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Tome XIV. FERM - FORL.
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FOF,

Vaieurs dignes de foi & capables d'obfer-Yer, nous disent en avoir trouvé de déve-loppés dans les ovaires, dans le pavillon,dans les trompes , dans le bas - ventre ,& c. V. Us mémoires de V académie royaledes Sciences j les œuvres anatomiques defeu M. Duverney médecin ; les mifcell.natur. curies. Sic.

II est plus ordinaire de voir des fem-mes n’avoir qu’un enfant à la fois, qu’unplus grand nombre ; & lorfqu’elles enportent deux , trois, quatre & cinq , onles trouve très - rarement fous la mêmeenveloppe, & leurs placentas, quoiqu’ad-hérans,. font presque toujours distincts,tes observations fur le plus grand nom-bre d’enfans que les femmes ayent eu àk fois, méritent d’être discutées j c’estce qu’on verra à l 'article (Economiede la Nature , où l’on entrera dansquelque détail fur la fécondité des diffé-rons individus ; du reste est-il bien cons-tant qu’une fois qu’tin/ieîíiS est dévelop-pé dans la matrice, il puisse encore s’yen développer un autre par le mêmemoyen ? c’est ce qui paroît confirmé pardes observations qui seront examinées àYarticle SUPERFÉTATION. Mais quoi-qu’on ait des exemples de fruit renfermédans un autre fruit, d’œuf contenu dansun autre œuf t que Bartholin. nous ap-prenne que des rats ayent fait des petitsqu r en portoient d’autres, & qu’on aityû en Espagne une jument faire une mu-le qui étroit grosse d’une autre mule : ilparoîtra toujours surprenant que des fœ-tus humains fe soient trouvés fécondésdès le sein de leur mere, & qu’ils soientaccouchés d’enfans vivans peu de joursaprès leur naissance ; c’est cependant ceque paroissent confirmer Bartholin ,Clander , les mifcell. natur. cttrios lejournal des favans , &c. Quoique ce cassoit des plus rares , pensera-t-on avecBartholin, que la nature qui avoitenviie de produire deux jumeaux, en apar certaines circonstances enfermé undans l’antre . Si qu’eile s’est conduite ence cas comme quelques-uns la font agirdens la production d’enfans à deux têtes ,à deux corps, à quatre bras, £fc. Voy.Monstre.

Pourquoi les enfans ressemblent-ilstantôt à leur pere , tantôt à leur mere 9Toutes les observations qu’on a eu oc-casion tje faire de l’ésonomie de 1a natu-

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re , tant dans le régné végétal que dans"le régné animal, font bien voir que celaa lieu, fans trop nous instruire du com-ment ni du pourquoi. C’est à-peu-près lamême difficulté pour les différentes mar-ques de naissance. Voy. IMAGINATIONy Génération.

Le fœtus situé dans la matrice y elfedonc comme le poisson au milieu deseaux, c’est-à-dire, qu'on peut considérertout son ensemble comme une efpeced’œuf, rempli d’une liqueur dans laquel-le \c fœtus mage,. & aux parois intérieu-res duquel il est arrêté d’un côté par uneefpece de cordon qui fort de son nombril,.& qui est composé de vaisseaux qui se di-visent & se subdivisent en un grand nom-bre de ramifications, pour pénétrer ce cô-té des parois de l’ceuf, passer à-travers »& s’aller implanter dans la matrice, delaquelle il tire par. ce moyen fa nourri-ture.

Sept ou huit jours après la conception,si ce n’est plutôt, le fœtus commence dona.à être arrêté de cette façon à son cordon,s’augmente peu-à-peu , ne donne des si-gnes de vie que plus d’un mois après I»conception * plus ordinairement même àquatre mois ou quatre mois & demi, ra-rement plutôt ni plus tard ; il s’accrolt,placé qu’il est pour ('ordinaire ( lorsqu’iîiest seul, que le placenta est attaché aufond de la matrice , & que d’autres cau-ses d’équilibre ne changent pas cette si-tuation ), les pies en-bas, le derrière ap-puyé fur ses talons , la tête inclinée furles genoux, les mains fur la bouche , &il nage. comme une efpece de vaisseau ,dans l’eau contenue par les membranesqui l’environnent, fans que la mere earessente d’incommodité j mais une fois.que la tête vient à grossir assez pour rom-pre cet équilibre , elle tombe en-bas, la.face tournée vers l’os sacrum & le som-met vers l’orifice de la matrice , six, septou huit semaines , plus ou moins , avant,l’accouchement. V. Accouchement.

I,a premiere des membranes quiparoîíà l’extérieur de l’œuf fe nomme chorion }& l'emiroit de cette membrane qui sou-tient le nombre prefqu’infini des vais-seaux, dont les extrémités s’implantenìdans la matrice s’appelle placenta. VoyezChorion & Placenta. En séparant,le chorion, on découvre une antre mem-brane qu’on appelle wmm, qui, par coa-