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Vendent ensuite anx Européens qni vontcn Guinée pour Faire ce trafic : $*. quel-ques rivières proche la ville de Mexique,dans lesquelles, ou trouve des grains d’or,principalement après la pluie ; ce qui estgénéral pour tous les autres fleuves quiroulent de l’or , car on n’y en trouve unequantité un peu considérable que dansles saisons, pluvieuses : 6°. plulieurs ri-vières d 11 Pérou , de Sumatra, de Cuba,de la Nouvelle - Espagne , & de Guiana.Enfin dans les pays voisins des Alpes ,principalement dans le Tirol, il y a quel-ques rivières des eaux desquelles on tirede l’or, quoique les grains d’or qu’ellesroulent ne paroissent point aux yeux. LeRhin, dans quelques endroits , porte,dit-on, un limon chargé d’or. Voyez Or.En Francenous avons quelques rivières,tomme l’Arriege,, qui roulent des pail-lettes d’or. M. de Réaumur a donné à l’a-cadémie des sciences un mémoire fur cesujet en ipri.
A Regard des fleuves qui roulent desgrains d’argent, de Fer, de cuivre , deplomb, il y cn a Fans doute auffi un grandnombre de cette espece, & les vertusmédicinales des eaux minérales viennentpour la plupart des parties métalliquesque ces eaux renFerment. Nous ne de-vons pas oublier de parler d'tin fleuved’Allemagnc qu'on prétend avoir la pro-priété de changer le Fer en cuivre. Lavérité est pourtant que le Fer n’est pointréellement converti en un autre métalpar les eaux de ce fleuve ; mais que lesparticules de cuivre & de vitriol qu’ellescontiennent, rongent le Fer, en désu-ni fie n t les parties an moyen du mouve-ment des eaux , & reparaissent à la place«les parties du Fer qu’elles ont divisées.
Le mélange des différentes matièresque contiennent les eaux des fleuves ,est ce qui constitue leurs différentes qua-lités , leurs différentes pesanteurs spéci-fiques, leurs différentes couleurs. VoyezEau.
Débordement périodique de certainsfíeu-ves. II y n des fleuves qui grossissent tel-lement dans certaines Faisons de Tannée ,qu’ils débordent & inondent les terresadjacentes. Parmi tous ces fleuves, leplus célébré est le Nil, qui s'enfie si con-sidérablement qn’il inonde toute l’Egyp-íe, expepté les montagnes. L'inondationcommence vers le 17 juin , & augmente
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pendant environ 40 jours, puis diminuependant 40 antres; durant ee temps lesvilles d’Egypte qui Font bâties Fur desmontagnes paroissent comme autant d’if-les.
C’est à ces inondations que TEgyptedoit Fa Fertilité; car il ne pleut pointdans ce pays, 011 au moins il n’y pleutque fort peu. Ainsi chaque année est fer-tile ou stérile en Egypte, selon que l’inon-dation est plus grande ou moindre. Lacause du débordement du Nil vient despluies qui tombent en Ethiopie ; ellescommencent an mois d’avril, & ne finis-sent qu’en septembre; durant les troispremiers mois le ciel est serein pendantle jour, mais il pleut tonte la nuit. Lespluies de TAbyílìnie contribuent auflì àce débordement ; mais le vent du nord enest la cause principale : i°. parce qu’ilchasse les nuages qui portent cette pluiedu côté de TAbyslìnie : i°. parce qu’ilfait refouler les eaux du Nil à leur em-bouchure. Aulïì dès que ce vent tourneau sud , le Nil perd en un jour ce qn’ilavoit acquis dans quatre.
Les autres/seave; qui ont des déborde-mens considérables dans certains tempsmarqués Font, 1". le Niger qui débordedans le même temps que le Nil. LéonTAfricain dit que ce débordement com*mence vers le 1; juin , qu’il augmentedurant 40 jours, & qu’il diminue ensuitependant 40 jours. 2 0 . Le Zaire , fleuvedu royaume de Congo , qui vient du mê*me lac que le Nil, & qui par conséquentdoit être sujet aux mêmes inondations*3°. Le Rio de la Flata dans le Brésil, qui,ì'elon la remarque de Massée, débordedans le même temps que le Nil. 4 0 . LeGange, l’Indus; le dernier de tesfleuvesdéborde en juin, juillet, août; & leshabitans du pays recueillent alors unegrande quantité de ses eaux dans desétangs, pour s’en servir ie reste de Tan-née. S 3 . Dissércns/ïí-i/t-Yí qui sortent dulac de Chiamay dans la baie de Bengale ,& qui débordent en septembre, octobrè& novembre. Les inondations de tousces fleuves fertilisent les terres qui eafont voisines. 6°. Le fleuve Maeoa e»Camboya , le fleuve Parana ou Parana-guasa , que quelques-uns prétendent êtrele même que le fleuve d’Argent : dissé-rem fleuves fur la côte de Coromamieldans F inde, qui débordent dans les mois
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