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Tome XIV. FERM - FORL.
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d’Aiighíarl qu’elle gagna anstì sur Phi-lippe-Marie Viscontstsous la conduite dePíccinino , est représentée en bas reliefdans l'Eglise des Carmes de Florence. El-le fut souvent accablée par le nombre &la puissance de ses ennemis," mais ellereprit toujours le dessus.

La noblesse qui gouvernoit larépubli.que de Florence fut souvent divisée , &l’on ne vit en aucun endroit de l’italieautant d’agitations Sc de troubles. Lesblancs & les noirs formèrent deux partisqui déchirèrent la république. Les Bon-delmonti & les Uherti se disputèrentl’autorité. Les Cerchi,& les Donati, sonsle norr. de Guelfes Sc de Gibelins , excitè-rent de nouvelles dissections. L'empe-reur & le pape y avoient alternativementle dessus ; Si souvent un parti chassoit &proscrivait l’autre. Ce fut le centre desguerres les plus horribles & des ravagesles plus affreux.

La république de /'/orcúce fut d'abordaristocratique,excepté dans de courts in-tervalles où le peuple s'empara de l’au-torité ; mais à la fin les divisions conti-nuelles des nobles, fortifièrent le partidn peuple , & conduisirent Florence à ladémocratie. La ville fut divisée en artsnu communautés : on tiroit tons les ansde chaque art des magistrats appelles gou-verneurs , Sc un gonfalonier , qui chan-geoittous les deux mois. Les nobles fetrouvèrent alors exclus dn gouverne-ment , & n’eurent pour y rentrer d’autremoyen que de se faire enregistrer dansles communautés d’artifans.

L’art de ia laine étoit le plus confidé-tabb" X’ le plus riche : il comprenoit luifeu! trois communautés; la maison deMédicis fut une de celles qui fe distin-g - r.nt le plus dans le commerce deslaines. Dès l’an 1378 . il veut un Sylves-tre d<" M“dicis , qui fut fait gonfalonierde Florence , & il acquit un très - grandcrédit parmi le peuple, par un esprit in-sinuant . & par une générosité qni lui fitbeaucoup de partisans. Jean de Médicis ,avee un caractère aussi doux & aussibien-faisant.parvint à être aussi gonfalonier ;il mourut en 14ïS "• ce fut le père de Co-rne le Grand.

II y avoit long-tems que le commercede Florence s’étoit étendu ail levant &dans l’Asie. Les richesses, qui en furentle fruit, entraînèrent aussi la chute de la

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république , ainsi que cela étoit àrtîvéâRome. Mais il faut convenir qiie ce futpar la douceur & les bienfaits , & n’ontpoint par des guerres,des proscriptions Stdes crimes,que changea la forme du gou-vernement de Florence; ce fut un ci-toyen qui,en méritant le surnom de perede la patrie , en devint presque le souve-rain : je parle ici de Corne de Médicis,appelle quelquefois Corne le grand , Còméle vieux , Cème fere de la patrie.

II étoit fils de Jeau de Médicis , & na-quit en 1399 : ce fut lui qui donna le plusd’éclat à cette maison , par la fortune im-mense que lui rapporta le commerce qu’ilavoit avec toutes les parties du mondeconnu , &. fur-ton t par le hoir usage qu’ilen fa i foi t dans fa patrie. C’étoit une cho-se aussi admirable qu’éloignée de nosmœurs, de voir ce citoyen qui faisoittoujours le commerce,vemlre d’une mainles denrées d 11 Levant, & soutenir del’autre le fardeau de la république ; en-tretenir des facteurs & recevoir des am-bassadeurs ; résister au pape,faire la guer-re & la paix , être l’oracle des princes,cultiver les belles-lettres, donner desspectacles au peuple , & accueillir tousles favans Grecs de Constantinople.

Des ennemis, jaloux de son bonheur& de fa gloire , parvinrent à le faire exi-ler : ilfc retira à Venise , il fut appelle àFlorence un an après , & il jouit de fafortune & de fa gloire jnsqii’à Tannée1464,qu’il mourut: il fut surnommé Ferede la patrie, Sc il fut aussi le pere des let-tres; car il rassembla les favans , & lesprotégea de la maniéré la plus marquée.L’académie Platonique de Florence luidut fa première origine. Sc il forma unedes plus belles bibliothèques de TEu-rope.

Lorsque la maison de Médicis eût don-né des papes àl’églifej & que par leurmédiation elle eut formé des alliancesavec la France , son autorité s’accrut, &les Médicis s’éleverent au dessus de tousleurs rivaux. La bataille de Marone, queCorne I gagna contre les Strozzi & ceuxde son parti, le mit au dessus de tous sesennemis. Le pape Pie V lui donna le titrede grand duc , en 1569 , & il régna j 11 s-qu’en 1574.

II transmit ses états ìl fa postérité , quien a joui jusqu’au teins où elle s'est étein-te idans la personne de Jean Gaston de