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Tome XIV. FERM - FORL.
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déterminer par les loix de fhydrostati-qne, & ne peut manquer d’étre connuedès qu’on a trouvé ia vitesse du fluide àchaque instant. II n'y a pas plus de diffi-culté' à déterminer 1c mouvement desfluides dans les vases mobiles.

Mais un des pins grands avantagesH u'o n tire de cette théorie , c’eft de pou-voir démontrer que la fameuse loi de mé-chanique , appelles lu conservation desforces vives , a lieu dans le mouvementàes fluides , comme dans celui des corpssolides.

Ce principe reconnu aujourd'hui pourvrai par tous les méchanïciens, & quej’expliqnerai ailleurs au long ( voyezForces vi-ves, est celui dont M. Da-nielBernouilli a déduit les loix du mou-vement des fluides dans fou hydrodynami-que. Dès farinée 17:7 , le même auteuravoit donné un estai de fa nouvelle théo-rie; c'est le sujet d’un très-heau mémoireimprimé dans le tom. II. de l'acaàémie deJPétersbour.g. M. Daniel Bernouiili n’ap-porte dans ce mémoire d’aLitre preuve

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pie, lorsqu’un fluide non élastique couledans un tuyau cylindrique, comme il11 e change point île volume, fes diffé-rentes tranches ont toute la même vi-tesse. II n’en est pas de même d’un fluideélastique. Car s'il ne se dilate que d’uilcôté, les tranches inférieures se meu-vent plus vîte que les supérieures, àpeu près comme il arrive à lin ressortattaché à un point fixe , & dont les par-ties parcourent en se dilatant moins d’eí-pace qu’elle’s font plus proches de ccpoint. Telle est la différence principalequ’il doit y avoir dans la théorie du mou-vement des fluides élastiques & de ceuxqui ne le font pas. La méthode pourtrouver les loix de leur mouvement, &les principes qu’on emploie pour cela ,font Tailleurs entièrement semblables.

C’eít auisi en suivant cette mémo mé-thode, que l’on peut examiner le mou-vement des fluides dans tes tujaux flexi-bles.

Je fuis an reste bien éloigné de penserque la théorie que l’on peut établir furie

de la conservation des forces vives dans I mouvement des fluides dans ces sortes de

les fluides , linon qu’on doit regarderun suide comme un amas de petits cor-puscules élastiques qui se pressent lesïins les autres , & que ia conservationdes forces vives a lieu , de f aveu de toutîe inonde , dans le choc d’un système decorps de cette espece. II me semblequ’une pareille preuve ne doit pas êtreregardée comme d’une grande force :suffi fauteur ne paroit-íl ne savoir don-née que comme 11 ne induction, &nel’amême rappcllée en aucune manière dansion grand ouvrage fur les fluides , quin’a vu le jour que plusieurs années après.II paroît danc qu’il étoit nécessaire deprouver d’ime maniéré plus claire & plusexacte le principe dont il s’agít, appli-qué anx fluides. Mais c’est ce qu’on nepeut faire fans calcul ; & fur quoi nousrenvoyons à notre ouvrage, traité del’équilibre fif du mouvement des fluides.

Les principes dont je me fuis servipour déterminer le mouvement des flui-des non élastiques , s'appliquent avec uneextrême facilité auxloix du mouvementdes fluides élastiques.

Le mouvement d’un fluide élastiquedifféré de celui d’un fluide ordinaire,principalement par la loi des vitesses deles différentes couches. Ainsi , par exem-

noyaux , puisse nous conduire à la con-noissance de la méchanique du corps hu-main, de la vitesse du sang, de sonaction sur les vaisseaux dans lequel ilcircule, &c. II faudroit pour réussir dans1111e telle recherche , savoir exactementjusqu’à quel point les vaisseaux peuventse dilater, conrioître parfaitement leurfigure, leur élasticité plus ou moinsgrande , leurs différentes anastomoses,le nombre, la force & la disposition deleurs valvules, le degré de chaleur &de ténacité du sang, les forces motricesqui le pouffent, esc. Encore quand cha-cune de ces choses seroit parfaitementconnue , la grande multitude d’élémensqui entreroient dans une pareille théo-rie , nous conduiroit vraisemblablementà des calculs impraticables. C’est en effetici un des cas les plus composés d’bn pro-blème dont le cas le plus simple est fortdifficile à résoudre. Lorsque les effets dela nature font trop compliqués & troppeu connus pour pouvoir être soumis ànos calculs , l’expérience , comme noussavons déja dit, est le seul guide quinous reste: nous ne pouvons nous ap-puyer que fur des inductions déduitesd'un grand nombre de Faits.Voilà le planque nous devons suivre dans f examen