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Tome XIV. FERM - FORL.
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été question cì-devant sous te nom defausses fleurs blanches , c’eft-à-clirc , lagouorrhée simple, qui n'a auíïï rien deootnmun avec les menstrues, de celuiqui est produit par une cause virulente :on ne peut guere s'allure r de n’ètre pastrompé à cet égard , quand on a affaireavec des personnes d'une vertu équivo-que , dont on peut presque toujours sus-pecter la confession; cependant si onpeut observer la matière de l’écoulementdans fa source ou sur le linge, on peutaussi y appliquer la maniéré de faire ladiff rence entre unegonorrhée virulente,à l’égard des hommes , & ce qui n’estqo’un flux de l’bumeur prostatique. F.Gonor rhÉe.

On peut juger de l'inteiisité des causesqui ont donne lien aux fleurs blanches ,par celle des symptômes qui accompa-gnent ou qui font les fuites de cette affec-tion : ainsi dans celle qui n’eft qu’uneextension du flux lymphatique , ordi-nairement, & après les réglés , exten-sion qui consiste en ce qu’il dure assezpour être rendu bien sensible pendant unjour ou deux, il ne s’enfuit le plus fou-vent aucune lésion de fonctions marquée:elle est souvent dans ce cas, comme il aété dit, u u supplément avantageux audéfaut de «'évacuation naturelle du sangsurabondant; ou au moins elle peutdurer long - temps , toute la vie, fansqu’on en soit, pour ainsi dire, incom-modé , lorsque le sujet est d’aillenrs d'unbon tempérament.

Dans les sujets cachectiques, les fleursblanches ainsi périodiques & faisant com-me partie du flux menstruel, annoncentïe peu de consistance de la masse des hu-meurs , la sérosité surabondante , le sangmal travaillé ; ce qui est le pins souventvin effet des vices contractés dans lespremieres voies par le défaut de sucsdigestifs de bonne qualité , par une fuitedes obstructions du foie , de la rate, esc.,en un mot, par de mauvaises digestions.

Lorsque ìes fleurs blanches (on t conti-nuelles, ou qn’elles reviennent souventirrégulièrement,elles font accompagnéesdes symptômes de la cachexie, de lapâleur du vilage, quelquefois de la bouf-fissure de cette partie , fur-tout aux pau-pí res , du dégoût, de rabattement desforces; parce que cette maladie est unsymptôme elie-inême du vice dominant

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dans les solides & dans les fluides, c’est-à-dire , du relâchement 011 de l’atoniedans ceux-là ,& de la cacochymie dansceux-ci. V. Débilité, Equilibre,Fibre, Cachexie , Cacochymie,Chlorose.

Lorsque la matière des fleurs blanchesest Fort séreuse, & qu’elle détrempe con-tinuellement le matrice & le vagin, ellesrendent ordinairement les femmes sté-riles , parce qu’elles éteignent & noient,pour ainsi dire, la liqueur séminale ,selon que le dit le judicieux Hippocrate,Aphcr. xlij, fecl. 5. 11 s’ensuit aussitiès-souvent un relâchement si considé-rable dès parois de ce canal, que le poidsde la matrice qui tend à la faire tombervers l’orifice extérieur des parties géni-tales, fait replier ce canal fur lui-inème& établit la maladie qu’on appelle chiiteie matrice,prolapsus i/írrr. ^.MATRICE.

Si la matière des fleurs blanches coulemoins abondamment, est d’nne qualitébilieuse, séjourne dans la cavité de lamatrice, elle devient acre , rongeante;elle cause des exulcérations dans lesvoies où elle passe : d’oíi s’eiisuivent sou-vent de vrais ulcérés de mauvaise qua-lité , susceptibles de devenir chancreux,& de détruire toute la substance de lamatrice , après avoir cansé des hémor-rhagies des vaisseaux utérins, aussi abon-dantes que difficiles à arrêter, (fc.

Cependant les fleurs blanches font ra-rement dangereuses par etles-mêmes , ftelles ne dépendent de quelque grandecause morbifique commune à tout lecorps : celles qui font récentes, produi-tes par un vice topique & dans de jeunessujets bien constitués, cedent aisémentau secouas de l’art, placés convenable-ment aux vraies indications. Dans tou-tes les personnes d'une mauvaise comple-xion , fur-tout ft elles font d’un âgeavancé, elles font le plus souvent incu-rables : mais on peut empêcher qu’ellesne procurent la mort en peu de temps,pourvu qu’on en suspende les progrès;qu’on s’oppose à la corruption des hu-meurs Huantes, & à l’impreffion qu’ellesportent fur les solides qn’elles abreuvent,pour empêcher qu'il ne se fasse des hé-morragies, des ulcérés ; qu’il n’en ré-sulte des chancres, suites funestes aux-quelles la matrice a beaucoup de áispo-sitiozi.