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Tome XIV. FERM - FORL.
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taille , ta couleur, la Force de k mere,i! n’a guere de l’âne son pere que la queueeffilée, & des oreilles un peu plus lon-gues , avec le tambour du larynx. Entreles anciens, Athénée, cité par Galien ,a remarqué que ranimai né d’un renard& d’une chienfle , étoit un chien. Unelouve fécondée par un chien a produittin loup. Dans l'espece humaine, onfait assez que le Fruit partage de la cou-leur & des autres attributs des deux pa-ïens : cet exemple prouve moins, parceque l'espece des deux parens est la même,& qu’ils ne diffèrent que comme des va-riétés.

De ces observations trop peu vérifiéesencore, nous sommes en droit de con-clure que le fœtus vient de la mere , maisque la liqueur Fécondante du mâle a lepouvoir d’en altérer & d’en modifier iastructure.

Cela ne prouve rien contre les droitsde ia mere. La liqueur du mâhe possededans stindividn même, dans lequel elleest produite, le pouvoir de faire croîtreries parties qui, fans eette liqueur, ouîle naîtroiént pas. ou ne prendroient pastout leur accroissement. Les cornes ducerf & des animaux de fa classe , cellesmême du cerf-volant, la barbe de l’horn-jne, les défenses du verrat, on ne per-cent point du tout, ou testent petites ,dans un animai privé de bonne heure desorganes qui produisent cette liqueur.

O u ne connoît pas assez 1a maniérédont la liqueur fécondante du cerf saitproduire ces bois , quelquefois prodi-gieux, qusn’ornent jamais la tête d’unebiche, ni celle d’un cerf dont on a com-primé dès son premier âge les vaisseauxsperniatiques. Mais on entrevoit parcette analogie, que la même liqueur peutdonner au tambour du larynx & auxoreilles du mulet un accroissement queces parties n’auroient pas fans eette li-queur.

La preuve de l’existence du fœtus dansla mere étant directe , tous ces phénomè-nes, quels qu’ils puissent être, ne sau-roient détruire une vérité démontrée. IIoit inutile ici de parler des vermisseauxspermatiques, qui ne sauroient être lesembryons de l'animal, dès que ces em-bryons se trouvent dans la femelle.

L'objection que l’on tire du pouvoir del’iaùsgination des femmes grosses fur

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leu t fruit, fera considérée dans itn autreendroit. V. Imagination. ÇPhyjìol ,)

La ressemblance du fils avec le pere,souvent très-marquée & très-finguliere ,paroît naître de la même cause que nousavons exposée à l’occasion des animauxnés de parens de deux especes différentes.II est sûr que la gtossc levre d’Autriche aresté attachée à la famille pendant plusde Jdeux ficelés ; on a vu succéder dansplus d’une génération des enfans à iixdoigts à des peres qui avoient la mêmesingularité. Mais cette même marque defamille a été transmise également par lamere à les enfans, L la levre d’Autricheest entrée dans eette auguste maison parAI a tic de Bourgogne ?

Le sexe mâle seroit-il donc superflu ?n’auroit-il aucune part à la génération?l’amourne seroi.t-íl qu’un lien de la so-ciété? son utilité se borneroit-elle auplaisir ?

Dans les premières classes d’animanxdont nous avons parlé , le germe fe déve-loppe lans le secours d’une liqueur sti-mulante. Dans les autres animaux, cetteliqueur est nécessaire; fans elle, le fœ-tus, quoique ébauché dans l’ovaire de lafemelle, ne parviendroit pas il fa perfec-tion. Lc mâle est donc nécessaire , & quel-ques cas rares, dans lesquels des partiesÂufœtus , ou des/írtor entiers, se déve-loppent sans lui, ne sauroient être oppo-sés à des réglés générales.

L’embryon vit avant fa fécondation.Le fœtus est présent dans l’œuf, il y estcontenu, l’un est nue partie de l’autre.Mais il y a dans plusieurs animaux ovi-pares des œufs d’nne grandeur très-diffé-rente : il y en a de fort petits, & de fortéloignés de leur maturité : il y en a demûrs : ce fout ceux que le blanc enve-loppe , autour desqueis il fe forme unecoque calcaire, & que la poule va pon-dre quelques jours après. Pour parvenirà cette grandeur, capable de soutenir lesinjures de l’air, & de fe passer de la mere ,l’œuf & le fœtus qui en fait partie, a d Acroître, il a donc dû vivre; Ion cœur &lès principaux organes ont eu une especede circulation. Si l’oeil ue. déco uvre pointde cœur à cette époque, c’est la parfaitetransparence qui rend le cœur invisible.

Mais cet accroissement est extrême»merjt lent dans l’embryon renfermé dansl’ovaire ; les battemens du cœur f»»