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Tome XIV. FERM - FORL.
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séqueut, tapisse le chorion & îe placenta,revêt le cordon ombilical, s’e'teml sur lecorps «I» fœtus, on du-moins se trouvecontinue à la membrane extérieure qui lecouvre, & renferme immédiatement leseaux dans lesquelles le fœtus nage. Voy.Amnios.

Le cordon est composé de deux aretes&d’une veine qu’on nomme ombilicales ,& d’un troisième canal qu’on appelle ou-raque , & qui faus être creux dans l'hom-me, vient du fond de la vessie pour s’a-vancer jusqn’au nombril, où il semble seterminer; tandis que creux dans les va-ches , les brebis, les chevres , &fc. ils’engage dans le cordon, coule entre lesdeux artères en conservant encore laforme du canal, quitte le cordon pour dé-tendre à droite, L à gauche; L formerde chaque côté un grand sac qui occupetoute une corde de la matrice , à laquelleil est attaché par une petite appendice, &qui a la figure d’un gros boudin ; ainsil’on ne peut pas douter qn’il ne soit le ré-servoir del’nrinedu/ffíwí , & on le nom-me en conséquence membrane afíantoïile.K V. CORDON, Ou R A QU E , AlLAN-TOIDE.

Quant à l’eau que renferme l’amnios ,& dans laquelle ìc fœtus nage , quelle enest la source ? s'y renouveilc-t-elle ? ya-t-il dans les membranes qui la contien-nent des organes propres à la séparer ?(distille-t-etledes vaisseaux exhalans, &xst-elle reprise par des vaisseaux absor-bais de toute lu surface qu’elle touche ?sert elle de nourriture au fœtus ? Ce sontde ces questions qui, après bien des dis-cussions , n’ont pas encore acquis touteìa clarté nécessaire pour n’y plus laisseraucun doute. Nous rions contenteronsdonc de dire que le fœtus se meut facile-ment de côté & d’antre , & qne ce bainnaturel le met à couvert des injures ex-térieures , en éludant la violence descoups que la femme grosse peur recevoirfur le ventre ; & il défend aussi , par lamême raison , la matrice des secousses &des frotemens causés par les mouvemensàu fœtus ; enfin ces eaux servent à facili-ter la sortie de Pensant dans le temps del’accoiiehement, en rendant les passagesplus souples.

Ainsi le fœtus croît dans fa prison jus-qu’au temps où, semblable à une espece«je fruit.parvenu à la maturité, les mem-

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branes qui Penvironnent se rompent, Tcjeaux coulent, & il enfile la route qui leconduit à la lumière ; & s’il sortoit de lamatrice fans que ces membranes se rom-pissent , il ne laisseroit pas de vivre en leplongeant dans l’eau , ou au - moins enfaisant ensorte qu’il put se conservercomme il étoit dans la matrice ; C bienqua s’il étoit placé dans un milieu d’oùles racines du placenta pussent tirer unsuc propre â les nourrir, il vivroit danscet état hors de la matrice , comme il yvivoit renfermé, fans respirer ; mais iln’en est pas de même une fois qu’il a res-piré ; car je ne crois pas que malgré ladisposition de ses organes intérieurs, ilput s’y soutenir long - temps. V. Respi-ration.

11 y a donc dans le fœtus quelque cons-truction particulière convenable à la viequ’il mene dans le sein de sa mere. II y aun canal qui communique de la vcìne-porteàla veine-cave inférieure ; on ytrouve un trou de communication de l’o-reillette droite du cœur à ['oreillette gau-che, garni d’une soupape qui permet bienau sang de cette oreillette de passer dansla gauche, mais qui empêche, ou au-moins ne permet pas avec autant d’aisan-ce , au sang de ('oreillette gauche dc pas-ser dans la droite; ce trou est nommétrou ovale. On voit encore un canal quicommunique de l’artere du poumon à>'aorte descendante , fous le nom de con-duit artériel. V. Aorte , Cœur , &c.

Pour bien entendre les usages de cesparties, il faut remarquer, dit M. Du-verney , que le sang de la veine-portedu fœtus coule fort lentement : premie-rement, paree qu’il n’est point battu nicomprimé par les mouvemens de la res-piration ; deuxiemement, parce qu’ilva d’un petit canal dans un grand ; troi-sièmement , parce qu’à chaque respira-tion de la mere, le placenta est compriméde maniéré qne le mouvement des li-queurs qu’il contient en est augmenté, &par conséquent celui du sang de la veineombilicale ; quatriemement, parce quece sang est très - vif & très - fluide, tantparce qu’il se mêle immédiatement aveccelui des artères ombilicales qu’avec ce-lui de la mere, qui doit être en quelqueforte comparé au sang de la veine du pou-mon des adultes, c’est-à-dire, qu’il est im-prégné de toutes les particules d’air des-