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Tome XIV. FERM - FORL.
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Leur nombre est de 140 par minuté dânsle poulet & dans Pensant qui vient denaître,

De ces causes rémiies , il résulte Huelecteur plus grand, plus fort, & plusfréquemment contracté, pousse d arts untemps donné beaUcoup pltis de sang dansles artères du fœtus , St que ce sang y estporté avec plus de force que dans l’ádul-te.J’ai estime la différence du sang poussédans l'aorte Au fœtus , à celle qui est pous-sée dans l’aorte d’un homme fait , elle meparoît être comme sept à un.

D’un autre côté le fœtus est beaucoupplus tendre j ses vaisseaux, ses tissus cel-lulaires résistent infiniment moins, lesOs prêtant encore eux - mêmes. La causedonc de l’accroissemént rapide dans lefœtus li’a plus Je difficulté;

Cette grande puissance d u cíiur a be-soin d'étre tempérée. Les vaisseaux doi-vent s’alongèr fans le déchirer. Plus leVaisseau est éloigné du cœur, & plus laviscosité naturelle Aufœtus résiste à l’im-pwlfion de cet organe. Delà un accroisse-ment pins rapide dans les viscères , pinslent dans les extrémités. Delà fur-toutnne preffiort latérale, fans laquelle lesvaisseaux feroient alongés comme des fils,fans être dilatés. Mais là pression latéraleest dans la raison de l’accroiffement derésistance qu’énrotiv.e le sang dans les par-ties leS plus éloignées.

L’arteve , & l’on peut appliquer à tou-tes les artères cé qui est vrai de l’une d’el-les, est donc alongée. Â chaque batte-ment , elle emporte avec elle l’os âuquetèlle est attachée , & avec lequel son cali-bre est alors dans nne plus grande pro-portion que dans ranimai adulte. Elleprolonge de même le tissu cellulaire quií’erfvironrte , & les grandes membranesqui en font composées. On peut mesurerà son gré le prolongement de la membra-ne ombilicale qui prend des accroisse-ment! très-rapides darts le poulet.

X'artere est non feulement prolongée,elle est dilatée. Tout obstacle & l’accroif-fement de la résistance , tout comme uneligature, change le mouvement progres-sif en mouvement latéral. La matière nu-tritive que le cœur fait avancer par l’axede l’artere, est poussée par ce mouvement«ontre les parois ; il les étend, il les rendsolides en poussant leurs petites lameseeiluUires intérieurs? contre les exté-

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rienres. Dans une grenouille languissan-te , les membranes d’uue artère fontépaissies. Qti’òn réveille les mante mensdu ccéur dans cet animal, les pavois del’artere deviendront plus minces, c’est-à-dire , qti’elles font plus comprimées &les feuillets cellulaires rapprochés. Cettepreífson durcit par conséquent i’artere :elle comprime en même temps le tissucellulaire le plus voisin , qui doit prêterpour permettre à l’ariere de se dilater.Les fibres musculaires , les os même par-ticipent de cette compression. Toute lamachine animale battue deux cent miUufois par jour par la diastole universelle del’artere prendra de la consistance ; l’eausera exprimée d’entre les intervalles deslàmes Cellulaires & des éléniens ferreux ,& ces élémens s’attireront dans une rai-son peut - être multipliée de leur rappro-chement. On volt évidemment la grandeforce de cette pression dans les os mêmes ;les artères y impriment les traces de lentsroutes.

Par la même pression , le sang rempli-ra peu-à-peu des vaisseaux qui n’avoientreçu que des humeurs plus fines ; le nom-bre des vaisseaux augmentera, de rhêmeque la rougeur qui prendra la place de lablancheur qui régnoit dans le corps dsfembryon.

Les branches des artères paralelles antronc s’en écarteront par des anglesmoins aigus. C’est encore Un phénomèneaisé à suivre dans la figure veineuse del’œuf. Ces angles favoriseront de nou-veau l’entrée du sang dans les branchesqui n'avoient admis que de la limphe. Lenombre des vaisseaux ronges très - peunombreux les premiers jours , paroîtraaugmenté.

Ni le prolongement, ni la dilatationdes artères ne fuffiroient pour perpétuer('existence du fœtus , fans tine nouvellematière ajoutée à la sienne: il n’y auroit,an lieu d’un fœtus solide & capable desubsister , qu'iii! squelette de vaisseaux:la matière originale est fi peu de chose ,qu’ellene sanroit donner de consista n ceaúx tissus cellulaires, aux membranes,aux viscères, aux os.

Màis la même puissance qui étend &qui dilate l’artere, ajoute à l’esqnisse dufœtus de la matière Kz de la solidité. Onpeut se former une idée presqu'entiérc-ment vraie de la nutrition. Comme ieÇ c c p>