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Tome XIV. FERM - FORL.
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tioraáes autels & des fêtes chezlc peu-ple romain , qu’elle avoit institué l’héri-tier des richesses immenses qu’elle avoitamassées da commerce de fa beauté. Lesjeux de l'ancienne Flore étoient inno-ceus; ceux de F 7 sre nouvelle tinrent ducaractère de la personne en l'honneur delaquelle on les célébrois, &furcntpleinsde dissolution. Caton qui y assista unefois, ne crut pas qu'il convînt à ladignité de son caractère, & à la sévéritéde ses mœurs, d’en soutenir le spectaclejusqu’iì la fin; ce qui donna lieu à cetteépigramme. ,

JVoJses jocosœ dulce cumsacrum Flora

Fejlosque lusus £5* licentiam vutgi ,

•Cur in t beat rum , Cal» fevere , venifli ?

An ideo tantum vénéras ut exiyes ?

On prit la dépense des jeux floraux d’a-siord furies biens de la courtisanne , en-suite sur les amendes & confiscationsdont on punissait le péculat. Le templede l'ancienne Flore étoit situé en face ducapitule : elle étoitcouromjée de fleurs,& tenoitdans fa main gauche une cornequi enversoit en abondance. Cicéron lamet au nombre des meres déesses. Voyezl'ari. précédent.

§ FLORENCE, Géog. U hift. ,. autre-fois Fleurettes , en italien Fircnze , en la-tin Ftorentìa , paroît avoir tiré son noinde sa situation agréable dans des campa-gnes fleuries. II y a en effet peu de villesdans une position aussi délicieuse: desplaines, des vallons, des collines, deseaux, des prés, des bois , des jardins quise présentent de loin , font le coup d’ceille plus riant, le plus agréable, le plusvarié ; & l’intérieur de la ville répondparfaitement à la beauté de fa situation.

Cette ville a deux lieues de tour, &içoo toises de longueur. On y compte,65000 âmes : elle en avoit trois fois au-tant, lorsque les Médicis parvinrent às’en rendre maîtres ; mais alors un com-merce prodigieux y soutenoit l’abondan-ce & la population.

Florence est située à 5? Ijeues de Rome,à 43d. 46/ 3o w de latitude,& à iSd. 4^ delongitude. On attribue la fondation deFlorence à Hercule le Lybien ; d’autresont dit qu’elle avoit commencé par unétablissement des soldats de Sy 11 a, 011 deshabitons de Fiesole, ancienne ville, dontil reste encore quelques vestiges à upeiieue de. Florence, M. Lami prouve que

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Florence est une ancienne ville Etrusque,habitée ensuite par les Phéniciens ; le-zioni di Antichità Toscane tìi GiovanniLami , 1766 , in- 4 0 . L il prouve par lesinscriptions, lesbâtimens, & autres sem-blables inductions.

Les historiens nc parlent guere de Flo-rence avant le teins des triumvirs. Us yenvoyeront une colonie formée des meil-leurs soldats de César, environ 60 ansavant J. C.auffi les Florentins ont- ilseu toujqursdes sentimens dignes de cettebelle origine. Florns comptait cette villeparmi les villes municipales les plus con-sidérables de l’Itaíie ; & íl n’y avoit pas ,d 11 tenjsd.es Romains, de pins grandeville dans la Toscane : elle avoit un hip-podrome , un champ de Mars, un capi-tale, un amphithéâtre, un grand cheminnommé Via Cafta.

Lorsque les empereurs cesserent d’êtremaîtres en Italie , vers le v. ficelé , Flo-rence fut une des premières villes qui pri-rent la Forme républicaine. Elle fut prilepar Totila ; mais ensuite elle le défenditvigoureusement contre les Gotbs, & bat-tit inême Radagasse , en 40“. Elle fut ce-pendant prise ensuite par les Gotbs, Screprise par Narsès, général de l’empe-reur Justinien , l'an 553. Elle finit párêtre entièrement détruite, & ses habitansdispersés jusqu’au tems de Charlemagne,qui voulut la rebâtir & la repeupler,fan78t. II y eut ensuite des marquis de Flo-rence, qui étoient comme souverains, jus-qu’à la mort de la comtesse Mathilde,ar-rivée en 1115 ; alors Florence commençad’élire des consuls pour gouverner l’é-tat ; mais les évêques avoient alors unetrès-granfle autorité. Lorsque son gou-vernement eut pris de la consistance &de la force, elle s’étendit fur lés voisins ,conquit plusieurs villes Sc châteaux desenvirons : elle fit souvent la guerre auxrépubliques de Pise, de Lucques,de Sien-ne. On voit encore en forme de trophéesdevant le baptistère &à quelques-unesfies portes de la ville , des chaînes quiservoient à barrer le port de Pise , quandles Florentins s’en emparèrent en 1406.Ces triomphes étoient d’autant plus. beaux, que Pise étoit alors une puissanterépublique. Florence soutint la guerreContrç le pape,contre les Vénitiens, con-tre les ducs de Milan , & fur tout contreIc.famcux Galéas Visconti. La batailleS s 3