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Tome XIV. FERM - FORL.
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pas ce qu’on voudroit nous persuades. 'L'interruption des tirets & des points nevient que d u petit nombre de globulesrouges, qui ne remplissent pas exacte-ment leurs vaisseaux. Les globules nefont que de naître enx - mêmes & leurnombre ne suffit pas d’abord pour formerdes files continues 3 une liqueur trans-parente en remplit ies intervalles. Dèsque ce nombre augmente jusqu’à un cer-tain point, les files se sont formées &lotit paroit ronge. J’ai plongé le scalpeldans les tirets, je l’ai Fait osciller à gau-che & à droite ;‘s’il n’y avoit eu que dusang répandu dans un tissu cellulaire ,le tiret le seroit élargi, le sang se servitrépandu. Mais rien de pareil n'est arri-vé; le tiret a balancé à droite & à gauche,fa finesse avoit empêché le scalpel depercer sa membrane , & c’étoit certaine-ment nn vaisseau continu & formé quihalançoít.

Les' troncs des vaisseaux ronges font«Tailleurs accompagnés de troncs ner-veux. Si les vaisseaux font formés par lesang , qui fans doute y est poussé par lecœur, les nerfs n’ont pas pu être formésde même ; ils partent essentiellement ducerveau & de la moelle de l’épine. Quelhasard auroit done accouplé si exacte-ment des vaisseaux formés par le sang quis’ouvriroit des routes dans le tissu cellu-laire , & des nerfs venus du cerveau quidiminuent en grosseur, à mesure qu’ilsatteignent les troncs des nerfs les plusgros ?

On volt cependant des vaisseaux quiparaissent naître fous nos yeux. O11 entrouve dans le aal des os , partie nouvel-le, où lacire injectée par les tror.es ar-tériels fe fait un passage & y découvredes branches d'arteres & des veines.C’est un fait difficile à expliquer : il fem-hleroit que de petits vaisseaux cachésdans le tissu cellulaire , fe feroient dila-tés & feroient devenus visibles, lorsquele périoste s’est fondu pour Former cettecellulosité, dans laquelle les vaisseauxferoient moins gênés que dans le périoste.Quoique je ne croie pas que le périostesoit Torgane qui forme les os, je ne dis-conviens cependant pas que, déchiré dTendroit d’une fracture, il ne s’abreuved’humeurs & ne forme tin tissu cellulairequi réunisse le périoste dc la partie supé-rieure de Tosavec rinférieure.

F O E

J’ai donné une ébauche de la maniérédont fe forment les parties solides du fœ-tus , je vais approcher de plus près de ceméchanifme.

Les forces mouvantes dans le poulet»c’est l'air qui fe dilate par la chaleur &qui comprime le fœtus, In chaleur efle-mêmequi en a raréfié les humeurs,&sur-tout le cœur: dans le quadrupède & dansl’espece humaine , c’est le eœurdu fœtus& celui delamere ; car nous montreronsailleurs que certainement ce cœur agitfur le fœtus , pendant qu'il est enfermédans le sein de la more , z’eyez PLACEN-TA. La chaleur peut quelque chose, maiselle ne sanroit que raréfier les humeursdel’animal; elle précipite certainementl’accroissement du poulet, lorfqu’elleest plus grande , & le retarde, quand ellediminue; & si la même différence ne pa-roît pas dans le fœtus d» quadrupède ,c’est que la chaleur de Pintérieur de lamere est à-peu-près la même , quelle quepuisse être la diversité de la températurede l’air.

L’attraction n’est point impuissantedans le fœtus ; elle agit dans ies solidesen rapprochant les éiétnens Tu» de Tau-tre » & dans les Putides en les attirantcontre les parois, & en repompant dansles vaisseaux résorbants le liquide épan-ché dans les cavités.

Mais le grand mobile An fœtus, c’estcertainement le cœur.C'est lui qui pouliedans les artères ì’hnmeur nutritive, dontTaccroiffement dépend presque unique-ment. Le cœur An fœtus est irritable,avant qu'aucune partie de Tanimal donneune marque dc cette qualité : il bat avecla plus grande force ; la chaleur & toutesles efpeccs d’irritations y produisent u»mouvement très-vif, avant que le restedes muscles fente le stimulus le plus vio-lent. Le cœur tst d'ailleíirs très-supé-rieur en perfection an reste de Tanimal.J'ai trouvé par Texpérience, que le coeurdu poulet à la fin du cinquième jour, està son corps en raison quadruple de celleque le cœur de lliomme adulte est ailreste de fou corps. Avant cette époque,la disproportion seroit encore plus gran-de. Les battent, ns du cœur font plusnombreux dans le fœtus que dans Tai-sant , plus nombreux encore dans Ten-fant que dans l’homme fait, & pins fré-quent dans celui-ci que dans le vieillard)