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te la vie même, sans être jamais suivie dela manie proprement dite.
L’erreur de l’entendement qui jugemal, durant la veille , de choses fur les-quelles tout le monde pense de la mêmemaniéré , elì le genre de ces trois mala-dies. On donne ordinairement à ce genrele nom de délire; quoiqu'on appelle auíïide ce nom une de ces especes,dans laquel-le Terreur dont il vient d’être fait men-tion , est de peu de durée, & forme unsymptôme de fievre , de maladie aiguë ,qui, lorsqu’il porte à la fureur, est appel-le pbrâAe. Voyez DÉLIRE, F t £ v R E ,
Phrénésie.
La folieç’à auffi distinguée de la mélan-colie, en ce que le délire dans celle-cirend les malades inquiets, ne roule quefur un seul objet, ou sur un petit nombred’objets le plus souvent tristes , & n’estpais universel; au lieu qu’il a cette dernie-re qualité, & qu’il est sans inquiétude &fans tristesse dans lafolie & dans la manie;que dans celle-là par conséquent le mala-de est tranquille & s’occupe de toute forted’objet* indifféremment avec la mêmeextravagance, & que dans la manie le dé-lire est accompagné d’audace, de fureur,toujours fans fievre essentielle,ce qui dis-tingue h manie d'e la phrénésie : & si lafureur dans celle-là est portée à l’extrê-me, on lui donne le nom de rage.
Ainsi la folie est à la manie par la mo-dération de ses effets , ce que la rage està la manie par Tintensité de la violencedes symptômes qui la caractérisent. Onest donc fondé à renvoyer à \'article Ma-nie , tout ce qu’il y a à dire de ces troisfortes de délire fans fievre, entre lesquelson ne doit distinguer la folie , que parcequ’elle est fans violence, fans fureur ,qui se trouvent toujours plus ou moinsdans les deux autres especes; on peutvoir auffi bien des choses qui otlt rapportà toutes les trois dans l 'article Mélan-colie. (d)
FOLIES d’Espagne, Mujìq., air dela danse du méme nom , & qui étoit très-à la mode ci-devant. L’air des folies d'Es-pagne passe alternativement du lent auvîte r & du vite au lent. Quantité de musi-ciens, & entr'autres le fameux Corelli, sesont exercés à composer des variationsfur cet air.
§ FOLIGNY, Foligno , en latinFídginìum ou Fulginea, Géogr ., ville
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d'Italie en Ombrie , très-ancientie, mu-nicipale fous les Romains.
Elles'agranditau vm e . fiecle , ayantété le refuge des habitans du Forum Fla-miniuni, après la destruction de leur villedurant les querelles des Guelfes & desGibelins.
Foligny futpresque entierement ruinéeen izgi parles Pérulìens. On voitun deses évêques , Fortunat, assister au con-cile de Rame fous Symmaque en 500 ; &Florins an troisième concile général , te-nu à Constantinople en 680. Pie IV avoitété évêque de cette ville.
La statue de saint Félicien , patron dudiocèse, dans la cathédrale, est de leGros, sculpteur franqois , mort à Fermaen 1719.
Dans une église de religieuses, on ad-mire une Vierge dans les nues, par Ra-phaël d’Urbin.
La vallée de Foligny est arrosée par leClitumnus , dont les bords nourrissaientles victimes d’élite d'une blancheur ex-trême , grandes viélimœ.
Cette vallée est délicieuse & fertile.
EJl ybi plus tepeant hyemes ubi gratioraura ,
Leniat U rabietn cuniri , dit Hor.Voyez auffi Virg. Géorg. I. II. v. 146.long. 30, l$;Iat. 42, 55. (C)
FOLILETS, f. m. Fenerie, c’est cequ'011 leve le long du défaut des épaulesdu cerf, après qu’il est dépouillé.
FOLIOLE, f. f. Bot ., on nomme fo-liole en botanique les feuillets dont lesfeuilles composées font formées, qui ontchacune un court pédicule , lequel s’im-plaute dans le pédicule commun. L’ar-raugemeut, le nombre , la force, & laproportion des folioles, offrent bien desvariétés & des bifarreries,non-seuIementdans le même individu, mais encore dansla même feuille.
Ces variétés font beaucoup plus fré-quentes & plus nombreuses dans les es-peces herbacées , qu’elles ne le font dansles especes ligneuses. Ces variétés déten-dent à leur figure , leur nombre , leurunion, leur attache , leur forme, leurjeu, & leur grandeur relative. Par exem-ple, ordinairement les folioles augmen-tent de grandeur , à mesure qu’elles fontplus éloignées ; de l’origine du pédiculecommun z mais les folioles des extrémité»