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Tome XIV. FERM - FORL.
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FOI

solidement le jugement qn’il porte deleur authenticité.

Quantau ítns des écritures , tons lesproteitans ont dit que l’esprit privé, oule jugement particulier , en était juge ;& ils ont fondé cette assertion sur ce quel'Ecritureeft claire, & qu’une médiocreattention suffit pour en découvrir le sensnaturel. Ils ont ajoûté , qu’en luppolantmême qu’eile eut quelque obscurité pourles fideles simples & grossiers , ce quitnanqueroit, non pas à ('évidence de l’ob-jet, mais à la disposition du sujet, pou-vois être suppléé par Dieuau moyen d’unsecours qui ouvre l'esprit des simples, &qui les rend capables de saisir & de com-prendre les vérités nécessaires à croirepour le salut.

LaPlacette maniecette idée aveebeau-coup d’adresse ; il s’appuiede l’autoritéde nos controversistes qui ont reconnu un 'semblable secours ; & il forme cette ana-lise de la foi, que je rapporterai en entier,parce qu’oii peut dire que c’est ce qu’it ya de mieux écrit fur cet article dans fathéologie protestante.

i°. La religion chrétienne est émanéede Dieu ; 2°. fl elle est véritable & éma-née de Dieu l’Ecriture-sainte est la paro-le de Dieu; 3°. Si l’Ecriture est la parolede Dieu, on peut & l’on doit croire defoi divine tout ce qii’elle contient : 4 °.on ne manque pas de moyens pour s’af-sûrer que certaines choses font dans l’E-criture ; il y a diverses choses dansl’Ecriture qu’on peut s’assûrer qui y fontcontenues, en se servant de ces moyens.

Nous avons déja remarqué le défaut decette analyse , quant à la deuxième pro-position; elle est encore défectueuse dansla troisième & dans la quatrième. II y abeaucoup de choses qu’on ne peut pas«'assurer être contenues dans l’Ecriture ,fans le secours d’une autorité dépositaire& interprète du sens des passages qui lesrenferment. L'Ecriture en beaucoupd’endroits est obscure & difficile, mêmepour les personnes un peu instruites. Onavance gratuitement que Dieu donne cesecours extraordinaire que supposent lesprotestans; & il est bien plus si inple qn’ilait donné aux apôtres & à leurs succes-seurs , le droit suprême d’expliquer l’E-criture dans les endroits difficiles, & dedécider en dernier ressort les contesta-tions qui ponrroient naître, fisc. NosTome XIV. Partie II.

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théologiens ont établi tons ces principe*.Voy. Ecriture , Eglise , Infail-libilité. Au reste on ne doit regarderce que j'ai dit fur 1 ’ a 11 a 1 y se de la foi , quecomme 1111e méthode que je propose , &non comme une assertion.

Dcl'objet tie la foi. Nous avons parlépins haut de l’objet dela/ei d’une manié-ré assez générale en prenant la/«i polirla persuasion de toutes les vérités qui ap-partiennent à la religion chrétienne.Nous en avons distingué de quatre espè-ces. Mais c’est particulièrement à lapersuasion des vérités du quatrième or-dre que ies théologiens donnent le nomie foi, , ou pour mieux dire , c’est à cettepersuasion que convient ce qu’ils disentde l’objet de la foi , de sa certitude , deson obscurité, Uc. c’est pourquoi dansla fuite de cet artieie nous prendrons or-dinairement le mot foi pour ìa persua-sion des vérités de ce quatrième ordre.

Ces vérités ont deux qualités ; ellesfont contenues dans !a révélation . & ré-gisse les propose aux fideles comme con-tenues dans la révélation & comme l’ob-jet d’une persuasion que Dieu exige : de-là deux questions dont la solution ren-fermera à peu-près tout ce que les théo-logiens disent d’important fur i’objet dela foi.

Premiere question. De quelle maniersun dogme doit-il être contenu dans la ré-vélation pour être actuellement l’objetde notre/ci , & pour être au nombre desvérités du quatrième ordre, car n-,us neparlons plus des autres ?

Seconde question. De quelle maniéréun dogme doit-il être contenu dans la ré-vélation pour devenir l’objet d’une per-suasion que Dieu exige de noiisparunenouvelle définition de l’église?

Pour répondre à la premiere question,je remarque d’abord qu’un dogme quel-conque pour être l’objet de la foi doitêtre contenu dans la révélation certaine-ment , & que cette certitude doit exclu-re toute espece de doute, la raison en estsensible; c’est que la foi qu’on en anroîtne pourroit pas exclure tout doute, si lacertitude qu’on doitavoir qu’il est révélén’étoit pas elle-même absolue & parfaiteen son genre. Le défaut de ce haut dégréde certitude qui constate la réalité de Urévélation, exclut du nombre des objetsde la/oj un grand nombre de eonséquen-D d d