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Tome XIV. FERM - FORL.
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’*oey&e.T artìele Equation, à ta fii. Mats Jlorlque le mouvement est variable, ce I■ n’eíì pins le rapport île l’espace au tcrns , Ic’est le rapport de la différentielle de I■Vefpaceà celle du temps j rapport dont Jon ne peut donner d’idée nette , que par j•celle des limites.. Ainsi il faut néceffaire-nient en revenir à cette derniere idée , ■<pour donner une idée nette ázs fluxions. -Au reste , le calcul des fluxions estabsolument le méme que le calcul diffé- ■«mie! ; voyez donc le mot DïffÉREN-■TIE-l, où les opérations & la métaphysi-que de ce calcul font expliquées de lamaniéré la plus simple & la plus claire.'

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Fluxion,/!/^. Ce terme eftemployé!e plus communément dans les écrits desanciens , pour exprimer la même csicrfeque celui de catkarrc ; par conséquent ony trouve la signification de l’on & deVautre également vague.

En effet, Hippocrate regardoit la têtecomme la source d’une infinité de mala-dies; pareeque, selon lui, c’est dans facavité que fe forment les matières descatarrhes, qui peuvent fe jeter de-là fur-différens organes, tant éloignés que voi-sins : il «'en est presque aucun qui suitexempt.de leurs influences. Ce vénérableauteur entendoít donc .par catarrhe oufluxion, une.chùte d’humeurs exerémen-titieUes,înais principaiementpituiteusos,de la partie supérieure du corps vers lesinférieures : aussi, selon lui (/ré. deprin-.cip .) , la tête est-elle le principal réser-voir de la pituite , pìtuìttemetropolìs ; il-employoit donc dans ce sens le mot flu-xion, comme un mot générique.

Galien ueTadopta pas fous une accep-tion auffi étenduej-on trou ve dans la défi-nition qu’il en a donnée, que.cette lésionde fonction n'est autre chose qn’un écou-lement de différentes sortes d’humenrsqui tombent d u cerveau par les narines,& par les ouvertures du palais ,& fontlin certain bruit en fe mêlant avec Vairqui fort des poumons ; il attribnoit cetteforte de catarrhe à l’intempérie froide &.humide du cerveau , & à toutes les hu-meurs qui remplissent la tête.

Selon’Sennertjil y a deux termes prin-cipaux pour désigner les mouvemens ex-traordinaires les plus sensibles de nos hu-meurs : lorsque ces mouvemens consif-■ ïcnttlaas un passage, un ‘flux dliumeur,

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de quelque nature qu’elle soit,d’une par-tie telle qu’elle puisse être auffi dans uneautre indifféremment ; il dit que ee trans-port est appelle fsojusc & psv.uar ique cette sorte de mouvement est la plusgénérale : & il attribue h significationreçue de l’on temps, du mot xocrxpçíu;,aux ísvXas fluxions d’humeurs portées ducerveau vers un autre organe quelcon-que de la tête ou de toute autre partievoisine, seulement vers le gosier , parexernpie , ou vers les mâchoires on lespoumons : encore diílingue-t il le catar-rhe ainsi conçu, en trois différentes efpe-ees, sons diflerens noms.

Ainsi il dit, que le catarrhe qui a son-siégé dans la partie antérieure de la tète,vers la racine du nez, avec un sentimentde pesanteur sur les yeux, est appellegravedo : c’eft ce qu’on nomme vulgaire-ment rhume de cerveau : c’est u \\ç fluxionqui a son siégé dans la membrane pitui-taire,'dont un des principaux symptôme»eft Vonetifrenement, v. Enchifrene-ment- Si l’hutneur se jette sur la gorge,il Forme , selon cet auteur l’espece de ca-tarrhe nommé Bçoryxhi rancedo ; c’est lamaladie qu : on nomme emoiiement.vX.K~tOUEMENT. Si i’humeur engorge lespoumons , la fluxion retient le nom decatarrhe proprement dit, v. CATARRHE.Ces trois distinctions font très-bien ex-primées dans un dystique Fort connu ,qui trouve tout naturellement fa placeici:

Si f luit ad peilus , dicatur rheuma ca-tarrèus j

Éd sauces branchus,ad nares esta coryfa.

Mais il paroít par ce distique même,que leiiom commun à tontes les fluxionscatarrheuses , est celui de rhume, ou af-fection rhumatismale. Ainsi il fuit de cequi a été dit ci-deva-nt fur la significationdu mot píúfíx , qui est le mot génériqueemployé pour exprimer tontes sortes defluxions, tant catarrheuses qu’autrcs, fuiquelque partie du corps que ce soit.

Cependant il faut observer que le motlatin/ï«.Tîo rendu en François par celuifle fluxion, n’est presque pas un termed’art : il ne sert aux médecins, que pours’exprimer avec le vulgaire fur le genrede maladie, qui consiste dans un engorge-ment de vaisseaux formé comme subite-ment , c’est-à-dire en très-peu de temps,,ordinairement ensuite d’une suppressionA s a Z