Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

Ss» F O N

dans une ferrure lapieee oîi le canon estrenfermé, comme on voit en RR, planchede Serrurerie.

FONDALITÉ , Jm-ifpr ., est le droitde directe qni appartient au seigneur fon-cier & direct fui un héritage mouvant delui. La coutume de la Marche, art. i 37.411. £? 41;. appelle ainsi le droit de di-recte. (A)

FONDAMENTAL , adj. terme fortllsité dans la musique moderne ; on dit/onfondamental , accord fondamental , b a [stfondamentale ; ce qu’il est nécessaire d'ex-pliquer plus en détail, afin d’en donnerune idée précise.

Son fondamental. C’est une vé-rité d’expérience reconnue depuis long-temps , qu’tin son rendu par un corps n’estpas unique de la nature, & qidil est ac-compagné d’autresfons, qui font, i°. l’oc-tave au - dessus du son principal ; z°. ladouzième & la dix-feptieme majeure au-dessus de ce même l'on, c’eft-à-dire l'oe-taveau-dessus de la quinte du son prin-cipal , & la double octave au-dessus de latierce majeure de ce même son. Cette ex-périence est principalement sensible surles grosses cardes d’un violoncelle , dontle son étant fort grave, laisse distinguerassez facilement à une oreille tant-foit-peu exercée, la douzième L la dix-fep-tieme dont il s’agit. Elles s’entendentmême beaucoup plus aisément que Enc-lave du son principal, qu’il est quelque-fois difficile de distinguer, à cause de l’i-dentité d’un son & de son octave, qui lesrend faciles ri confondre. Voyez OCTA-VE. Voyez auffi le premier chapitre de lagénération harmonique de M. Rameau , &d’autres ouvrages du méme auteur, oùl’expérience dont nous parlons est détail-lée. On peut la faire aisément fur une deslasses cordes d’un clavecin , en frappantfortement la touche, & en retirant brus-quement le doigt. Car le son principals’amortit presque tout d’un coup, & laisseentendre après lui, même à des oreillespeu musicales, deux sons aigus qu’il estfacile de reconnoître pour la douzième &la dix-feptieme du l'on principal.

Ce son principal, le seul qu'on enten-de quand 011 ne sait pas attention atix au-tres , mais qui fait entendre en mêmetemps à une oreille un peu attentive sonoctave , fa douzième & fa dix - septièmemajeure, est proprement ce qu’on appelle

F O K

son fondamental , paree qu’il est, pont*ainsi dire, la base & le fondement des au-tres , qui n’existeroicnt pas fans lui.

Voilà tout ce que la nature nous don-ne immédiatement & par elle-méme dansfla réfonnance du corps sonore ; mais l’arty a beaucoup ajouté , & en conséquence ,on a étendu la dénomination de son fon-dauietitalà différens autres sons. C’est cequ’il faut développer.

Si l’on accorde avec le corps sonore!deux autres corps, dont l’un soit à la dou-zième au-dessous du corps sonore,& ì’au-tre à la dix-feptieme majeure au-dessous»ces deux derniers corps frémiront fansrésonner, dès qu’on fera résonner le pre-mier: de plus, ces deux derniers corpsen frémissant, le diviseront par une espe-ce d’ondulation , l’un en trois, l’autre encinq parties égales ; & ces parties danslesquelles ils fe divisent, rendroient i’oe-tave du son principal, si en frémissant el-les résonnaient.

Ainsi supposons qu’une corde pincéeou frappée rende un son que j'appelleraiut , les cordes à la douzième & à la dix-feptieme majeure au - dessous frémiront.Or ces cordes font m/a Sí un labémohde forte que si ces cordes résonnaientdans leur totalité, on entendrait ce chant,011 pliitôt]cet accord, la bémol, fa, ut, dontle plus haut ton ut est à la dix - feptiememajeure au-dessus de la bémol & à la dou-zième au-dessus de fa.

Ainsi il résulte des deux expériencesque nous venons de rapporter ; i°. qu’enfrappant un seul son quelconque , ut, parexemple , on entendra en même temps fadodzieme au-dessus fol, & fa dix-septie-me majeure au - dessus, mi-, i°. que lescordes labémol St fa , qui seront à la dix-feptieme majeure au-dessous Sut , & à íadouzième au-dessous, frémiront fans ré-sonner.

Or la douzième est l’octave de la quin-te, & ía dix - feptieme majeure l’est de latierce majeure : & comme nous avonsune facilité naturelle à confondre lessons avec leurs octaves ( voyez Octa-ve ), il s’enfuit 1°. qu’au lieu des troissons ut fondamental, fol douzième , & midix-feptieme majeure, qu’on entend enmême temps, on peut substituer ceux-ci,qui 11’en différeront presque pas quant àl’effet, ut , mr tierce majeure ,fol quinte;ces trois sous forment l’&ccord qu’on