede thym digérée avec le vinaigre distillé,produit le jaune orangé ou le rouge desafran.

Toutes les nuances de rouge , depuisla couleur de chair jusqu’au pourpre &au violet foncé , seroient les produitsd’un sel volatil urineux avec l’httile ;puisque le mélange de l’huile de thymavec l’esprit volatil de sel ammoniac,pas-se par toutes les nuances , depuis la cou-leur <le chair jusqu’au pourpre & au vio-let foncé.

Le noir , qui dans les sitars peut être

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regardé comme un violet très-foncé , pa-roît être l’effet d’nn mélange d’acide par-destus le violet pourpre du sel volatilurineux.

Les nuances du bleu proviendroientdu mélange des sels alkalis fixes avec lessels volatils urineux & les huiles concen-trées ; puisque l’huile de thym devenuede couleur pourpre par l’esprit volatil dusel ammoniac, digérée avec l’bnile detartre , prend une belle couleur bleue.

Le verd seroit produit parles mêmessels, & par des huiles beaucoup plus ra-réfiées ; du moins l’huile de thym , cou-leur de violet pourpre,étendue dans l’es-prit-de-vin rectifié & uni à l’huile de tar-tre, donne une couleur verte.

Tel est le système de M. Geoffroy,parlequel il suppose que les combinaisonsqui produisent les différentes couleursdans les expériences chymiques, se trou-vent les mêmes dans les fleurs des plan-tes, & produisent pareillement leurs dif-férentes couleurs naturelles ; mais un telsystème n’est qu’une pure dépense d’es-prit : car outre que les expériences faitesen ce genre font fort bornées, ce seroitune témérité de conclure du particulierau général , & plus encore des produitsde la chymie à ceux de la nature. En unmot, l’art qu’emploie cette nature pourformer dans les fleurs l’admirable variétéde leurs couleurs, surpasse toutes noacounoissances théoriques.

l)e la conservation des f leurs. Notrepratique n’est guere plus heureuse dansles moyens imaginés jusqu’à ce jour pourconserver aux. fleurs une partie de leurbeauté. Elles se gâtent tellement pariamaniéré ordinaire de les sécher , nu’elleSquittent non-seulement leurs premièrescouleurs, mais les changent même , & leflétrissent au point de perdre leur Forme& leur état naturel; la primerose & làprimevère ne quittent pas feulementleur jaune, mais acquierentun verd fon-cé. Toutes les violettes perdent leurbeau bleu,L deviennent d’un blanc pâle»de forte que dans les herbiers secs , iln’y a point de différence entre les violet-tes à fleurs bleue &les violettes à fleursblanche.

Le chevalier Robert Southwell a bienvoulu communiquer au public la meil-leure méthode que je connoisse pourconserver les fleurs dans leur état natu-