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Tome XIV. FERM - FORL.
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certain limité, on peut dire qu’eHesfontcompensées 'par d’autres choses. Dureste , pourquoi la nature employe-t-elleplutôt ici vingt * sept ou vingt - huitjours que quarante? La question est ri-dicule & la solution impossible ; les nom-bres seuls de proportions s'annoneentpar les effets, mais la raison en est ca-chée dans toute la structure de la ma-chine.

N’alpirons donc qu’à ce qui nous estpermis & qu'à ce qu’il nous importe es-sentiellement de connoítre. Si la plétho-re est la source réelle de la fluxion pé-riodique dont nous parlons , tous les si-gnes indicatifs de cette maladie ne pour-ront s'appìiquer que parle même prin-cipe. Or l’œil est attaqué, ou les deuxyeux ensemble paraissent plus petits,attendu que les paupières font enflées,cette enflure ne provient que de l’engor-gement ou de la replétion des vaisseauxsanguins & lymphatiques, & ces partiesétant (bailleurs d’un tissu lâche par elles-îuèmes, il n’est pas étonnant qu’il y aitîin gonflement emphisémateux. L’œilestlarmoyant , parce que l’inHammatioucausant un gonflement à l’orifice despoints lachrymaux , les larmes (bailleursbeaucoup plus abondantes ne peuventpoint être absorbées ; estes restent à lacirconférence du globe , principalementà la partie inférieure qui en parait plusabreuvée qu’à l’ordinnire , & elles fran-chissent dès lors l’obstacle que leur pré-senté la caroncule lachrymale. L’œilesttrouble & la cornée lucide moins trans-parente, parce que les vaisseaux lympha-tiques étant pleins de l'hnmenr qui y cir-cule, la diaphanéité ne peut être testeque dans l’état naturel. L’ceil est rougeâ-tre, parce que dès que la plénitude estconsidérable, les vaisseaux qui ne doi-vent admettre que la lymphe, admettentïes globes sanguins; enfin la fougue dei’animal ne naît que de l’engorgement.des vaisseaux du cerveau , qui compri-ment le genre nerveux , changent en luile cours des esprits animaux, & par con-séquent son habitude.

Quant au pronostic que l’on doit por-ter , nous ne l’asseoirons point fur lesidées que l’on s’est formé jusqu’à présent«le cette maladie, ni sur binutilité des ef-forts que l’on a faits pour la vaincre. IIíî’dt point étonnant qu’elle ait résisté à

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des topiques plus capables d'augmenterl’inflamination que de bappaïfer; à desbarremens d'arteres & de veines dont lesdistributions n’ont lieu que dans les par-ties qui entourent le globe , & non danscelles qui le composent ; à bopéraliond’énerver; à des amulettes placées fur le.front; enfin aux tentatives de M. de So-leysel, que la célébrité de son nom ne jus-tifiera jamais (bavoir expressément pro-hibé la saignée , & (bavoir ordonné d’ex-poser le cheval malade au serein L à b h ti-midité de la nuit. Nous avouerons néan-moins que les suites peuvent en être fâ-cheuses. En esset, il est bien difficile queles évacuations qui donnent lieu à la ces-sation du paroxysme , soient toujours as-sez compiettes pour que l’organe recou-vre toute son intégrité , snr-tout i> les di-latation-. que les vaisseaux ont souffertont été réitérées ; car dès-lors ils perdentleur ton , & le moindre épaiffissement,la pléthore & ('acrimonie la plus légèreles rendront susceptibles d'un engorge-ment habituel , d’où naîtra infaillible-ment la cécité qui ne succédé que tropsouvent à la fréquence des retours. L’œils’atrophie par le défaut du suc nourri-cier, l’orbite est dénuée de graisses , Lj’ai même apperqu dans le cadavre unediminution notable du volume des mus-cles de cet organe , qui étoit fans douteoccasionnée par le dessèchement. II estaisé de comprendre que la maladie par-venue à son dernier degré , tous les remè-des font d’une inefficacité absolue : maisje peux certifier d’après plusieurs expé-riences , que fi bon en prévient les pro-grès & que l'on n’attende pas la multipli-cité des rechutes , on cessera d’imagincrqu’eile est incurable.

Huit jours avant le paroxysme, l’en-gorgement commence à être considéra-ble. Faites une saignée plus ou moins co-pieuse à banimaì, & dès ee moment re-tranchez-lui l’avoine : mettez le au son& à beau blanche : le niéme soir admi-nistrez lui un lavement émollieirt, pourle disposer au breuvage 'p "gntis quevous lui donnerez le lendemain : réitérezce breuvage trois jours après l’effet dupremier ; il est certain que les symptô-mes ne se montreront point les mêmes ,& que le période qui aurait dû suivre ce-lui-ci, sera extrêmement retardé : obser-vez avec précision le temps où il arrive-