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Tome XIV. FERM - FORL.
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ttife est nne machine immense, dotrtîeSressorts principaux nous font cachés :nous ne voyons même cette machine qu’àtravers un Voile qui nous dérobe le jeudes parties les plus délicates. Entre lesparties les plus frappantes que ce voilenous laisse appercevoir, il en est quel-ques-unes qn'un même ressort met enmouvement, & ee méchanisme est ce quenous devons principalement chercher àdémêler.

Ne pouvant donc nous flatter de dé-duire de la nature même des fluides , lathéorie de leur résistance & de leur ac-tion, bornons-nous à la tirer, s’il est pos-sible, des loix hydrostatiques, qui fontdepuis long-temps bien constatées.La dé-couverte purement expérimentale de cesloix supplée en quelque sorte à celle dela figure & de la disposition des partiesdes fluides , & peut-être rend le problè-me plus simple, que si pour le résoudrenous étions bornés à cette derniere con-naissance ; il ne s'agit plus que de déve-lopper par quel moyen les loix de la ré-sistance des fluides , peuvent se déduiredes loix de Hydrostatique. Mais ce dé-tail demande une assez longue fuite depropositions, dont je ne ponrrois présen-ter ici qu’une esquisse fort imparfaite. Z- 7 ,Résistance, je me contenterai de di-re, que voulant démontrer tout en ri-gueur, j’ai trouvé dans les proportionsmême les plus simples, pins de difficul-tés qu’on n’auroit dû en soupçonner ,que ce n’a pas été fans peine que je fuisparvenu à démontrer fur cette matièreles vérités les plus généralement con-nues , & les moins rigoureusement prou-vées jusqu’ici.Maisaprèsavoir pour ainsidire sacrifié à la sûreté des principes laFacilité du calcul, je devois naturelle-ment m'attendre quel’application du cal-cul à ces mêmes principes feroit fort pé-nible ; & c’cst aussi ce qui m’est arrivé :je ne voudrois pas même assurer que dumoins en certains cas la solution du pro-blème dont il est question , ne se refusâtentièrement à l'anal y se. C’est aux savansà prononcer fur ce point ; je croiroisavoir travaillé Fort utilement, si j’étoisparvenu dans une matière si difficile, soità fixer moi-mème, soit à faire trouver àd’autres jufqu’où peut aller la théorie,& les limites où elle est forcée de s’ar-réter.

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Quand je parle ici des bornes que lathéorie doit se prescrire, je ne i’envisagequ’avec les secours actuels qtfelle peutse procurer,non avec ceux dont elle pour-ra s’aider dans la fuite, & qui font encoreà trouver: car en quelque matière qnece soit, on ne doit pas trop se hâter d’éle-ver entre ta nature & l’esprit humain unmur île séparation. Pour avoir appris ànous méfier dé notre industrie, il ne fautpas nous en méfier avec excès. Dansl’impuissance fréquente que nous éprou-vons de surmonter tant d’obstacles quise présentent à nous , nous serions fansdoute trop heureux, ii nous pouvions ailmoins juger du premier coup d’œil jus-qu’où nos efforts peuvent atteindre.Maistelle est tout à la fois la force & la fai-blesse de notre esprit, qu’il est souventauffi dangereux de prononcer sur ce qu’ilne peut pas que fur ce qu’il peut. Com-bien de découvertes modernes dont lesanciens n’avoient pas même l’idée? Com-bien de découvertes perdues , que nouscontesterions peut-être trop légèrement?& combien d’autres que nous jugerionsimpossibles, font réservées pour notrepostérité ?

Voilà les vues qui m’ont guidé,& l’ob-jet que je me fûts proposé dans mon ou-vrage qui a pour titre: EJfui d'une nou-velle théorie de la réffiance des fluides.Pour rendre mes principes encore plusdignes de l’attention des physiciens &des géomètres, j’ai cru devoir indiqueren peu de mots , comment ils peuvents’appliquer à différentes questions, quiont un rapport plus ou moins immédiatà la matière que je traite ; telles que lemouvement d’un fluide qui coule soitdans un vase, soit dans un canal quelcon-que ; les oscillations d’un corps qui flottefur un fluide , & d’autres problèmes dçcette efpece.

J’aurois désiré pouvoir comparer mathéorie de la résistance des fluides , auxexpériences que plusieurs physiciens cé-lébrés ont faites pour la déterminer -mais après avoir examiné ces expérien-ces, je les ai trouvées si peu d’accord en-tt’elles, qu’il n’y a,ce me lemble.encoreaneun fait suffisamment constaté sur cepoint. II n’en faut pas davantage pourmontrer combien ces expériences fontdélicates : auffi quelques personnes très—versées dans cet art, ayant entrepris de-