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chacun d’eux éprouvera une preíîìon éga-le a u poids de l’eau renfermée dans nncylindre de même base que ces deux ba-ses , & de méïne hauteur.
M, Pascal est le premier qui ít décou-vert ce paradoxe hydrostatique ; il méritebien que nous nous arrêtions à l’éclair-cir : une multitude d’expériences le met-tent hors de toute contestation. On peutmême, jusqu’à un certain point, en ren-dre raison dans quelques cas.par les prin-cipes de méchanique.
Supposons, par exemple , que le fondd’un vase C D ( sig. 9, ) soit plus petitque son extrémité supérieure A B s com-me le fluide preste le fond C D, que noussupposons horizontal , dans une direc-tion perpendiculaire E C, il n’yaquetapnftie cylindrique intérieure ÈCDF,qui puisse presser sur le fond, les côtésde ce vase soutenant la pression de toutle reste.
Mais cette proposition devient bienplus difficile à démqntrer,lorsque le vaseva en se rétrécissant de bas en haut : onpeut même dire qu’elle est alors un pa-radoxe quel’expérience feule peut prou-ver, L dont jusqu’ici on a cherché vai-nement la raison.
Pour prouver ce paradoxe par l’expé-rience,préparez un vase de métal ACDB,Çsig. 10. ) , fait de maniéré que le fondC D puisse être mobile, &que pour cetteraison il soit retenu dans la cavité d uvaisseau,moyennant une bordure de cuirhumide,aftn de pouvoir glisser, fans lais-ser passer une seule goutte d’eau. Par untrou sait au haut dn vase A B, appliquezsuccessivement différens tubes d’égaleshauteurs, mais de différens diamètres.Enfin,attachant une corde au bras d’unebalance, & fixantl'autre extrémité de lacorde au fond mobile , par un petit an-neau A’, mettez des poids dans l’autrebassin, jissqu'à ce qu’il y en ait assez pourélever le fond C D : vous trouverez alorsnon-feulement qu’il faut toujours le mê-me poids, de quelque grandeur ou dia-mètre que soit le tube, mais encore quele poids qui élevera’le fond , lorsque cefom! est pressé par un fluide contenu danslin très-petit tuhe.l’élevera aussi quand ilfera pressé par 1 e fluide qui se roi t conte-nu dans tout le cylindre H C D I. Parla même raison , si un vase A£CD (j%.11. ), de ligure quelconque, est plein
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de liqueur jnsqu’en 6 II, par exemple,’le fond C D sera pressé par la liqueur,comme si le vase étoit cylindrique : maisce qui est bien à remarquer,il ne faudrapour soutenir le vase, qu’une Force égaleau poids de la liqueur ; car la partie F fest pressée perpendiculairement à II Dsuivant F O, avec une force proportion-nelle à la distance de GHìEF 4 , & ceteffort tend à pousser le point F suivantF F , avec une force représentée par FIX M P. Or le point Aselt pressé en en-bas avec une force = FI X M FI:donc le fond C D n'est poussé au pointK que par une force = F /X M FI— FI X M P ~ FI X P M. Donclorsque le fond C D tient au vase, il n'estpoussé en en-bas que par une force =:au poids du fluide : mais lorsque ce fondest mobile, il est poussé en en-bas parune force proportionnelle à CDparce que la résistance ou réaction dupoint A’suivant F F, n’a plus lieu.
XII. Un corps fluide pesant, lequelplacé vers la surface de l’eau , se préci-piteroit en en-bas avec une grande vi-tesse , étant placé néanmoins à une pro-fondeur considérable, ne tombera pointau fond.
Ainsi plongez l’extrêmité inférieured’un tube de verre dans un vase de mer-cure, à la profondeur d’un demi-pouce»& bouchant alors l'extrémité inférieureavec votre doigt, vous conserverez parce moyen environ un demi-pouce demercure suspendu dans le tube : enfin te-nant toujours le doigt dans cette mêmedisposition,plongez le tube dans un longvase de verre plein d’eau,jusqu'à ce quela petite colonne de mercure soit enfon-cée dans l’eau à une profondeur treize ouquatorze fois plus grande que la lon-gueur de cette mêtne colonne : en ce cas,li vous ótez !e doigt, vous verrez que lemercure le tiendra suspendu dans le tu-be , par faction de i’ean qui presse enen-haut ; mais si vous élevez le tube , lemercure s’éconlera. Au reste cette expé-rience est délicate, & demande de la dex-térité pour être bien faite.
La pression des fluides, selon plusieursphysiciens , nous donne la solution duphénomène de deux marbres polis, quis’attachent fortement ensemble lorsqu’on'les applique l’uu "à l’autre. L'atmosphè-re , ieion ces physiciens, presse ou gra«