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Tome XIV. FERM - FORL.
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que tous les cinq ans pendant Pété la Fon-taine d’Aréthuse étoit couverte de Fu-mier , dans le temps même qu’on célé-brois en Grece les jeux olympiques , &qai’Qii jetait dans l’Alphéele fumier desvissimes,

Le Guadalqnivir en Espagne la riviè-re de Gattemburg en Suede , & le Rhinmême, se perdent dans la terre. On assureque dans la partie occidentale de l’ifle deSaint - Domingue il y a une montagned’une hauteur considérable , au pie de la-quelle sont plusieurs cavernes où les ri-vières Si les ruisseaux se précipitent avectant de bruit, qu’on les entend de sept ouhuit lieues, \f, Varenii geograph. gâter,f. 4 Z-

Au reste, le nombre de ces fleuves quise perdent dans le sein de la terre est fortpetit, & íln'y a pas d’apparence que ceseaux descendent bien bas dans i’inté-rieur du globe ; il est plus vraisemblablequ’ellea se perdent, comme celles duRhin , en se divisant- dans les sables, cequi est fort ordinaire aux petites rivièresqui arrosent les terreir.s secs & sablon-neux : on en a plusieurs exemples enAfrique, en Perse, en Arabie, fisc. Btjl.nai, ihiti,

Quelques fleuves se déchargent dans lamer par une feule embouchure, quelquesautres par plusieurs à la fois. Le Danubes« jette dans la mer Noire par sept em-bouchures; le Nil s’y je toit autrefoispar sept , dont il n’v en a plus aujour-d’hui que deux qui soient navigables ; &Je Volga par 70 au moins. La cause decette quantité d’embouchures vient,selonVarénius, des bancs de fable qui font ences endroits , & qui s’sngmentant peu àpeu , forment des ifles qui divisent lefleuve en différens bras. Les anciens nousassurent que le Nil n’avoit d’abord qu’u.ne feule embouchure naturelle par la-quelle il se déebargeoit dans la mer, &que ses six autres embouchures éioientartificielles.

II V a dans l’aneien continent environ430 fleuves qui tombent immédiatementdans l’Océan, ou dans la Méditerranée &la mer Noire; & dans le nouveau conti-nent or. ne connoîtguere que 18Q fleuvesqui tombent immédiatement daas la mer.Au reste on n’a compris dans ce nombreque des rivières grandes au moins com-me l’elt U Somme en Piçardie.

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Les fleuves font plus larges r! îïnr em-bouchure , comme tout le monde fait#mais ce qui est singulier, c’est que lessinuosités de leur cours augmentent àmesure qu’ils approchent de la mer. Onprétend qu’en Amérique les sauvages ju-gent par ce moyen à quelle distance ilsfont de la mer.

Sur le remous des fleuves , voyez Re-mous ; fur leurs cataraíles,- v. Cata-racte.

Varénius prétend & tâche de prouverque tous les lits Aes fleuves , fi on en ex-cepte ceux qui ont existé dès la création»font artificiels,& creusés par les hommes.La raison qu’it en donne, est que quandune nouvelle source sort de la terre,Peauqui en coule ne fc fait point un lit, maiîinonde leç terres adjacentes; de forte queles hommes, pour conserver leurs terres,ont vraisemblablement été obligés decreuser un lit aux fleuves. Cet auteurajoute qu’il y a d’ailleurs un grand nom-bre Au fleuves dont les lits ont été- certai-neipent creusés par les hommes, commel’histoire ne permet pas d’en douter. Al’égard de la question , si les rivières quise jettent dans d’autres y ont été portéespar leur cours & leur mouvement natu-rel , ou ant été Forcées de s’y jeter- étantdétournées dans des canaux creusés pourcela. Varénius croît ce dernier sentimentplus probable; il pense aussi la- mêmechose des différens bras Aesfleuves&, descontours par lesquels leTanaïs, leVoiga*fisc. forment des ifles.

II examine ensuite pourquoi il n’yapoint de fleuves dont l’eau soit salée,tan-dis qu’il y a tant de sources qui le font.Cela vient, selon lui, de ce que les hom-mes n’ont point creusé de lit pour leseaux des sources salées , pouvant se pro-curer le sel à moins de frais & avec moinsde peine, V. Sel.

Plusieurs fleuves ont leurs eaux im-prégnées de particules métalliques , mi-nérales , de corps gras L huileux, N c.II y ena qui roulent du fable mêlé avecdes grains d’or : de ce nombre font i°.imfleuvt du Japon: i Q . un autre fleuvedans l’ifle Lequeo, proche lo Japon:3 0 . une rivière d’Afrique appeliée Arme,qui fort du pié des montagnes de la Limeoù il y a des mines d’or : 4 0 . un fleuvene Guinée, dont les uegres séparent lesable d’avcc J’or qu’il renferme, & le