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Tome XIV. FERM - FORL.
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ces théologiques nui 11 e font pas évidem-ment liées avecles propositions révéléesdont on s’essorce de les déduire. Car sui-vant la remarque du judicieux Holdende résolutions f.Aeì , líb. ÍL cap. ij. „Plusieurs théologiens en combattant leshérétiques avee plus de zèle que de dis-cernement, soutiennent des conséquen-ces incertaines & même des opinions agi-tées dans tes écoles de philosophie, com-me nécessairement liées avec la foi & lareligion chrétienne. „

li faut encore distinguer plnsieurs for-tes de propositions contenues dans lessources de la révélation ; les premieres yfont contenues expressément, c’est-à-di-re ou en autant de termes ou en termeséquivalens ; les secondes comme la con-séquence de deux propositions révélées& disposées dans la forme du syllogisme;les troisièmes comme déduites de deuxpropositions, dont Time est révélée &í’autve connue par la lumière naturelle ,mais parfaitement évidente. Les dernie-res enfin comme déduites de deux propo-sitions, dont Pline est révélée & l’autreconnue par 1 1 lumière de la raison , maisòe telle maniéré que cette derniere fré-mi se ne soit pas au-dessus de toute efpe-ce de doute,

Un dogme contenu dans la révélationen autant de termes ou en termes équi-valens, ou comme une proposition parti-culière dans une proposition universelle,est un objet d c foi indépendamment d’unenouvelle définition. Sur un dogme decette nature, il existe toujours une dé-cision de régisse qui lui allure la qualitéde révélé. Tous les théologiens convien-nent de ce principe.

Cela est vrai aussi des dogmes conte-nus dans la révélation comme consé-quence de deux propositions révélées;quelques auteurs prétendent cependantque ces dogmes ne peuvent être regardéscomme de foi , qu’en vertu d’une nou-velle définition ; pareeque, disent-ils ,fans cette définition la liaison de la consé-quence avec les prémisses n'étant quel’objet de la raison , objet sur lequel cet-te Faculté peut se tromper; la conséquen-ce qui suppose cette liaison ne sauroitappartenir à la foi ; mais cette opinionestinsoùtenable;une conséquence de cettenature est très-certainement contenuedans la révélation par l’hypothèse, puis.

FOI

qn’elle suit évidemment de deux prémis-ses révélées ; la définition de régisse quiassure aux prémisses la qualité de révé-lées , de contenues dans la révélation ,s’étend nécessairement à la conséquenceelle-même. Le motif de {'assentimentqu’on, y donne est la révélation ; cetteconséquence a donc indépendammentd une nouvelle définition de régisse ton-tes les qualités essentielles à un dogmede foi appartenant à la quatrième classedes vérités que nous avons distinguées.11 Faut donc convenir quelle est de foi.

Je vais plus avant, & je dis que lespropositions de la troisième espece sontencore de foi indépendamment d’unenouvelle définition de l’égiise, & préci-sément en vertu de l’ancienne. Je m’é-carte en ceci de l’opiuion commune; maisvoici mes raisons.

La première est que les conséquencesde deux propositions, dont l’une est ré-vélée , & l’antre absolument certaine &évidente, sont tout comme les proposi-tions de la seconde espece très-certaiuc-ment contenues dans la révélation , con-nues comme telles par l’ancienne défini-tion de r église, qui en déclarant îe prin-cipe révélé, a déclaré en même temps ré-vélée la conséquence évidemment conte-nue dans ce principe, & enfin crues parle motif de la révélation.

Eu second lieu , lorsqn’une des pré-misses est évidente , l’identité de la con-séquence avec le principe révélé est évi-dente aussi ; & cela posé, on ne peut pasplusdouter de la conséquence que duprincipe. Une conséquence de cette na-ture n’ajoúte rien à la révélation ; on nepeut donc pas se dispenser de la regardercomme révélée.

Ce n’estque lorsque la prémissede rai-son est susceptible de quelqn’incertitude,qu’on peut douter fi Inconséquence estidentique avec la proposition révélée;aussi n’est-ce qu’alors que la conséquencen’efí pas de foi,& il n’v a pointd’inconvé-nient à ce que l’affentiinent qu’exige lafoi dépende ainsi de la vérité de cette p re-misse de raison, comme on pourroit se l’ï—maginer faussement.il n’y a point de pro-position de foi dont la vérité ne dépended’un grand nombre de vérités naturellesaussi, essentiellement que la vérité de laconséq ìence dont nous parlons peut dé-pendre de la frémisse de raison.Mais raaU