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Tome XIV. FERM - FORL.
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Ses ttufs de poule qui n’avnient pas étéfécondés, dans des œufs de perroquets& de cafuel : il en a vu sortir l'oiseaufans que ie mâle y ait contribué. M. Pal-las a vu une phalène pondre fans le se-cours du mâle. II y a plus ; on a vu dansune vierge constamment telle & recon-iioiflable par l’intégrité de son hymen ,des dents, des ossemens & des cheveuxrenfermés dans une tumeur du mésentè-re. Ce phénomène rapporté dans les mé-moires de [académie de Suede , a été ob-servé depuis peu en Allemagne. Un fœ-tus femelle, incapable assurément réad-mettre le mâle , est né avec va fœtus for-mé au dedans de lui.

Les vierges n’accouchent point del’espece humaine , mais uu fœtus formé•dans leurs viscères fart une preuve équi-valente, & rejoint à la classe des puce-rons l’efpece la plus noble du régné ani-mal. 11 suffit que des parties reconnoissa-hles de 1’animal fe forment dans les or-ganes de la vierge, fans avoir besoin dela fécondation ordinaire du mâle.

En un mot, dans nu très-graud nom-bre d’animaux, le fœtus se forme sansqu’il existe d’animal mâle de la même ef-pece. Dans un nombre considérable d’au--tres , \e fœtus existe dans l’œuf de la fe-melle, avant qne le mâle art pu en appro-cher. Et dans toutes les classes, il y a des•exemples de parties animales forméesdans la femelle fans le secours du mâle.

Mais fi la femelle produit le fœtus ,comme une partie d'elle-même qui fedétache dans un temps marqué, quelleest donc la nécessité du -mâle, & que pewt-âl contribuer pour la formation du fœtus ?

Nous laisserons parler les expériences:on en a fait un nombre considérable dansîes plantes qui font munies de partiesanalogues à celles de deux sexes: le ha-sard plus que la curiosité des physiciens,en a fourni un certain nombre dans leshommes.

Dans les plantes, e'ekì principalementM. Kœireuter qu'îl faut écouter: il afait avec une patience admirable ungrand nombre d’expériences, en répan-dant lur les parties femelles d’une plan-te la poussière analogue à la liqueur fé-condante des animaux. 11 a choisi pour«es expériences des plantes du mêmegenre , mais de deux efpeces différentes :c*r les amours adultérés de deux plantes

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trop différentes par leurs caractères, nefont pas féconds.

Une efpece de jusquiame en ayant im-prégné une autre , il en est né trac efpecemêlée, dont une partie des traits t;effem-bloit à !a plante des étamines de laquelleon avoit pris la poussière , & qu’on avoicrépandues fur les stigmates de l’autre,& une autre à celle dont on avoit poudréles stigmates. Plus on avoit pris ia pous-sière mâle, ou plus souvent on avoit réi-téré l’aspersion de cette poussière , & plusla plante provenue de la graine impré-gnée a ressemblé à l’espece qui avoit euun surpoids pardessus l’autre. La grainede cette efpece de mulet avoit de la peineà conserver fa fécondité, qui cependantse conservoit mieux du cáté de la mere ;& le bâtard rentra dans l’espece de lamere après quelques générations. Sou-vent même la poussière mâle ne changepresque rien à l’espece mêlée.

Dans ces expériences, ce n’étoit pasune liqueur séminale de la fleur de la fe-melle , qui , mêlée avec la poussière dumâle étranger , produifoit une efpecemitoyenne. La liqueur huileuse desstigmates ne produit rien & ne changerien à la nouvelle plante qui provientde cet adultéré. C’étpient des graines ,bien certainement préexistantes dans lefruit de la plante femelle , qui déter-minées par l’influence de la poussièremâle, produifoient une efpece bâtarde.La graine préexiste donc dans les plan-tes femelles , dont aucune poussièremâle n’a pu approcher. 11 naît desdattes fur des palmiers femelles , éloi-gnés tte cent lieues de tout palmier mâ-le : il est vrai qu’elles ne réussissent pas ,&qu’elles tombent avant que de mûrir zmais enfin «’étoient des fruits & des grai-nes formées par la plante femelle, fansle secours de la plante mâle, dont l’in-fluence est requise, non pour former lajerme» mais pour lui faire prendre anparfait accroissement.

Dans le régné animal, les animaux nésde deux efpeces voisines, mais différen-tes , ont les traits mêlés des deux parens.II est sûr cependant que les traits dc lamere prédominent. M.de Buffon a vu queles brebis qui font couvertes par desboucs, donnent des agneaux & non pasdes cabris. Le mulet, qui nous est laplus familier Ae tous pes bâtards, a laBbb 4