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Tome XIV. FERM - FORL.
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Cetartest nouveau en France; il n’y j du qtle nous venons de le dire, piTilqu’of»est pas même connu pour être aussi éten- I entend communément par fleuriste arti-ficiel

qu’on y employé. Du reste on n’y met en œuvre ni l'on écorce, ni fa racine qui peur-roieut, ce iemble, s’effeuiller; c’est toute autre chose que j’expliquerai, quand j’au-xai fait connoître quel est ce roseau, ou cette sorted’arbriíseau , d’ou se tire cettematière.

Comme ce roseau ne croît point dans cette province, jen’ai pu l’examiner parpioi-mème; ce que j’en ai appris de Ceux qui travaillent aux fleurs, ne suffiloit paspour que je pusse donner des indices capables de le déterrer eu France, supposé qu’íly en ait, comme j’ai lieu de le croire : mais ayant une Fois appris qu’on nomme cetarbrisseau tong-tfao , & autrement tong-t mou, j ai consulté l’herbier chinois. Le butde ce livre est d’expliquer les vertus médicinales des plantes & des végétaux : fau-teur après avoir rempli ce dessein à l’égard du tong-tfao , ajoute qu’il fournit encoredivers ornemens,dont le sexe a coutume de se parer. L herbier m’a .onflrmé des par-ticularités que je savois déja, & m’en a appris d’autres que j’ignorois : ce qu’il rap-porte des vertus médicinales de cette plante, en facilitera peut-être la découverteaux herboristes européens.

Le teng-tsuo, dit l’herbier chinois , croît dans les fonds ombragés & fort couverts:on lui a donné le nom de iong to, parce que, selon les médecins chinois, il est apéri-tif, laxatif, propre àonvrir les pores, & à ôter les obstructions. Selon un antre auteurqui est cité (car c’est la coutume des auteurs Chinois d’appuyer tout ce qu’ils disentde fréquentes citations) , cet arbrisseau croît fur le côté des montagnes ; ses feuillesressemblent au pi-ma, c’est-à-dire, à celles du riccin ou palma Chri/ii : le milieu deson tronc est rempli d’une moelle blanche très-légere ; & cependant assez unie , &agréable à la vue : on en fait des ornemens pour les personnes du sexe. Un auteurdit qu’il croît dans la province úe Kiang-nan. Cela pouvoit être vrai autrefois, queles terres de cette province étoient peu cultivées, mais à présent on l’y apporte dela province àeSe-tehuen, & de quelques endroits de celle de Hou-qutwg : mais c’estdans le Kiang-nan, qu’on a fart de le mettre en œuvre.

“La plante, continue cet auteur, croît à la hauteur de plus d’une brasse: ses feuil-les ressemblent à celles d u nénuphar, mais elles font plus grosses : on trouve au mi-lieu du tronc.fous un bois semblable à celui des cannes,une substance très-blatiche,,.

11 paroít qu’elle est moins serrée que la chair du melon, mais qu’cllc est aussi unie,moins spongieuse que les autres moelles, & en particulier que celle du sureau : jecrois que ce corps léger tient un milieu entre la nature du bois & des moelles ordi-naires.

“A présent, poursuit le même auteur, on feme & on cultive des tong-tfao dans lesterres qui leur font propres : lorfqu’ils font encore tendres, on les cuit & l’on en Faitlin rob : ce suc épaissi en consistance approchante des électuaires mous (par exemplede thériaque ou de résiné) est doux & agréabie : si on le mêle avec des fruits , il estreleve le goût, & les rend meilleurs,,.

Un autre auteur dit: “le tong-tfao croît en abon lance dans les montagnes & dansles bois : le contour de fa tige est de plusieurs pouces,,.

Celui qui travailloità ces fleurs, &avec qui je me fuis entretenu, en a vu de secsqui étoient gros comme le poing.

“Sa tige,dit le même auteur, estdiviséc, comme le bambou, par divers nœuds quilaissent entre deux des tuyaux longs quelquefois d’un pié & demi : ces tuyaux fontplus gros ail bas de la plante.On coupe l’arbrisseau tous les ans , & Tannée suivantejl repousse. On remplit des barques de ces tuyaux pour les transporter dans le Kiang-nan : c’eft là qu’on en tire la moelle, & qu’on la prépare : pour la préserver de Thu-ìuidité, qui lui est contraire lorsqu’elle est hors de ses tuyaux , il Faut la tenir bienenfermée dans un lieu sec, fans quoi Ton ne pourroit plus la mettre en œuvre,,.

Avant que d’avoir consulté Therbier chinois, je m’étois imaginé, fur ce que j’avoisentendu dire , que le tong-tfao pourroit bien être la même choie que la plante appeî-

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