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lev fleuve! les plus rapides de tous,font le Tigre, l’Inilus, le Danube, PYr-tis en Sybérie , le Malmistra en Cilicie,f 7 . Vareuii geograp. p. 178 Mais ,comme nous le dirons plus bas , la me-sure de la vitesse des eaux d'un fleuve-dépend de deux causes ; la premìere estJa pente, & la seconde le poids & la quan-tité d’eau : en examinant fur le globequels fout les fleuves qui ont le plus depente, on trouvera que le Danube eri abeaucoup moins que le Pô , le Rhin & leKhône , puisque tirant quelques-unes deses sources des mêmes montagnes , leDanube a tin cours beaucoup plus longqu’aucun de ces trois autres fleuves , 81qu’ii tombe dans la naer Noire, qui estplus élevée que la Méditerranée, & peut-être plus que l’Océan. Ibid.
Loix da mouvement des f leuves N rí-vieres en général. Les philosophes mo-dernes ont tâché de déterminer par desloix précises le mouvement & le coursdes fleuves ; pour cela ils ont appliqué lagéométrie & la méchanique à cette re-cherche , de forte que la théorie du mou-vement des fleuves est une des branchesde la physique moderne.
Les auteurs Italiens se sont distinguésdans cette partie, & c'est principalementà eux qu’on doit les progrès qu on y afaits; entr'autres à Guglielmini, qui dansson traité délia natures de' fiurni , a donnésur cette matière un grand nombre de re-cherches & d’observations.
Les eaux des fleuves, selon la remar-que de cct auteur , ont ordinairementîeurs sources dans des montagnes ou en-droits élevés ; en descendant de-là ellesacquièrent une vitesse ou accélérationqui sert à entretenir leur courant : à me-sure qu’elles font plus de chemin , leurvitesse diminue , tant à cause d n frotte-ment continuel de Peau contre le fond &les côtés du lit où elles coulent, que parrapport aux autres obstacles qu’elles ren-contrent, & enfin parce qu’elles arriventaprès un certain temps dans les plaines ,où elles coulent avec moins de pente, &presque horisontalement.
Ainsi le Ren o, fleuve d’Italie , quiaété un (fe ceux que Guglielmini a le plus^observé, n’a version embouchure qu’unepente très-petite.
Si la vitesse que Peau a acquise est«Miércracat détruit* par 1 m différens
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obstacles, enforte que son cours deviennehorisootaí , il n’y aura plus rien quipuisse produire U continuation de sonmouvement, que la hauteur de Peau oula pression perpendiculaire qui lui estproportionnelle. Heureusement cettederniere cause devient plus forte à me-sure que la vitesse se ralentit par des^obs-tacles ; car plus Peau perd de la vitesseqn'elle a acquise, plus elle s'clcvc & sehausse à proportion.
L’eau qui est à la surface d’une riviere,& qui est éloignée des bords, peut tou-jours couler par la feule & unique causede sa déclivité, quelque petite qu’ellesoit : car n’étant arrêtée par aucun obs-tacle , la plus petite différence dans le ni-veau suffit pour la faire mouvoir. Maisl’eau du fond qui rencontre des obstaclescontinuels, ne doit recevoir presque au-cun mouvement d’une pente insensible ,& ne pourra être mue qw’eti vertu de lapression de Peau qui est au-dessus.
La viscosité & la cohésion naturelledes parties de Peau , & l’uninn qu’ellesont les unes avec les autres , fait que Icsparties inférieures , mues par !a pressiondes supérieures , entraînent à leur tourcelles ci, qui autrement dans un lit ho-rizontal n’auroient aucun mouvement,ou n’aurnient qu’un mouvement presquenul, si le canal n’avoit que très - peu depente. Ainsi les parties inférieures, en cecas, rendent aux supérieures une partiedu mouvement qu’elies en reçoivent parla pression : dc-là il arrive souvent quela plus grande vitesse des eaux d’une ri-viere estait milieu de la profondeur defou lit, parce que les parties qui y font,ont l’avantage d’être accélérées par lapression de la moitié de Ja hauteur, fansêtre retardées par le fond.
Pour savoir fi Peau d’une riviere quin’a presque point de pente , coule par lemoyen de la vitesse qn'elle a acquise dansfa descente ou par la pression perpendi-culaire de ses parties , il faut opposer aucourant un obstacle qui lui soit perpen-diculaire : si Peau x’éleve & s’eristeau-dessus de P obstacle, fa vitesse vient defa chiite ; fi elle ne fait que s’arrêter, favitesse vient de la pression de ses parties,
Les fleuves , selon Guglielmini > secreusent presque tous seuls leur lit. Si sefond a ordinairement beaucoup de pente,l’eau acquiert en conséquence une grande