Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

éi 2 FLE

imiter. Paufias les surprit ilans les guir-landes de Glycere, & en profita.

Je crois donc qu’une des meilleuresétudes de coloris qu'un jeune artillepuiíi'e faire, est d’assembler au hasard desgrouppes de f leurs, St de les peindre;qu’ìl joigne à cette étude celle de l’effetqu'elles produisent sur différens fonds ,il verra s’évanouir cette habitude serviled’apposer toujours des fonds obscurs auxcouleurs brillantes qu’on veut faire écla-ter. Des fleurs différentes , mais toutesblanches, étalées fur d u linge ; un cygnequi vient leur comparer la couleur deles plumes; un vase de cette porcelaineancienne fi estimée par la blancheur desa pâte , & qui renferme un lait pur, for-meront nn assemblage dans lequel la na-ture ne fera jamais embarrassée de distin-guer des objets, qu’elle semble avoirtrop uniformément colorés. Pourquoidonc, Iorsqu’ii s’agít d’imiter l’éclat d»teint d’une jeune beauté, recourir à desoppositions Forcées & peu vraisembla-bles ? Pourquoi, fi l'on veut éclairer unepartie d'un tableau, répandre fur le resteriel’ouvrage une obscurité rebutante,unenuit impénétrable ? pourquoi donnerainsi du dégoût pour un art dont lesmoyens trop apperqus blessent autantque ses effets plaisent? Ce que je viensde dire a , comme on le volt, rapport àl’art de la peinture en général.Cependantcomme le talent de peindre les fleurs estun genre particulier qui remplit souventtous les (oins d’un artiste, il est bon defaire quelques observations particuliè-res. Une extrême patience, un goût depropreté dans le travail, un génie un peulent, des passions douces, un caractèretranquille, semblent devoir entraîner unartiste à choisir des fleurs pour l’objet defes imitations. Cependant pour les pein-dre parfaitement, toutes ees qualités nesuffisent pas. Les sieurs, objets qui sem-blent inanimés , par conséquent froids,demandent pour intéresser dans la repré-sentation qu’on en Fait, une idée de mou-vement, une chaleur dans le coloris, unelégcreté dans la touche, un art & unchoix dans les accidens, qui les mettentpour ainsi dire au-dessus de ce qu’ellesfont. Ces êtres qui vivent ont toutes cesqualités aux yeux de ceux qui les saventappercevoir ; & l’on a vu Baptiste &Desportes avec une façon de peindre fie-

FLE

re, large, & souvent prompte , imiter Isvelouté des roses, & rendre intéressantela syminétrie de l’anémone. Une fleurprête d'cclorre,une autre dans le momentoù elle est parfaite, une troisième , dontles beautés commencent à se flétrir , ontdes mouvemens différens dans les par-ties qui les composent. Celui des tiges &des feuilles n’elt point arbitraire, c’estl’effet de la combinaison des organes desplantes. La lumière du soleil qui leurconvient le mieux offre par fa variétédes accidens de clair-obícur fans nom-bre. Les infectes , les oileattx qui jouis-sent plus immédiatement qúe nous deces objets, ont droit d’en animer les re-présentations. Les vases où on les con-serve, les rubans avec lesquels on les as-semble, doivent orner la composition dupeintre; enfin il faut qu'il s’efforce defaire naître, par la vue de son ouvrage,cette sensation douce , cette admirationtranquille, cette volupté délicate qui sa-tisfait nos regards lorfqu’ils fe fixent furla nature.

Mais insensiblement je paroîtroispeut-être pouffer trop loin ce que peut exigerun genre qui n’eft pas un des principauxde l’art dont je parle. Je finis donc enrecommandant aux peintres def leurs unchoix dans la nature des couleurs, & unsoin dans leur apprêt, qui semble leurdevoir être plus essentiel qu'aux autresartistes; mais qui ìi'est en général quetrop souvent négligé dans les atteliers.Les fleurs sont un genre de peinture,comme Histoire, le portrait, &c. Ondit, ce peintre f ait les sieurs , c'est unpeintre-fleuriste. (M. Vatelet .)

Fleur de Pêcher, Manège, Ma-réchal!. auher , mìlle-fleuvs, expressionssynonymes. L'immense variété des cou-leurs & des nuances de la robe ou du poildes chevaux , a fait imaginer une multi-tude de noms, à l’effet d’en spécifier lesdifférences: un mélange assez confus deblanc, de bai & d’alzan a paru lans douteun composé approchant de la couleur dessieurs de pêcher ; de-là la dénominationdont il s’agit. (e )

Fleur de Farine, Boulangerie,c’est la plus pure, la plus fine farine queles boulangers mettent en usage.

Fleur , Fabrique de cuirs. Les tan-neurs , corroyeurs , chamoiseurs, mégif-iiers, peauísicrs, & autres ouvriers qui