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surnager fétain à leur surface. II est vraique si l’on n’a soin il’agiter le lingot jus-qu’à ce qu’il soit froid, la partie infé-rieure est plus riche que la supérieure:mais la différence n’est pas excessive, &il n’en est pas moins constant que l’or estrépandu dans toute la masse , sinon bienuniformément, du moins par une unionréelle.
II paroît donc que cette opération sefáit spécialement par l’attraction récipro-que iles particules qui dissolvent & fontdissoutes. Si l’on presse un nouet de cha-mois pleinde mercure,qui est un menftruefluide, mais sec, dans un vaisseau tenantdu foufre-fondu, & qu’on remue quelquetemps, alors les parties du soufre Munis-sent fi fortement à celles dit mercure,qu’elles séparent les molécules intégran-tes de ce demi-métal, & les enveloppentpour ne plus former qu’une masse uni-forme. Cependant quelle différence dansle poids ? Elle est encore plus considéra-ble qu’entre l’or & l’étain. Les causes decette union sont le feu . qui a divisé lesoufre en ses élémens ; la division donnéeau mercure par le filtre de chamois ; l’a-gitation, & sur-tont cette faculté qu’ontle mercure & le soufre de s’attirer mu-tuellement par leurs surfaces multipliées,& d’adhérer fortement l’un à l’autre,pour ne plus être séparés que par uncorps,dont l'attraction avec le soufre seraplus forte que celle du mercure. Ce corpsest ou la limaille de fer, ou l’alkali fixe,ou la chaux, qui étant mêlés par la tritu-ration avec l'éthiops, ou le einnabre quiest l’éthiops sublimé, attirent le soufre ,délaissent le mercure coulant comme ilétoit d’abord : mais ces corps prennent laplace du mercure, par rapport au soufreui s’unit avec eux. La même action seait également par la trituration , quiéquivaut en ce cas à faction du feu. P.ETHIOPS MINERAL.
Cette |action est conséquemment mé-chanique , en même teins qu’elle tient dela nature de l'attraction. On a vu qu’unetrituration méchanique divise les corpscomme le feu. Si elle n’en tient pas lieudans tous les cas , au moins approche-t-elle d’autant plus de ses effets,qu’elle estpins long-temps continuée: ainsi le feuiie fait qu’enchérir fur elle, bien loin d’endifférer ; en même temps il augmente lavertu attractive,qui ne se fait qu’en con-
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séquence de la petitesse L de la multipliacité des surfaces. Cette atténuation estoccasionnée parles coups répétés des élé-mens d'un feu continu. Les sels & les au-tres corps qui se séparent du corps dis-sous après la Fonte, paroiffent devoir êtreréférés à pins juste titre parmi les fon-da n s méchaniques.
Mais quand nous distinguons la divi-sion physique d’avecla méchanique,il nefaut pas croire que nous exclusions stric-tement celle-ci. Une division physiqueest certainement méchanique ; mais nousii’avons pas assez de lumières fur fa na-ture, pour en pouvoir donner une expli-cation relative aux actions connues juf-qu'ici sous le nom de méchaniques. Nousne pouvons la référer , par exemple, àfaction du coin, du levier , du couteau ,de la scie, & de la poulie,On ne peut niercependant que chaque molécule intégran-te d’un menstrue ne puisse , à certainségards, avoir quelque rapport avec quel-ques-uns des inftrumens mentionnés ;car la molécule en question a un poids ,une figure, une grandeur , & une duretéparticulières , qui lui donnent ces quali-tés méchaniques, 1 voy. Principe; quoi-qu’on ne puisse s’empêcher d’y rccomioî-tre une action & une nature propres ,comme l’attraction, qui constituent peut-être plus que tonte autre qualité , cellequ’clic a de faire subir te! ou tel change-ment à ma corps. Mais pourquoi n’ad-mettroit-on pas le feu instrument commefondant, puisque Ics corps de la naturede celui-ci n’agissent presque que méca-niquement?
I! y a cette différence entre le rédne-tif & le fondant, que celui-là donne tou-jours un principe qui s’unit au corps ;au lieu que celui-ci leur enleve souventce qui nuisoit à leur fusion, sans comp-ter que tantôt il se sépare du corps fon-du , comme quand il le dépouille de sesimpuretés, & que d’autres fois il lui resteuni.
Le fondant n’est qu’un menstrue sec,dont il différé en ee que celui - ci restetoujours uni au corps qu’il a dessous ; aulieu que le premier s’en sépare quelque-fois après fou action.
Après tout ce que nous avons mention-né fur les réductifs & fur les fou dans , ilne nons reste plus que quelques particu-larités fur les flux réiuclifs. Le tartre