Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

678

F L U

attachions la même idée que nous atta-chons ici an mot liquide.

On peut dire de même que l’air n’estpas liquide » car la propriété naturelle &distinctíve de Pair n’est pas de chercherà se mettre de niveau ; mais de chercherà se dilater. Si les parties de l’air tendentà se mettre de niveau , c’est tout ail plusà la surface supérieure de l’atmosphere ,OÙ elles font dans le plus grand degré pos-sible de dilatation , mais dans cet étatl’air est fi raréfié , & ses parties si éloi-gnées les tines des autres , qu’à peinea-t il quelque existence,

Au reste , les seuls corps fluides qui nesoient pas liquides, font le feu & Vair ;.& comme nous en avons traité aísez aulong dans leurs articles, nous ne parle-rons ici que des fluides ordinaires , quifont en méme temps liquides. (O)

Fluidité, Econom. anim ., c’est iaqualité nar laquelle les globules, les par-ticules qui entrent dans la com polit; oudes humeurs animales, ont fl peu de for-ce de cohésion entr’elles, qn’elles fontsusceptibles d’étre séparées les unes desautres fans aucunerésistance sensible , Scde céder à la force impulsive & systalti-que qui les Fait couler dans les différensvaisseaux ou conduits , & les distribue«dans toutes les parties du corps vivantdans l’état de santé. Voyez dans VarticleFlíRE une digression fur les solides &.les fluides, considérés en général & rela-tivement au corps humain. Voyez auJJÌHumeur . Sang . elfe. (d)

* FI.UES , BRETTELLIEKES . CA-UTERES , ANSIERES, CIB AUDÌE-RES , termes de sèche ; ce font des espe- jces de demi folles. Voyez Folle.

Ce filet est un de ceux qui font séden-taires, & qu’on retire au bout d’un cer-tain temps par le moyen des cablots frap-pés contre les extrémités du filet, & sou-tenus par des bouées.

* Elue a macreuse <?h Courti-ne, terme de pêche, forte de filet quisert à prendre des oiseaux aquatiques quiviennent manger, de pleine mer, descoquillages fur les fonds. Ce filet esttendu fur des piquets, & soutenu entredeux eaux par la marée. Les macreusesvenant pour prendre des moules , desfiions , 6fc. remontant ensuite, elles setrouvent prises par les mailles du filet :la méme chose arrive encore quand elles

F L U

descendent pour se saisir de leur proie.Les mailles de cc filet ont r pouces 9 li-gnes en quarré.

Les pécheurs ont pour cette pêche enmer, deux flûtes du port d’environ deuxtonneaux, montées de fix hommes. Lestiiiures de leurs filets ne font composéesque de 50 pieces qui ont chacune 50 bras-ses de longueur, ce qui ne donne à leurtifibre entiere que içoo brasses d’éten-due. Ils pêchent depuis le mois de sep-tembre jusqu’en avril. Leurs filets lentflottés, pierres, comme les Folles : ilsont ordinairement deux brasses de ehóteon de hauteur , la maille de trois poucesL demi à quatre pouces en quarré. Cha-que bateau a go piects.

FLUKEN, hifi. nat., nom que lesmineurs du pays de Cornouailles don-nent à une espece de terre grisâtre , danslaquelle fe trouvent de petits cailloux oupierres blanches: elle est dans le voisi-nage des filons ; & les petites pierresqu’on y rencontre paroissent avoir été dé-tachées dn filon , & roulées par le mou-vement des eaux , attendu qu’elles fontarrondies. II y a lieu de croire que cefont des fragmens de quartz. V. le suffi,du iìéiionn. de Chambers.

* FLUÛNIE, Mythol ., déesse qui pré-sidoit à l’écoulement des réglés , & auxévacuations qui suivent ('accouchement,II y en a qui la confondent avec Junon ,Se qui prétendent que c’est la même déessesous deux noms différens.

FLUORS , Hifl. nat. Minéral. , en la-tin fluorés, pfeudo-gemmœ, &c. Plusieursnaturalistes fe servent de ce nom pourdésigner des crystallifations ou pierrescolorées ou transparentes, qui sont ouprismatiques , on cubiques, ou pyrami-dales, elfe. qui par là ressemblent parfai-tement à de -vraies pierres précieuses,dont elles ne diffèrent réellement queparce qu’elles n'ou t point ia même dure-té. 11 y a des fluors de différentes cou-leurs : en effet on en trouve de ronges ,que l’on nomme Faux-rubis, pseudo-néi-nus ; de violets, qu’on nomme fausses-améthyftes , pfeudo-amétifthus ; des lati-nes , ffcuào - topafius ; de verds , píeiido -smarasdus ; de bleu , pfeudo ■ sapbirus ,Sec. Wallerius , dans fa minéralogie , re-garde les fluors comme des variétés ducristal de roche > cependant il paroît qued’autres naturalistes ont étendu la même