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préparent les peaux , appellent fleur lasuperficie ou le côté de la peau ci’où l'ona enlevé le poil ou la laine : l’autre côtése nomme chair , parce qu’il y étoit atta-ché.
Les principaux apprêts qu’on donneaux cuirs, pour les disposer à être em-ployés aux difterens usages qu’on en fait,se donnent du côté de la fleur.
Les corroyeurs appliquent toujours lescouleurs fur le côté de la sieurs iln'yaque les veaux passés en noir, auxquelsils appliquent une couleur orangée ducôté de chair, par le moyen du sumac. -
Les peaussiers-teinturiers en cuir, &les chamoiseurs , appliquent les couleursdes deux côtés. Quand on donne auxpeaux le suif des deux côtés , cette opé-ration s'appelle donner lésais de chair &de fleur.
On appelle peaux effleurées , celles donton a enlevé cette pellicule nommée épi-ierme > mais on donne le nom de peaux àfleur à celles auxquelles on a conservécette pellicule. l T ayez Tanner , Cor-royer , Chamois, Mégie.
Fi.el’rs, kubanicr , efs une imitationde toutes les différentes fleurs imagina-bles , exécutées soit en soie , en velin ,ou en coque de vers à foie dépouillées deleur foie. A i’égard de celles qui font develin ou de coques, la fabrique n’en ap-partient pas à ce métier , mais feulementl’emploi; elies servent à orner les habil-lemens des dames, à faire des coëffures ,aigrettes, palatines, & quantité d’autresouvrages à leur usage. II est surprenantde voir la beauté & la variété de ces ou-vrages exécutés en fleurs, qui,quoiqu’ar-tificielles, représentent le naturel jus-qu'à tromper les yeux des plus habilesconnoistéurs. Effectivement les fleursque ce métier fait éclorre, imitent si par-faitement le nuancé & le fondu des cou-leurs que le pinceau peut à peine fairemieux. Les fleurs de vélin , coques deVers, ou autres, que j’ai dit ne pas ap-partenir à cc métier, fe font par différensartistes; mais les plus belles & les plusparfaites nous viennent d’Itaiie.
Fi.EURS fe dit encore de tout Ce quicompose les différentes parties des destinsà sillage de ce métier , quoique ce soientle plus souvent des parties qui regardentplutôt l’ornenu'iit que les f leurs.
I’leurs-díí'LIS , Rubunier , est un
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ornement qui garnit les lisières de liffé-rens ouvrages; ce fout des fus, niais quepour la dent de rat (L’.Dent de rat),qui servent à les former, à l’exceptionqn’ici il y a deux fers de chaque côté. Lesfers servant à former les deux côtés de lafleur-de-lis , levent seuls ; mais lorfqu’ils’agit de la pointe du milieu, les deuxlevent ensemble , & servent ainsi à for-mer l’éminence nécessaire à cette figure.On sent parfaitement que lorsque latrame environne les deux fers à la fois ,leur épaisseur double donne occasion àcette trame d’excéder plus considérable-ment què lorsqu’íl n’en leve qu’uu. Ainsile termine la flenr-de lis , pour être re-commencé à une certaine distance égale.
Fleurs blanches , Médecine , parabréviation pour f lueurs blanches , xev-xsppo ix , fluor muliebris, fluor albus. Ondonne vulgairement ce nom à tout écou-lement, à tout stux , qui se font par lavoie des menstrues, de matière différentedu sang & du pus.
C’est le rapport qui se trouve entre l’o-rigine , l’ifsue du st tilde tnorhifique &celles des réglés, dont le mot fleurs est undes synonymes , qui a donné lieu à sup-plication de ce nom-ci à cette maladie.O'est de ce rapport, joint à la couleur quidistingue !e plus souvent les humeurs decet écoulement vicieux, qu’a été formée,pour la désigner , la dénomination defleurs blanches. On lui donne austi le nomde perte blanche , pour exprimer que l’é-vacuation qui fe fait dans ce cas, est ab-solument mie lésion de fonctions, par la-quelle il fe répand hors du corps des hu-meurs qui doivent y être retenues ;qu’elle est une vraie lésion à l’égard desvaisseaux d’où fe fait cette effusion , quine doivent, hors le temps de la mens-truation,laister échapper rien de cequ’ilscontiennent.
On peut par conséquent regarder lesfleurs blanches comme une espece de diar-rhée de la matrice & du vagin; d’autantplus que la matière de cet écoulement acela de commun avec celle de la diarrhéeproprement dite, qu’elle est isauffi dif-férentes qualités dans celui-là, que lamatière de celle-ci, quant aux humeursanimales rendues dans le flux de ventre.En effet, l’humeur qui fe répand dans lesfleurs blanches, est tantôt séreuse 011 lym-1 phatique simplement; tantôt elle est pi-