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tniteuse, ou muqueuse & glaireuse ; tan-tôt elle est bilieuse, avec plus oti moins■d’iutinsité , & même quelquefois lâ-nmise: c!'ou il s’ensuit que cette humeurpeut fe prel'euter fous différentes cou-leurs, Lorsque les premières qualités ydominent , elle est limpide & .plus oumoins claire, fans couleur : avec les se-condes qualités elle est plus ou moinshia n châtre , ressemblant à dn lait ou à dela crème d’orge pelle a plus ou moins deconsistance. Avec la derniere des quali-tés mentionnées, elle paroît jaunâtre, oud’un verd plus on moins foncé : dans lespremiers de ces différons cas, elle n’apoint ou très-,peu d’acrimonie & de mau-vaise odeur ; dansles derniers, elle estpresque toujours acre, irritante, exco-riante même, & -plus on moins fétide.
Les fleurs blanches forment quelque,fois tin écoulement continuel, rarementbien abondant i quelquefois il cesse parintervalles irréguliers ou périodiques :il précede souvent chaque évacuation or-dinaire des menstrues, & il subsiste quel-que temps après qu’elle est finie.
La connoíssance des causes du fluxmenstruel est absijlument nécessaire pourj'\ger de.celles des/ leurs blanches (voyezMenstrues): íì suffira d’en donnerici un précis, pour rintelHg-rnce des dif-férons symptômes, des différentes cir-constances de cette maladie.
Lefang qui s’écoule périodiquement desparties de la génération, dans les person-nes d u sexe , est un effet de la pléthoregénérale & particulière, de la surabon-dance d’humeiiTs qui fe Forme dans leur■corps , lorfqu’elles ont atteint l’âge où il•ne prend presque plus d’accroissemeut :les sucs nourriciers quiétoieat employésà cet usage, restent dans la masse du sang,■en augmentent le volume, & font, parles loix de l’équilibre dans les solides dncorps humain, que cet excès , qui est■d’ahord distribué dans tous les vaisseaux,est porté, par la résistance générale qu’ils■opposent à être dilatés ultérieurement ,dans ceux 0 ù cette résistance est moindre.■V. Équilibre ( Econom. anìm.') Telsfont les vaisseaux utérins , par la dispo-sition qui leur est propre dans l’état natu-rel. Voy. Matrice. Ils font donc dansie cas de céder de plus en plus , à propor-tion que la pléthore augmente ; mais ilsme cedent que jusqu'aujpoint où le.tirail-
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1 ornent de leurs parois devient une causede réaction nécessaire pour le faire cesser,fans quoi ils perdroient absolument leurressorcalorslesurcroit desang continuantà y être porté, force les orifices des vais-seaux lymphatiques . pénétré & fe logedans ceux-ci,les remplit à leur tour ou-tre mesure, auffi-bien que les fi nu s quien dépendent ; ensorte que tous ces der-niers vaisseaux ayant cédé au point où ilsne pourroient pas le faire davantage fansfe rompre, font aussi excités à réagir ,pourfevnider de l'excèsdes fluides qu’ilscontiennent. Les divisions ultérieuresde ees vaisseaux font forcées à recevoircet excès , & fe dilatent à ce point, queles collatéraux qui s’abouchent dans lacavité de la matrice fe du vagin , qui n’ylaissent, hors le temps des réglés, suin-ter qu'mie petite quantité d’humeur lym-phatique, comme salivaire, pour humec-ter & lubrifier ces cavités, & qui serventdans letemps de la grossesse à établir la■communication entre la substance de lama'r'Ce & le placenta, (voy. GÉNÉRA-TION), sont dilatés de maniéré à laisserpasser d'abord une plus grande quantitéde cette humeur, & ensuite la colonnede sang qui s’y fait une issue: ainsi cedernier fluide s’écoule jufqu’à ce queî’excédent qui avoit causé la surabondan-ce d'humour dans toirt le corps , & dansla matrice en particulier, soit évacué, &permette à tous les vaisseaux de jouirde leur force fystaltique ordinaire ; demaniéré que cet écoulement diminue Stfinit comme il a commencé. Les vais-seaux lymphatiques fe resserrent peu Speu, au point de ne plus recevoir de glo-bules rouges,& raêmede ne laisseréchap-per de la lymphe que de moins en moins,jufqu’à ce que les choses reviennentdansl’état où elles étoient, lorsque les vais-seaux utérins, tant sanguins que lym-phatiques, ont commencé à être forcés ârecevoir plus de fluides qu’à l’ordinaire.
Cela posé en général concernant la ma-niéré dont se fait récoulement d n sangmenstruel , il se présente naturellementà observer qu'il est donc précédé & suivid’un flux de matière lymphatique quel’on peut regarder Comme des fleurs blcm .ches , qui paroissent naturellement avant& après les fleurs rouges; mais commecelles-là subsistent très-peu dans l’étatde santé, on ue les distingue pas desre»