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Tome XIV. FERM - FORL.
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de Tinsensible transpiration,qui augmen-te le volume des humeurs ; enfortequel’excédent, qui tend d’abord à se répan-dre dans tente la m aise , est jette par uneffort de la nature,formé comme un flnx,fur quelque partie moins résistante, plusfoible à proportion que toutes les antres;idée qui répond parfaitement à celles desanciens, qui attribuoient tontes fortes defluxions, soit catarrheuses, soit rhumatis-males , à i’excès de force de !a puissanceexpulf.rice des parties mandantes en gé-néral fur la puissance retentrice de lapartie recevante : d’où il fuit que le res-sort de cette partie étant moindre qn’ilne doit être par rapport à la force d’équi-Jibre clans tous les solides , n’oppofepasune résistance suffisante pour empêcherqn’il ne soit-porté clans cette partie avecplus grande quantité d'humeurs qu’ellen’en reçoit ordinairement , lorsque ladistribution s’en Fait d’une maniéré pro-portionnée : en forte que les fluxionspeuvent être produites, ou par la Foi-Ijleíîe absolue, ou par la faiblesse respec-tive des. parties qui en sont le siégé , en-tant qu’il y a aussi excès de force , absolueu respectif, dans faction fyftalíique detoutes les autres parties. C’est d’aprèscette considération que les anciens di-foient qne les fluxions fe Font par attrac-tion ou par impulsion , (per coVív , velper•íVS'O , c’est-à-dire paree qne les partiesengorgées pèchent par défaut de ressort,tandis que tontes les autres conserventcelui qui leur est naturel ; ou qne celles-ci augmentent d’action par l’effef dnspasme, de l’érétifme , par exemple, tan-dis que celles-là n’ont que leur force or-dinaire.

Ainsi dans toute fluxion , il fe portetrop d’humeurs ; il en est trop arrêté dansîa partie qui cn est le siégé ; ce qui sup-pose toujours que la congestion fuit lafluxion , voyez CONGESTION. Cepen-dant il est des hémorrhagies , des éconle-ïnens de différentes humeurs, qui doi-vent être attribués à la même cause quecelle des fluxions , quoiqn’il n’y ait pascongestion : on devroit donc les regarderesmme appartenans à ce même genre demaladie : cela est vrai ; mais c’est unechose de convention purement arbi-traire , que l'on ait attaché Vidée defluxion anx seuls engorgemens catar-rheux, avec augmentation sensible ou

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présumée du volume de la partie affectée.

D’après ce qui vient d’c-tre dit de lacause prochaine des fluxions , il paroítque la théorie qui les concerne doit êtretirée absolument de celle de l’équilibredans l’éconornie animale, c’est-à-dire deslésions de cet équilibre ■ voy. donc Equi-libre, médecine, pour suppléer à ce quine se trouve pas ici à ce sujet, parcequ’il en a été traité dans i’article auquelil vientd'être renvoyé , nfin d’éviter lesrépétitions : on peut voir dans cet arti-cle ia raison de tous les symptômes quife présentent dans les fluxions , & desindications à remplir pour y apporterremède.

On peut inférer des principes qni yfont établis, que s’il est quelques/ïa-xions qui fe font fans fievre, d’autresavee fievre , c’est que l’humeur surabon-dante qui en est la matière , peut être dé-posée avec plus ou moins de difficultédans la partie qni doit la recevoir. Sicette partie ne pêche que très-peu, par ledéfaut de ressort, respectivement à celuidu reste du corps, il faut de plus grandsefforts de ia puissance expultrice géné-rale, qui tend à se décharger: ces effortsfont une plus grande action dans tous lessolides, qui constitue de véritables mou-vemens fébriles. I -v. 1 .1 r o C T , Econ.cinim. , FlEVKE. Les fluxions chaudes,inflammatoires 1 , sanguines , bilieuses,telles que les phlegmoneuses , les éréfy-pe’latcuses, £fc. fe forment de cette ma-niéré.

Si Ia partie où doit se faire le dépôt cèdesans résister au concours de résistanceformée par la force de ressort,par faction& la réaction actuelles des autres parties,d’ofi réînlte une véritable impulsion,uneimpulsion suffisante pour déterminer lecours des fluides vers celles en qui cetteForce, cette action , & cette réaction fontdiminuées: ce dépôt fe fait fans fievre,fans aucun autre dérangement apparentdans Tordre des fonctions ; telles font lesfluxions froides, pituiteufes ,ou œdéma-teuses, (f c.

Ainsi comme Texpofition des causes detoutes les différentes fortes de f luxionsappartient à chacune d’entr’elles spécia-lement, de même les différentes indica-tions à remplir Lies différens traitemensdoivent être exposés dans les articlesparticuliers à chaque efpece de ce genre