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tion qtt’il a donnée pour l’élévatîon deseaux, en snpposant la terre composée decouches différemment denses ; & je dé-montré qu’il n’est point nécessaire pourexpliquer l’élévation des eaux, d’avoirrecours à ces différentes couches ; qu’iisuffit seulement de supposer que lapartie fluide de la terre n’ait pas lamême densité que la partie solide :enfin je donne le moyen de détermi-ner la vitesse & l’élévation des par-ticules du fluide , en ayant égard àl’tnertie, & d’une maniéré, ce semble,beaucoup moins hypothétique que M.Euler. C’est par ce moyen que je trouvequ’un fluide qui couvriroit la terre, doitavoir de l’est à l’onest un mouvementcontinuel.L’or. Vent présentera n n plusgrand détail surl’ouvragedontii s’agit.
Ce mouvement de la mer d’orient enoccident est très - sensible dans tous lesdétroits : par exemple , au détroit deMagellan (e f luxé leve les eaux à plus de20 piés de hauteur, & cette intumescen-ce dure six heures ; an lieu que le refluxne dure que deux heures, & l’eau coulevers l’occident : ce qui prouve qíie lereflux n’est pas égal au flux , & que detous deux il résulte un mouvement versl’occident, mais beaucoup plus fort dansle temps du flux que dans celui du re.flux , c’est par cette raison qne dans leshautes mers éloignées de toute terre, lesmarées ne font guere sensibles que parle mouvement général qui en résulte,c'est-à-dire par ce mouvement d’orientcn occident. Ce mouvement est sur-toutremarquable dans certains détroits &certains golfes ; dans le détroit des Ma-nilles, dans le golfe du Mexique, danscelui de Paria, Uc. Voyez Vannii gec-fraphia, Sil'bist, nat. de M. de Buffon,terne I. p. 439.
Les marées font plus Fortes dans laZone Torride , entre les Tropiques, quedans le reste de l’Océan , fans doute par-ce que la mer fous la Zone Torride estplus libre & moins gênée par les terres.Elies font aníïï plus sensibles dans leslieux qui s'étendent d’orient en occident,dans les golfes qui font longs & étroits& fur les côtes où il y a des îles & despromontoires. Le plus grand flux qu'onéonnoiffe pour ces fortes de détroits, està l’une des embouchures du fleuve In-às, où Peau s’élcve de 30 piés. II est
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suffi fort remarquable auprès de Mais-ga , dans le détroit de la Sonde , dans lamer Rouge ( dans la baie de Hudson , àÇ5 degrés de latitude septentrionale , oùil s’éleve à 1; pies; à l'embouchure dufleuve Saint-Laurent, fur les côtes de laChine &du Japon , Uc. Ibid.
II y a des endroits où la mer a un mou-vement contraire, savoir d’occident enorient, comme dans le détroit de Gibral-tar , & fur les côtes de Guinée. Ce mou*vement peut être occasionné par des cau-ses particulières ; mais il est bon de re-marquer en général,comme je l’ai prouvedans mes réflexions fur la cause Aes vents,qu’à une certaine distance de l’équateurle mouvement de l’est à l’ouest doitse changer en un mouvement de l’ouestà l’est , o» du moins en un mouvementqui participe de l’ouest, avec quelquesmodifications que l’on peut voir dans lapiece citée art. Ixx. n°. 5. mais comme lemouvement de la mer vers l’occident estle plus constant & le plus général , ils’ensuit que la merdoit avec le temps ga-gner du terrein vers l’occident. V. Mer.
Nous réservons pour le mot MAREEd’autres détails fur ce phénomène , sion les juge nécessaires : nous croyonsdevoir renvoyer pour le présent noslecteurs aux ouvrages cités, ainsi qu’auxautres remarques que M. de Buffon afaites fur les effets du flux & reflux ,dans le premier volume de son histoirenaturelle ; remarques qui pourront auffitrouver leur place ailleurs. Mais pourrendre cet article le plus utile qu’il nousest possible , nous allons joindre ici ,d’après l 'état Au ciel de M. Pingré , lestables suivantes, avec I'explication quelui-mêmey a jointe. (0)
Nous donnons, dìr-il , 11 ne liste desprincipaux ports & des côtes de l’Europefur l’Océan , avec rétablissement de cesendroits , tel qu’on a pu le connoitre parles expériences réitérées. ( On appelleétttblijfement ou heure du port , l’heureà laquelle la mer est la plus haute ailtemps des nouvelles & pleines lunes. )Nous y ajoutons une note de la hauteurà laquelle la mer monte communémentaux nouvelles & pleines lunes des équi-noxes. Cette table est presque entiere-ment tirée du quatrième volume deVArchiteclme hydraulique de Mr. Rési-der.