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Tome XIV. FERM - FORL.
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gauisme. II ne faut pas que nés raî-ionnemens ressemblent à ces rivièresqui charrient clans leur lit dit fableil’or & de la boue mêlés ensemble :enfin il ne faut pas croire que tousmoyens soient indifférens, & mêmelouables, p'oHrvir qn'ils puissent servir Sendommager Terreur , comme s’exprìmeMontaigne,

II est temps d'iridiqtier les sources oùTon peut s’instruìre à fond fur les jeuxfloraux. Voy. Ovide qui les décrit dansf«.s Fastes , l- v. & feq. ValejeMaxime , liv. 11 , c. v. Juvénal, fat.•vi. Pline. liv. XF 1 TT. chap. xxix.Velleius Patercuins , liv. I, c. xvj.Suétone dans Galba , chap. vj. Séneque,c pi fl. 43. Tacite, annal. liv. II, chap.xlix. Perse, fut. v. S. Augustin, epift.502 . Arnob .liv. III, pcig. 11; , 8c liv.VII. png. rqz. Parmi les modernes,Hofoinien, de origine festor. ThomasGodwin . nntholog. rom. liv. II , e. iij ,fcEl. q. Voisins , de origine idolol. liv. I ,c. xii. Juste-bipse , Eleâf. liv. I. Stru-vins > Synt. antìq. rom. chap. ix , p. 436-Rolînus , antiqr. rom. lib. II , c. xx ; lib.IV. c, vilj ; lib. XF, c. rv. &c. (D. J.)

Fr. 0 R A U X ( Jeux ), ïïifl. mod ., n ousavons aussi en France des jeux floraux ,qui Furent institués en 1314.

On en doit le projet & rétablissement àsept hommes de condition , amateurs desbelles lettres, qui vers la Toussaint de■Tan 1323 , résolurent d’inviter , par nnelettre circulaire, tons les troubadours,ou poètes de Provence , à fe trouver àToulouse le premier de mai de Tannéesuivante, pour y réciter les pieces de versqu’ils auraient faites, promettant uneviolette d’or à celui dont la piece ferajugée la plus belle.

Les capitonls trouvèrent ce dessein siUtile 81 si beau, qu’ils firent refondre auconseil de ville, qti’on le continueroitanx dépens de la ville ; ce qui fe prati-que encore.

En 1325 . on créa un chancelier & unsécrétasse de cette nouvelle académie.Les sept instituteurs prirent le nom de•jKaú/fenent-j.pour marquer qu’ils fe char-geoientdu foin de maintenir Tacadémienaissante. Dans la fuite, on ajouta deuxautres prix à la violette, une églantinepour second prix , & une fleur de souci-pour • troisième: il fut aussi réglé que

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celui qui remporteroit le premier prixpourroit demander à être bachelier, &que quiconque les remporteroit toustrois, feroit créé docteur en gaie science,s’ii le vouloit, c’est-à-dire , en poéste.Les lettres de ces degrés étoient conçue®en vers ; l’afpssaut les deniandoif enrime, & le chancelier lui répondoit dememe. Diciion. de Trévoux 8c ChamberS.

II y a uir régistre de ces jeux à Tou-louse, qui rapporte ainsi leur établisse-ment : d’autres disent au contraire quec'étoit une ancienne coutume , que lespoètes de Provence s’assemblassent àToulouse pour lire leurs vers , 81 en re-cevoir le prix, qui fe donnoitau juge-ment des anciens ; que ce ne fut quevers 1540 qu'une dame de conditionnommé Clémenfe Ifaure , légua la meil-leure partie de son bien à la ville deToulouse, pour éterniser cet usage, &faire les frais des prix , quifernient desfleurs d’or & d’argent de différentesefpeces.

La cérémonie des jeux floraux com-mence le premier de mai par une messefolemnelle en musique ; le corps de villey affilie. Le 3 du mois, on donne undîné magnifique aux personnes les plusconsidérables de la ville: ce jour-làonjuge les prix , qui font an nombre decinq; un prix de discours en prose, unprix de poème , un prixd’ode, un prixd’églogue, 8c un prix de sonnet. ArnatildVidal de Casteluaudari remporta le pre-mier en 1324 la violette d’or.

Les jeux floraux ont été érigés en aca-démie par lettres patentes en 1694; lsnombre des académiciens est île quaran-te , comme à Tacadémie franqoise.

* FLORE , Myth ., une des nymphesdes isles fortunées , que les Grecs appel-loient Chlorìs. Le Zéphire l’aima, laravit,& en fit son épouse. Elle étoit alorsdans fa premicre jeunesse; Zéphire l’yfixa, empêcha le teins de couler pourelle, & la fit jouir d’un printems éter-nel. Les Sabins Vadorerent. Le collèguede Romutus lui éleva des autels au mi-lieu de Rome naissante. Les Phocéenslui consacrèrent un temple à Marseille.Praxitelle avoit fait sa statue, cet hommequi reçut Timmortaiité de son art, & quila donna à tant de divinités païennes.Une courtisanneappellée Laremia , d’an-tres disent Flore , mérita sous ce dernier