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FLOTTER , v. n. Hydrodyn. , se dîtd’un corps qui est placé fur un fluidedans lequel il n’enFonce qu'en partie,fait des oscillations fur ce fluide. V. Os-cillation.
Pour qu’un corps soit en repos fur lasurfaced’un fluide, il faut, l°. que laforce avec laquelle le fluide tend ;ì le
? ioniser en haut, soit égale à f effort avecequel la pesanteur du corps tend à lepousser en bas. 2°. II faut de plus que cesdeux forces soient dirigées en sens con-traire & dans une même ligne droite,autrement le corps ne seroit pas en repos,& il lui arriveroit la même chose qu’à unbâton dont les deux extrémités font pous-sées en sens contraire avec des forceségales j car ce bâton tourne autour de soncentre, comme tout le monde sait. Sidoue une de ces deux conditions n’estpoint observée, le corps ne fera pas enrepos. Or pour déterminer son mouve-ment, il faut considérer, i°. que fac-tion que le fluide exerce sur lui, est égaleà la pesanteur d’un volume de fluide égalà la partie plongée ; 2°. que cette forcea pour direction une ligne verticale quipasse par le centre de gravité de la partieplongée. Or , suivant les principes don-nés au mot CENTRE SPONTANÉ de.rotation, & démontrés dans mesre-cherches fur la préceffon des équinoxes(art. 90), cette force doit tendre, i°. âfaire mouvoir le centre de gravité ducorps verticalement de bas en haut, dela même maniéré que si cette force pas-sait par le centre de gravité du corps :ainlì le centre de gravité fera poussé enen haut verticalement par cette force, &en en bas par la pesanteur du corps ; d’oùl’on tirera une premiere équation. 2 0 . Laforce du fluide tend outre cela à fairetourner le corps autour de son centre degravité, de la même maniéré que si cecentre de gravité étoit fixement attaché ;ce qui produira une seconde équation.Nous ne pouvons dans un ouvrage telque celui-ei, entrer dans un plus granddétail ; mais nous renvoyons à notre ejfaid'une nouvelle théorie de la réjìftance desfluides , Paris, 1752 , chap. vj , oìt nousavons traité cette matière , que nous nousproposons de discuter encore plus à fonddans les mémoires de l’académie dessciences de Paris , quoique l’ouvragequ’on vient de citer contienne îchfvlu-
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ment tous les principes nécessaires pontrésoudre la question dans tous les cas pos-sibles. Dans les mémoires de Pétersbout£de 1747, imprimés en 1750, & qui 11efont parvenus entre mes mains que long-temps après l’impreffiondémon ouvrage.M. Daniel Bernouilli a traité aussi des os-cillations d’un corps qui flotte fur unfluide : mais il n'a égard qu’au cas où lesdeux oscillations font isochrones, c'est-à-dire , où l’oscillation verticale se faitdans le même temps que l’oscillation âu-tour du centre de gravité ; & il paroít re-garder comme très-difficile la solutiondu problème général, que je crûis avoitdonnée. (O)
Flotter , terme de' riviere , se dîtdes bois que l’on jette fur une rivière àbois perdu , ou de ceux dont on fait uiitrain. V. Varticle Bois.
FLOTTILLE, f. f. Commerce , c’est-à- dire, petite flotte , nom que les Espa-gnols donnent à quelques vaisseaux quidevancent leur flotte de la Vera-Crux auretour, & qui viennent donner avis ehEspagne de son départ & de son charge-ment. V. Flotte. DiBionn. de Comm.de Trév. U de Chamb. f (?)
FLOTTISTES , f. m. pi. Commette,On nomme ainsi en Espagne ceux qiíîfont le commerce de l’Amérique par lesvaisseaux de la Bette, pour les distinguerde ceux qui y commercent par les ga-lions , & qu’on appelle galionijles. VoyezFlotte Galions. DìB. du Comm.de Trév. U de Chambers. (G)
FLOU, Peinture, vieux ínot quipeut venir du terme latin fluidus , & parlequel on entend la douceur, le goûemoelleux , tendre & suave qu’un peintrehabile met dans son ouvrage. O» trouvef loup dans Villon , & Borel croit qu’ilsignifie fiouet , c’est-à-dire, mollet , dé-licat. Qiioiqu’il en soit, peindre flou (eatce terme est une espece d’adverbe) , e’eftnoyer les teintes avec légéreté , avec sua -vité & avec amour; ainsi e’eft le contrairede peindre durement & sèchement. Fouspeindre/loM, ou , fi on aime mieux queje me serve de la périphrase, pour noyerles teintes moèllçusement, on repaflèsoigneusement & délicatement fur lestraits exécutés par le pinceau , avec unepetite brosse de poils plus légers &plus unis que ceux du pinceau ordi-
aaire » mais îe succès ds l’ftécntigíi â-!'