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montré par la théorie suivante , déduite«Isa principes de Newton.
Théorie des marées. La surface de laterre & de ìa mer c st sphérique , ou dumoins étant à peu-près sphérique, peutêtre ici regardée comme telle. Cela poséfi l'on imagine que la lune A (Planchegéographique, fig. 6.est au-dqffus de quel-que partie de la surface de la mer , com-me E , il est évident que l’eau Ì?étantle plus près de la lune, pèsera vers elleplus que ne Fait aucune autre partie de laterre & de la mer,dans tout l'hémisphereF E H.
tar conséquent l'eau en A doit s’éle-ver vers la mire , & la mer doit s’enfleren E.
Par la même raison, l’eau en G étantla plus éloignée de la lune , doit pesermoins vers cette planète que ne fait au-cune autre partie de la terre ou de la merdans l'hémisphere F G H.
Par conséquent l’eau de cet endroitdoit moins s’approcher de la lune quetoute autre partie du globe terrestre ;c’est-à-dire qu’elle doit s'élever du côténpposé comme étant plus légere , & parconséquent elle doit s’enfier en G.
Par ces moyens, la surface de l’Océandoit prendre necessairement une figureovale dont le plus long diamètre est EG ,.& le plus court FII-, de forte que lalune venant à changer fa position dansson mouvement diurne autour de la ter-re , cette figure ovale de l’eau doit chan-ger avec elle,K c’est-là ce qui produit cesdeux flux cSf reflux que l’on remarquetontes les r; heures.
Telle estd’abord en général, & pourainsi dire en gros , l’explicatìon du flux
reflux. Mais pour faire entendre fansfigure , par le seul raisonnement,& d’uncmaniéré encore plus précise , la cause de. l’élév ation des eaux en G & en ^imagi-nons que la lune soit en repos , & que laterre soit un globe solide en repos, cou-vert jusqu’à telle hauteur qu’on voudrad’un fluide homogène, rare , & sans res-sort, dont la surface soit sphérique ; sup-posons de plus que les parties de ce flui-de pefent ( comme elles font en effetvers le centre du globe, tandis qu’ellesfont attirées paf le soleil & par la lime;il est certain que si tontes les parties du {fluide & du globe qu’il couvre , étoient Iattirées avec une force égale Si suivant l
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des directions parallèles , faction desdeux astres n’auroit d'autre esté t que d Smouvoir ou de déplacer toute la masse daglobe L du fluide, sans causer d’ailleursaucun dérangement dans la situation res-pective de leurs parties. Mais suivant lesloix de l’attraction , les parties de l’hé-misphere supérieur, c’est-à-dire de celuiqui est le plus près de l'astre , font atti-rées avec plus de force que le centre duglobe ; & au contraire les parties de Thé—misphere inférieur sont attirées aveomoins de Force : d’où il s’ensuit que tecentre du globe étant mû par faction dilsoleil ou de la lune, le fluide qui couvrel’hémisphere supérieur, & qui est attiréplus fortement, doit tendre à se mouvoirplus vite que se centre, A par conséquents’élever avec une force égale à l’excès dela force qui l’attire fur ceile qui attirele centre; au contraire le fluide de l'hé-misphere inférieur étant moins attiré quele centre du globe,doit se mouvoir moinsvite ; il doit doue Fuir le centre pour ainsidire, & s’en éloigner avec une force à-peu-près égale à celle de l’hémispheresupérieur. Ainsi le fluide s’élevera auxdeux points opposés qui font dans ia li-gne par où passe le soleil on la lune ?toutes ses parties accourent , fi l’on peuts’exprimer ainsi,pour s’approcher de cespoints, avec d’antant plus de vitesse,qu’elles en feront plus proches.
On explique par-là avec la derniereévidence , comment l’élévation & ra-baissement des eaux de la mer se fait auxmêmes instans dans les points opposésd’un même méridien. Quoique ce phé-nomène soit une conséquence nécessairedu fistême de M.Newton,& que ce grandgéomètre fait même expressément remar-qué, cependant les cartésiens soutiennentdepuis un demi-fiecle, que si l’attractionproduisoit le flux & reflux , les eaux d Sf Océan, lorfqir’ellw s’élevent dans notrehémisphère , devroient s’abaisser dansl'hémisphere opposé. La preuve simple& facile que noiis venons de donner ducontraire , fans figure & fans calcul,anéantira peut-être enfin pouf toujoursune objection aussi Frivole, qui est pour-tant une des principales de cètte secte con-tre la théorie dela gravitation universelle.
Le mouvement des eaux de la mer, aumoins celui qui nous est sensible & q„«ne lui est ceint commun avec teute la
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