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Le traitement des fleurs blanches exîze,pour être tenté & conduit à propos , queJa cause en soit bien connue ; que le vicedominant soit bien caractérisé : la moin-dre erreur à cct égard peut être de la plusglande conséquence. Ainsi , lorsque lapléthore seule procure cette maladie , la isaignée peut être utile, même sans autresecours, pour faire cesser l’une & [’autre.
Mais ce rcmede fevoit très-contraireáans toute disposition ou affection ca-chectique, qui donneroit lieu anx fleursblanches ; ce qui est le cas le plus ordi-naire: les purgatifs hydragogues , leseaux minérales furrugineuses, les diuré-tiques, les sinforifiques associés selonl'art avec l'usage des médicamens toni-ques , eorroboratifs , & snr-tout des ma-tériaux ; aussi bien que les amers , telsque la rhubarbe, le quina , le simarouba,peuvent être tous employés avec succèsdans cette derniere circonstance, & seloni’cbservation de Boerlraave , Elenmit.thymìc. froc. Ivij. ufus. Les teintures delaque , de mirrhe , y produisent aussi detrès-qrands effets.
Ces diffsrens remedes placés L admi-nistrés avec méthode, font fuffifans poursatisfaire aux principales indications quise présentent à remplir, entant qn’ilsfont propres à évacuer les mauvais le-vains des premières voie», qui, en paf- Ifant dans les secondes, contribueroientn fournir la matière de l’écoulementcontre nature ; entant qti’ils font enmême temps très-efficaces pour remettreles digestions en réglé, en rendant leressort aux organes qui concourent à opé-rer cette importante fonction , pour ré-tablir celles de la sanguification, de lacirculation , & des sécrétions, en rani-mant aussi & cn fortifiant faction dessolides , qni font les principaux instru-meiis de ces principales opérations del'économie animale.
Cependant fi le mal ne oede pas à cesdifférons moyens, la teinture de mouchescantharides, données dans une forte dé-coction de gayac, peut suppléera leurinsuffisance, stir-tout fi les f leurs blanchesne font pas invétérées: dans le cas où•elî«ì dureroient depuis long-temps, & où.elles auroient éludé l’effet de tous les■remedes proposés jusqu’ici, i! ne refte-roit plus à tenter que les mercnriels , ,ànt ou a eu quelquefois de grands suc- ‘
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cès. Ces deux derniers conseils font don-nésd’après le docteur Morgan , pratiquemédicinale , cité à ce sujet dans le/ffevol. des observations d'Edimbourg, 1 74c.
Mais l’uiagede ces différens médica-mens , pour opérer avantageusement,
1 demande à être secondé par le régime,par la dissipation de l’efprit, & sur-toutpar l'exerciec d u corps proportionné auxforces, & augmenté peu à peu : au sur-plus , pour un plus grand détail des se-cours propres à corriger les vices domi-nans dans cette maladie, considérée com-me un symptôme de cachexie , voyezDébilité, Fibre.
Mais dans le cas où il n’y a pas lieu deperser que les fleurs blanches dé pendentrl’aucun vice qui ait rapport à l’eípece decelui dont il vient d’étre fait mention ;qu'au contraire , le sujet qui en est affec-té paroît être d’un tempérament robuste ,bilieux . avec un genre nerveux fort sen-sible, fort irritable & que la maladie uté-rine est seulement causée par une foi-blesse , non pas absolue, mais respective,des vaisseaux de la matrice, qui fontforcés de céder à la contre-nitence exces-sive de tous ies autres solides > il fautprendre une route bien différente de cellequi vient d’être tracée : les adoucissans ,les humectans, les anti-fpasmodiques,remplissent,après les remedes généraux,les principales indications qni se présen-tent alors. On peut donc faire tirer dusang, pour diminuer le volume des hu-meurs , la tension des vaisseaux» em-ployer les vomitifs. les purgatifs, pournettoyer les premieres voies , empêcherqu’elles ne fournissent au sang une tropgrande quantité du recrément alkalef-cent; faire diversion aux humeurs qni seportent à la matrice : le petit lait, le laitcoupé, peuvent être employés pour cor-riger Vacrimonie dominante: les bainsdomestiques, pour relâcher l'habitude ducorps, fans opérer cet effet fur les partiesgénitales , que l’on en garantit, en lescouvrant de fomentations aromatiques,fortifiantes, pour favoriser la transpira-tion, jeter de la détrempe dans le sangpar ce moyen, & par un grand usage detisanes émulsionnées: íl convient auffid’employer dans ce cas , selon la réglé,les différentes préparations de pavot,d’opium , de castoréum , la poudre de gu-tete, elfe. pour diminner lérétisme, Tir*