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Tome XIV. FERM - FORL.
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^’uae machine auffi composée que lecorps humain. II n’appartient qu’à desphysiciens oisifs de s'imagincr qu’à forced’algtbre & d’hypotheses , ils viendrontà bout d’tn dévoiler les ressorts, & deréduire en calcul l’art de guérir leshommes.

Ces réflexions font tirées de la préfacede l’Anvrage déja cité , sur l'équilibre cyh mouvement des fluides ; asin de nepoint rendre cet article trop long , lionsrenvoyons pour les réflexions que cettematière peut fournir encore, anx motsHydrostatique,Hydraulique,Hydrodynamique, è. r article Fi-gure de la Terre, à fourrage deM- Clairaut , fur ce même objet, & àl’ouvragc que nous avons donné en 1752,qui a pour titre , ejfai A’tine nouvelle théo-rie de laréjìstance des fluides. Oïl trou-vera dans le chap.ij de cet ouvrage, &su r-tout dans V appendice à la si 11 d u livre,des réflexions que je crois neuves & im-portantes surlcsloix déséquilibré desfluides , considéré sur-tout par rapport àla figure de la terre ; on trouvera aussidans les chap. ix &x de ce même ou-vrage , des recherches fur le mouvementdes fluides dans des vases , & fur celuides fleuves.

Après avoir donné une idée de la mé-thode pour trouver les loix du mouve-ment des fluides , il ne nous reste plusqu’à examiner leur action fur les corpssolides qui y sont plongés , & qui s’ymeuvent.

Quoique la physique des anciens nefût, ni auffi déraisonnable , ni auffi bor-née que le pensent ou que le disent quel-ques philosophes modernes , il paroît ce-pendant qn’ils n’étoient pas fort versésdans les sciences qu’on appelle phyjìco-tnathématiques , & qui consistent dansl’application du calcul anx phénomènesde la nature. La question de la résistanceAts fluides est une de celles qui paraissentavoir été le moins étudiées sous ce pointde vue. Je dis fous ce point de vue ; carla connaissance de la résistance des flui-des étant d’une nécessité absolue pour laconstruction des navires qu’ils avaientpeut-être poussée plus loin que nous , ilest difficile de croire que cette connois-sance leur ait manqué jusqu’à un certainpoint ; l’expérience leur avoit sans douteíauini des réglés pont déterminer le

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choc & îa pression des eaux; mais ces ré-glés , d’ufage feulement & de pratique,& pour ainsi dire de pure tradition, ussont point parvenues jusqu’à nous.

A l’égard do la théorie de cette résistan-ce , il n’eîì pas surprenant qu’ils l’aientj ignorée. O11 doit même, s’il est permisde parler ainsi , leur tenir compte de lemrignorance, den’avoir point voulu attein-dre à ce qu’il leur étoit impossible de sa-voir, 81 rie n’avoir point cherché à fairecroire qu’ils y étaient parvenus. C’est àlapins subtile géométrie , qu’il est per-mis de tenter cette théorie ; & la géomé-trie des anciens, d’ailleurs très-prufotule& très-lavante, 11e pouvoit aller jusques—, là. II est vraisemblable qu’ils l’avoientsenti ; car leur méthode de philosopherétoit plus sage que nous 11e l’iinaginonscommunément. Les géomètres modernes011: tu se procurer à cet égard plus desecours, non parce qn’ils ont été supé-rieurs atix anciens, mais parce qu’ilsfont venus depuis. L’invention des cal-culs différentiel & intégral nous a mis enétat de suivre en quelque maniéré lemouvement des corps jusques dans leurséléniens 011 dernieres particules. C’eiìavec le secours seul de ces calculs, qu’ilest permis de pénétrer dans les fluides ,& de découvrir le jeu de leurs parties,faction qu’exercent les uns fur les autresces atomesinnombrabies dont un fluideest composé, & qui paroissent tout à laFois unis & divisés , dépendítns & indé-pendans les uns des autres. Auffi le mé-ehanisme intérieur des fluides, iì peuanalogue à celui des corps solides quenous touchons , & sujet à des loix toutesdifférentes, devroit être pour les philo-sophes un objet particulier d’admiration,si fétudede la nature, des phénomènesles plus simples, des élémcnsmême dela matière, ne les avoit accoutumés à nes’étonner de rien, 011 plutôt à s’étonnerégalement de tout. Auffi peu éclairés quele peuple fur la nature des objets qu’ilsconsidèrent, ils 11’ont & ne peuvent avoird’avantage que dans lacombinaison qn’ilsfont du peu de principes qui leur sontconnus , & Ics conséquences qn’ils c 11 ti-rent ; & c’cst dans cette espeee d’analyseque les mathématiques leur font utiles,Cependant avec ce secours même , la re-cherche de la résistance des fluides estencore si difficile, que ks essoits des plus