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grands hommes te font termines j'uf-qn'ici à nous en donner une légereébauche.
Après avoir réfléchi long-temps furnue matière si importante , avec touterétention dont je fuis capable , il m’apanique le peu de progrès qu’on a faitjusqu’à présent dans cette question.,vientde ce qu’on n’a pas encore saisi les vraisprincipes d’après lesquels il faut la ré-soudre : j’ai cru devoir m’appliquer à ‘chercherccs principcs,& la maniéré d'yappliquer le calcul, s’il est possible ; caril ne faut point confondre ces deux ob-jets,& les géomètres modernes semblent«'avoir pas été assez attentifs fur cepoint. C’eft souvent le désir de pouvoirfaire usage du calcul qui les déterminedans le choix dés principes; au lieuqu’ilsdevroient examiner d'ahord les princi-pes en eux mêmes, fans penser d’avancea les plier de force au calcul. La géomé-trie, qui ne doit qu’obéir à la physiquequand elle se réunit avec elle, lui com-mande quelquefois: s’il arrive que laquestion qu’on veut examiner soit tropcompliquée, pour que tous les élémenspuissent entrer dans la comparaison ana-lytique qu’on veut en faire , on sépareles plus incommodes, on leur en substi-tue d’autres moins gênans, mais aussimoins réels; & on est étonné d'arriver,après un travail pénible , à un résultatcontredit par la nature ; comme si aprèsl’avoir déguisée, tronquée ou altérée,une combinaison purement me'chaniquepouvoir nous la rendre.
Je me fuis proposé d’éviter cet incon-vénient dans l’ouvrage que j’ai publiéen 175:; fur la résistance des f Unies. J’aicherché les principes de cette résistance ,comme II l’analyse ne devoir y entrerpour rien; & ces principes une fois trou-vés, j’ai essayé d’y appliquer l’anaiyse.Mais avant que de rendre compte de montravail & du degré auquel je l’ai poulie ,il ne fera pas inutile d’exposer en peu demots ce qui a été fait jusqu’à présent surcette matière.
Newton , à qui la physique & la géo-métrie sont si redevables, est le premierque je sache, qui ait entrepris de déter-miner par les principes de la méchani-que , la résistance qu’éprouve un corpsmu dans un fluide , & de confirmer fathéorie par des expériences. Ce grand
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philosophe ,pour arriver plus Facilementà la solution d’une question si épineuse ,& peut-être pour la présenter d’nne nia*niere plus générale, envisage un fluidefous deux points de vue différens. II leregarde d’abord comme nu amas de cor-puscules élastiques , qui tendent à s’écar-terlesuns des autres par une force ré-pulsive , & qui I ont disposés librement àdes distances égales. II suppose outre celaque cet amas de corpuscules, qui com-pose le milieu résistant, ait fort peu dedensité par rapport à celle du corps, en-sorte que les parties du fluide pousséespar le corps, puissent se mouvoir libre-ment, sans communiquer aux partiesvoisines le mouvement qu’elles ont requjd’après cette hypothèse , M. Newtontrouve & démontre les loix de la résis-tance d’nntel/Va/de; loix assez connuespour que nous nous dispensions de lesrapporter ici.
Le célébré Jean BernouilH , dans sonouvrage qui a pour titre , discours fur lesloix de lu communication du mouvement ,a déterminé dans la même supposition ìarésistance da fluides ; il représente cetterésistance par une formule assez simple ,qui a été démontrée & généralisée de-puis ; mais il Faut avouer que cette for-mule est insuffisante. Dans tousles/ta'-des que nous connoissons , les particulesfont immédiatement contigues par quel-ques-uns de leurs points , ou du moinsagi fient les unes fur les autres à peu prèscomme si elles l’étoient, ainsi tout corpsmu dans un fluide, pouffe nécessairementà la fois & au même instant un grandnombre de particules situées dans la mê-me ligne , & dont chacune reqoit une vi-tesse & une direction différente, eu égardà fa situation: il est donc extrêmementdifficile de déterminer le mouvementcommuniqué à toutes ces particules, &par conséquent le mouvement que lecorps perd à chaque instant.
Ces réflexions n’avoient pas échappéà M. Newton ; il reconnoît que fa théo-rie de la résistance d’un fluide composede globules élastiques elair-semés , s’ilest permis de s’exprimer de la forte, 11epeut s’appliquer ni aux fluides denses &continus dont les particules se touchentimmédiatement, tels que seau , l’huile,& le mercure, ni aux fluides dont l’élas-ticité vient d’une autre cause que de la