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Tome XIV. FERM - FORL.
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qu'il paroît,de beaucoup de temps pourse former.

Les humeurs du fatm ne font pasaufli semblables à celles des adultes quele sang. La bile , nous Lavons dit, &surine sont d’une insipidité très-éloignéede i’état où ces humeurs se trouventdans l’adulte. La liqueur de l’utérus res-semble beaucoup plus à du lait dans lafille qui meurt avant que de naître. Lesmamelles sont pleines, dans les deux se-xes , d’une sérosité assez ressemblante àdu lait. Les vapeurs exhalantes de lapoitrine , du bas-ventre , du péricarde,rhumeur aqueuse de l’ceil qui leur estanalogue, la bile, toutes ces humeursfont plus rouges que dans l’adulte, &plus abondantes. La liqueur que les tes-ticules séparent, n’est pas encore formée;une mucosité remplit sa place. La pro-portion des fluides aux solides est plusgrande en général , & les artères ontpins de calibre.

Les solides infiniment plus flexibles &plus mous dans le fœtus , acquièrent peu-à-peu de la consistance. Pour s’éloignerde la nature du fluide,il suffit que la quan-tité des particules des fluides diminue, &que les élémens terreux s’attirent avecplus de force.Nous voyons tous les Joursía soie plus forte que nos fibres muscu-laires , se former d’une mucosité dessé-chée : les animaux qui habitent les co-quillages , suintent une viscosité dont ilse forme de nouvelles couches d’écailles;l’humcur muqueuse des arbres fe conden-se & devient du bois.

Les élémens quelconques se disposentaisément par exhalaison à prendre la fi-gure droite & longue qui est naturelle àla fibre : les flocons de neige sont des ai-guilles nées par l’attraction des particu-les de i’eau même ; les sels forment desaiguilles presque semblables.

La gelée répandue fous la peau desanimaux , devient fibreuse comme l’hu-meur du péricarde épaissie, où shumeurexhalante de la poitrine forme des filets& des lames qui attachent le coeur au pé-ricarde & le poumon à la pleure. II y adans le sang, & même dans la sérosité ,des parties qui fe forment en fibres aumilieu de i’eau.

11 n’est pas improbable que la liqueur,qui des cavités d’une artère suinte dansle tissu cellulaire, prend la figure étroiteTante XI F. Titriie II.

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& longue d’une fibre , en passant par unpore d’une certaine longueur, comme lafoie des araignées & des vers-à-íbie feforme en filets en sortant entre les ma-melons de l’anus. Des pores plus courts& plus amples pourront former des la-mes plutôt que des fibres. On peut dansle poulet suivre toute la progression parlaquelle la gelée acquiert sueceffivemeniila consistance & la structure fibreuse dnmuscle.

Les membranes ne diffèrent pas essen-tiellement du tissu cellulaire. L’arach-noïde est véritable tissu cellulaire entreles petites collines du cerveau » elle escmembrane le long de la moelle de l'é-pine. II naît de la liqueur exhalante dela poitrine, ou de ('abdomen, des lamesassez étendues pour mériter le nom demembranes ; la tunique vaginale du tes-ticule est en même temps cellulaire &tissus de membranes.

Dansle/a?í«í , la peau étoit une colleson la volt passer à un état cellulaire &fibreux, & devenir un cuir d’une con-sistance considérable, mais dont la sur-face intérieure conserve toujours la na-ture cellulaire.

Ce changement paroît être l'effet de lapression & de l’évaporation ; celle-ci for-me feule la plus étendue de toutes lesmembranes , l’épiderme ; la pression destumeurs qu’on nomme enkijlées , formel’enveloppe dont elles fe couvrent, &qui naît sous nos yeux des lames du tissacellulaire rapprochées par la pression d uliquide épanché dans l’intérieur de cestumeurs.

II est assez difficile de comprendrecomment fe forment, les vaisseaux ; lesphénomènes de l’incubation nous perfua-doient même qu’il ne s’en forme point,& qu’ils ne font que fe développer. II estfûrque l’on voit dans la figure veineusequi fait partie de la membrane du jaunedansles commencemens du poulet, despoints & des tirets rouges qui paroissentéloignés les lins des autres , & séparéspar une matière comme gruraelée; onvoit ces tirets s’atteindre & former desvaisseaux. On a cru que ces vaisseauxétoient formés par des chemins que lesang fe feroit ouvert à travers cette ma-tière grumelée,& auxquels le même sangavoit peu-à-peu donné de la consistance.Cette expérience, ne prouve. cependant