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Tome XIV. FERM - FORL.
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Médicis, Vile, grand duc de Toscane, &le dernier de sa maison. Ce prince mou-rut le 9 juillet 1737, devenu incapable,par ses débauches, d'avoir jamais de siic-cesseurs;Ferdinand, son frere, & le fils deCorne III, étoit mort le 30 octobre 1713;François-Marie son oncle, fils de Ferdi-nand II, & qui avoit été cardinal, étoitmort le 3 février 1719 ; & Anne-Marie-Louise. fille de Côme III, qui avoit épou-sé sélecteur Palatin, est morte le ig Févr.1743 ; elle étoit la derniere personne ditnom de Médicis.

Don Carlos, fils du roi d’Espagne Phi-lippe V, & roi d’Espagne lui-même au-jourd’hui, fut désignédès 1718 , pour hé-ritier de la Toscane; mais lorsqu’il eutconquis le royaume de Naples, & que leduc de Lorraine, tendre de l’empereurCharles V, eut cède ses états à ta France,on fit un traité à Vienne en 173; , par le-quel le duc dc Lorraine reçut en échangele grand duché de Toscane. 11 y eut ce-pendant entre l’Empire & l’Espagnequelques difficultés an sujet de la cessionde la Toscane ; mais elles furent termi-nées au congrès de Pontremoii, par unacte de cession & de garantie , signé le 8janvier 1737. La mort de Jean Gaston dcMédicis , rendit le duc de Lorraine pai-sible possesseur de la Toscane : il en ajoui quoiqu'il fût devenu empereur , &il sa transmise au second de ses fils, dansVannée 176;.

Ce jeune prince, rempli de connoif-sances L de mérite, est laborieux & oc-cupé de tous ses devoirs ; il est bon , af-fable ,& cher à tout le monde: e’est ungrand bien pour la Toscane, que d’avoirun souverain qui réside, & qui porte dansson état de pareilles dispositions.

Florence est pourvue de fontaines ,comme toutes les villes d’Italie ; mais«Iles y font cependant en plus petit nom-bre que dans bien d’autres villes moinsimportantes. Un aqueduc part de la col-line d’Arcetri, & traversant la ville surle Ponte Rubaconte , qui est le plus orien-tal des quatre ponts de Florence, va four-nir de seau à la fontaine qui est sur laplace de Saìnte-Croix , & à quelques au-tres.

La ville est pavée d’une maniéré Dés-agréable pour les gens de pié, avec delarges dalles de pierres, à peu près com-me Naples, Gènes 5 mais onn'ya point

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k ressource des portiques de Bologne &de Modene.

L’Arno,qui traverse Florence, a soixan-te-dix toises de largeur environ: il des-cend comme le Tibre, de la partie laplus élevée de l’Appennin , & il va se je-ter au-dessous de Pise, dans la mer deToscane: ce Beuve produit de temps àautre des débordemens très - nuisibles àFlorence.

Cette ville , ayant été ruinée plus (''ti-ne fois , il n’y reste prefqu’aucun monu-ment antique de quelqu’importance , sice n’est peut-être trois anciennes toursde construction Etrusque, dont M. Lamía donné la signre & la description dansles Lezionì di Antichìta Toscane, spécia-lement de celle qui est appellée dc ’ Giro-lami ; il y donne aussi le plan de s; m-phithéatre de Florence: i! parle des restesde l’ancien aqueduc, mais ce ne font quede fossiles vestiges d’antiquité, à peinereconnoissables pour un habile anti-quaire.

L’empereur qui est mort en 1765 , netenoit à Florence que trois mille hommesde garnison , qni montoient régulière-ment la garde au palais Pitti, &au vieuxpalais. Depuis que cette ville étoit pri-vée de la présence de son souverain , elleétoit gouvernée par un conseil de régen-ce , composé de trois conseillers d’état &un président i mais la présence du nou-veau souverain a changé la forme de ceconseil.

Les affaires civiles y sont décidées dansles tribunaux ordinaires : à l’égard desaffaires criminelles , elles se jugent parun tribunal appelle la consulte, tenu pardes commissaires nommés par le prince 4.mais le peuple est si doux & fi peu portéau vol, qu’on y fait rarement d’exécu-tion.

L’inquìfition est composée de sarche-vêque qui y préside; d’nn inquisiteur del’ordre des freres mineurs du couvent deSte. Croix, de trois théologiens, nomméspar le pape pour juger. Ce tribunalodieux en lui-même , n’a cependant ric»d’effravant que le nom : le souverain yfait assister trois commissaires, en pré-sence desquels tout fe passe ; & fi quel-que chose ne va pas à leur gré , ils peu-vent en fe retirant rompre les délibéra-tions. L’inquifition n’a point, z Florence,de prison , ni de sbires; elle est obligés