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purquiparoît chasser le premier, polirs’introduire à fa place fous une différentecombinaison , & peut-être selon celle quise fait dans le fer : car le fer converti enacier par ltii-même augmente de poids ;il est vrai qu’il n’a pas été préalablementcalciné. Parlons du feu comme instru-ment.
Nous avons placé le feu à la tête desfondans; c’est en effet l’instrument quidivise les corps , les résout, & les rendpar là miscibles avec les autres. Tous lesfondans font des menstrues secs , c’est-à-dire, des corps durs composés de partiesliées entr’elles, & formant un tout quirésiste à fa séparation : ils ne peuvent agirfur les autres, tant qu’ils resteront fouscette forme ; il leur faut donc un agentqui change cet état, & leur donne unedivision & une atténuation capables deleur faire pénétrer les pores de ceuxqii’ils peuvent dissoudre; cet agent c’estle feu, appliqué anx sels & aux métauxavec la force requise pour chacun d’euxen particulier, & selon l’art que nousdétaillerons aux articles Fourneau NVaisseau: il s’insinne à-travers leurspores , les dilate, désunit leurs moléculesintégrantes , & souvent les principesconstituant ces molécules , & les faitrouler les unes fur les autres , comme jcelles d’un fluide auquel ils ressemblent !pour lors.En pareille circonstance il fautle regarder comme un fluide actif qui femêle intimement & uniformément avecles corps qu’il pénétré , & qu: en estdivisé mutuellement: on ne peut mieuxcomparer sa présence dans un corps qu’ilrend fluide, qu’à celle d’un grain d’orqu’on a fondu avec cent mille grainsd’argent pur. La doeimastique nous dé-montre que chaque grain de cet argentcontient une quantité d’or proportion-nelle, c’est-à-dire, un cent millième degrain d’or': la division de cet or fera en-core plus grande, si on le mele avec uneplus grande quantité d'argent ; & l’onn’en connoît point les bornes : il fautque le feu réduise cet or à les moléculesintégrantes; ces molécules doivent'erred’une finesse extraordinaire , pour qu’el-les puissent fe distribuer uniformément !dans toute la masse de sergent. Quelledoit donc être la finesse du corps qui a eu ;la faculté de les désunir , & de les por- jte» par tonte la masse qu’il t parcourue /1
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ébranlée & bouleversée ? Maís iî n'efcpas nécessaire, pour que cette distributionuniforme du feu dans le corps le plusdur, ait lieu, que ce corps en soit diíîous ,c’est-à-dire, que ses élémens soient sé-parés les uns des antres, pour lui laisserie pallage libre il est aussi uniformémentdistribué dans celui qu’il ne commencequ’à échauffer au dessus du degré de laglace. Quelle prodigieuse finesse ne sup-pose pas, à plus forte raison, cette li-berté du passage qu’il se fraye dans lespores resserrés de ces corps ? Cette der-niere considération porte à croire querien n'échappe à fou action.
II est vrai que les molécules des mé-taux les. plus durs résistent à leur désu-nion ; & la preuve en est tirée de lafigure globuleuse qu’ils s’essorcent de gar-der , comme le mercure dans le tempsmême que le feu produit faction contrai-re : mais 1 exercice de cette force est aumoins diminué, pour ne pas dire absolu-ment interrompu, tant que dure la mêmeviolence du feu. II n’eft pas possible demêler intimement deux ou plusieurs mas-ses quelconques, qu’elìes ne soient dis-soutes en ìeurs molécules intégrantes.Que devient donc cette prétendue cohé-rence qu’on avoit soupçonnée résister à laléparation des élémens, quand un corpsdivise & pou fié par ['activité du Feu, seglisse avec un autre entre des parties dansleiquelles on avoit soupçonné une résis-tance à leur séparation ?
C’eft doue au feu , comme seul instru-ment de la division des corps, qu’on doitattribuer l’exerciee de cette dispositionqu’ils ont à fe dissoudre les uns les autres:c’est à lui qu’on doit la production de cesphénomènes merveilleux qui naissent dela combinaison de plusieurs substances.Qui pourroit refuser le titre d’agent uni-versel de la nature, à cet être qui en estle principe vivifiant ?
Inexpérience a appris que tous ou prés-,que tous les sels étoient des fondans :ainsi le borax, le nitre , le sel ammoniac,le sel gemme, 011 le sel marin, les vitriols,le mercure sublimé corrosif, les deuxallraiis fixes , le soufre & sou foie, le seldeGtauber, le tartre vitriolé, le sel fu-sible dé l’urinë, & enfin la plupart dessels composés d’acides devenus concretspar une base quelconque, sont des fon-dans, Voy «t Sel, Les urts stí mettent e»