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Tome XIV. FERM - FORL.
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blah!e question, il suffit il’nn principeclair; & celui que nous avons donnénows paroît avoir cette qualité. C’est lecas où l’on peut dire, qu’il ne faut pasécouter des objections contre une tiie.fedémontrée.

Juíqu’à-préfertt nnus avon,s considéréla foi connue persuasion ; nous avons re-marqué que dans la doctrine catholiqueelle eft aussi une vertu & une grâce:nous allons regarder par ces deux diffé-rens côtés.

La foi eft une vertu. C’est le sentimentunanime de tous les PP. & de tous lesthéologiens, qu'elle est méritoire; cequi ne peut convenir qu’àune vertu ; cequ’il nous seroit facile de prouver, tinous ne craignions pas ri’être trop longs.

Une difficulté i'e présente,qu’il est né-cessaire de résoudre. La foi est une per-suasion de certaines vérités ; la persua-sion eft le résultat des preuves fur les-quelles ces vérités peu vent être appuyées.De quelque especc que soient ces vérités,les preuves qui nous y conduisent sontpurement spéculatives , & il n’appar-tient qtt’à l’esprit d'cii juger. Quelle quesoit la force de ces preuves en tdles-mêmes,la persuasion ne peut qu'étre con-séquente à l’esset qti’elles produisent furl’esprit qui les examine. Or cela posé,quel mérite peut-ìly avoir à trouver cespreuves bonnes,& quel démérite à y re-fuser sou assentiment? 11 n’y a ni crimeni vertu a ne pas croire vrai ce qu’on nejuge pas assc-z bien prouvé, & à croirece qu’on trouve démontré. Ët il ne fautpas penser que parce qu’il eft question dereligion dans cet examen , l’incrédulitéy soit plus criminelle; parce que.commeles preuves font du genre moral, on adroit d’en juger comme on juge danstonte autre question,Un homme n’eiì pascoupable .devant Dieu de ne point,croireune nouvelle de guerre, sii.r Ja .déposi-tion d’un grand nombre de témoins mimeoculaires; on.n’a point.encore fait nupéché èn morale de cette el’pece d’ihcré-dulité ; l’iuconvaincu, én matière de re-ligion,refuse son assentiment à des preu-ves de mémeespece; puisque celles quiappuient la religion sentausiî du genremoral; il le refuse par la même raison ,c’est-à-dire parce qu’il ne les croît pas l'uf-fisantes:sonincpnvlction n’estdonepas un«rime, & la/mne seroit point une vertu.

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Onpent confirmer cela par {'autoritédes plus habiles philosophes : II n'y aautre chose, dit s’Gravesande (Intrad. adPbiloseph. ) , dans un jugement , qu'tineperception ; U ceux qui croyent que la dé-termination de la volonté y est aujji requis ?»ne font attention nì à la nature des percep-tions , ni d celle des jugemens.... Dis queles idées Jont présentes , le jugement fuit.

. . . Celui qui voudrait séparer le jugementde la perception de deux idées ,fe trouve-rait obligé de soutenir que l'ame n'a pas litperception des idées quelle apperçoit.

S.Thomas se propose cette même ques-tion ( sec. secundo; quasft.sec. art , o. ) estces termes : celui qui croît a un motifsuffisant pour croire , ou il manque d ustsemblable motif. Dans le premier cas , ilne lui est pas libre de croire on de ne pascroire,& fa foi ne sauroit lui être méri-toire; & dans le second il croît légère-ment & fans raison , & par conséquentsuffi sans mérite.

Mais fa réponse n’est pas recevable.Lavoici mot pour mot : Celui qui ctoit a unmotif suffisant peur croire ; Vautorité di-vine d'un doctrine confirmée par des mira-cles , cf ce qui eft plus encore , i'instinctintérieur pur lequel Dieu ì'invite. . . •ainjt il meroit pas légèrement , cependantil n a pas de motif J'ujfifant pour croire ,d'ou ilfuit que fa foi ejl toujours méritoire.

Je remarque, 1 °. que l’instinct auquel8. Thomas a recours, ne fait rien ici,parce que ce n’eiì pas un motif.

í°. 11 y a ici une contradiction : cethomme a nu motif suffisant pour croire,& il n’a pas de motif suffisant : habetfuf-ficiens inducHvun: ad credcndum. . . . to-me n non baiet fujficiens ir.ductìvum aicredendutn : cela est inintelligible.

Essayons de résoudre cette difficulté,qu’on ne.nops accusera pas d’avoir affoi-blie.

i°. Nousy parviendrons, si nous fai-sons comprendre que la volonté,ou pourparler plus exactement, la liberté influefur la persuasion ; car cela posé , cettemême persuasion pourra être méritoire,& le refus pourra en être criminel. Orvoici ce. qu’on peut dire fur cela.

Quoique les idées qui font jetées dansnotre ame d’après l’jpipreffion des objetsextérieurs, ne soient point sens l’empirede la liberté au premier moment où ellesy entrent à ipesure qu’elies nous deyien-