Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

7ro F L U

lune décrit un autre parallèle, Veau feraencore en repos au pôle pendant ce jour-Jà , niais plus ou moins abaissée que lejour précédent , selon que la lune seraplus près ou plus loin du zénith ou dunadir des habitans du pôle ; 3 0 . que sil’on prend un endroit quelconque entrela lune & le pôle, la distance de la lime àcet endroit fera plus différente de 90 de-grés en défaut, lorsque la lune passeraau méridien au-delsus de cet endroit, quela distance de la lune à ce même endroitne différera de 90 degrés en excès ,lorsque ìa lune passera le méridien au-dessous de ce même endroit. Voilà pour-quoi en général , en allant vers le pôleboréal , les marées de dessus font plusgrandes quand la lune est dans l’bémif-phere boréal, & celles de dessous pluspestes ; & s’avançant même plus loinvers le pôle , il ne doit plus y avoirqu'un//nx & qu'un reflux dans l’espacede 24 heures ; parce que quand la luneest au-dessous du méridien , elle n’est pasà beaucoup près à 180 degrés de Vendroîtdont il s’agit , & qu’elle s« trouve aucontraire à une distance assez peu diffé-rente de 90 degrés , pour que les eauxdoivent s’abaisier alors au lieu de s’éle-ver. Le calcul démontre évidemmenttoutes ces vérités, que nous ne pouvonsici q u'énoncer en général.

Comme il n’arrive que deux fois parmois que le soleil & la lune répondentau même point du ciel, ou à des pointsopposés,('élévation des eaux (telle qu’oiila trouve même eu négligeant l’iuertie )ne doit se faire pour ('ordinaire ni im-médiatement fous la lune , ni immédia-tement sous le soleil, mais dans un pointmilieu entre ces points ; ainsi quand lalune va des syzygies aux quadratures ,c’est-à-dire lorfqu’elíe n’est pas encore à90 degrés du soleil, l’élévation la plusgrande des eaux doit se Faire plus «1couchant de la lune ; c’est le contrairequand la lune va des quadratures auxsyzygies. Donc dans le premier cas , letemps de la haute mer doit précéder lestrois heures lunaires j car d'un côté l’i-nertie des eaux donne l’élévation troisheures après le passage de la lune au mé-ridien ;& d’un autre côté la position res-pective du soleil & de la lune donne cet-te élévation avant le passage de la luneau méridien. Au contraire, & par la mê-

f l tr

me raison , dans le second cas, letem*de la haute marée doit arriver plus tardque les trois heures.

Les différentes marées qui dépendentdes actions particulières du soleil & dela lune, ne peuvent être distinguées lesunes des autres, mais elles se confondentensemble. La marée lunaire est changéetant soit peu par faction du soleil , & cechangement varie chaque jour, à causede l'inégalité qu’il y a entre le jour natu-rel & le jour lunaire, y. Joue.

Comme il arrive quelque retard auxmarées par l’iuertie & le balancement deseaux,qui conservent quelque temps l’im-preffion qu elles ont reqûe; par la mêmeraison les plus hautes marées n’arriventpas précisément dans la conjonction &dans l’opposition de la lune , mais deuxou trois marées après : de même les pluspetites marées ne doivent arriver qu’unpeu après les quadratures.

Comme dans l’hyver le soleil est unpeu plus près de la terre que dans Tété ,on observe en général que les marées ditsolstice d’hyver font plus grandes , tou-tes choses d’ailleurs égales, que celles dusolstice d’été.

Voilà l’explication des principauxphénomènes influx & du reflux j les au-tres ont besoin du calcul, ou demandentquelques restrictions. C’est par le calculqu’on peut prouver, i°. que 1’intervi.Ued'une marée à Vautre est le plus petitdans les syzygies, & le plus grand dansles quadratures : 1°. que dans les syzy-gies l'iutervalie des marées est de 24 h.35 inin. & qu’ainsi les marées primentde i; m. furie mouvement de la lune ;3 0 . qu’ao contraire dans les quadraturesles marées retardent de 25 min. fur lemouvement de la lune ; voyez Vexcellen-te píece de M. Daniel Bernouiìli, fur leflux Sires lux de h tuer ; 4°, que l’inter-valle moyen entre deux marées consécu-tives, lequel intervalle est de 24 h. ço m.arrive beaucoup plus près des quadratu-res que des syzygies; ces différentes loixsouffrent quelque altération, selon quela lune est apogée ou périgée. IbiA. chas.W. & vij. Que les changemens dansla hauteur des marées font fort petits ,tant aux syzygies qu’aux quadratures »cela doit être en estes, car les marées fontles plus grandes aux syzygies , & les pluspetites aux quadratures ; or quand des