F ON
donnent | ou le son «t; & enfin -j, A,qui forment le demi-ton mineur, don-nent encore J ou le sonat. En général,soit imaginée cette suite de sons en mon-tant, & soit mile au dessous de chaqueson fa valeur par rapport au premier queje nommerai è,
Ut sol ut mi sol ut ré mi solJi ut sol sol 2 ■
IIIÏTITII I I I I_ l_ .
ÏHÎJtSÏ” ■? »' lî ■* ô ’
Deux sons voiiins quelconque de cettefuite dont le dénominateur ne différeraque de Trinité, rendront toujours pourtroisième son le son grave |, suivant lesexpériences de M. Tartini.
Or de - là ce grand musicien conclut,soit par une pure analogie, soit qu’eneffet , (ce qu il nous ne dit pas) il aitpouffé fur ce sujet Texpérience plus loin;il conclut, dis-je, que si Ton complettecette fuite & qu’on Tétende à Tinfini encette forte,
i i ri > r iii ijt.jl.7_
11 j 1 I 41 51 jl 71 Î1 iîl ÌÓ1II) 111 liî
Ne. Y l- 0V.
deux sons voisins quelconques de cettefuite rendront toujoursle son ut ; ce quiparoît en effet assez probable.!
Nous avons crû devoir nous presser defaire part à nos lecteurs d’nne iì belle ex-périence, qui jusqu’à présent eft à-peu-près tout ce que nous connoiiïbns de l’ou*vrage de M. Tartini. Nous tâcheronsd’extraire du reste de son livre pour lestnots Harmonie, Mélodie, Mode,Esc. & autres semblables, ce que nous ytrouverons de pins remarquable & deplus utile. Nous nous bornerons ici àune observation.
Inexpérience qu’on vient de voir, don-ne la baffe qui doit résulter de deux des-sus quelconques; mais elle ne donne pas,du moins directement, celle qu’il failtjoindre à un dessus seul: cependant nepourroit-on pas en tirer quelque partipour la solution de ce dernier problème ?II s’ensuit d’abord, cerne semble, dequ’on vient de rapporter,* l ^*^ue si Ton a fait un second dessus à unchant quelconque, & que la basse jointeà ces deux dessus, suivant les réglés deM. Tartini, produisent un tout désagréa-ble à Toreille , c’est une marque évidenteque le second dessus a été mal fait. Celaposé, quand on aura fait un premier des-sus quelconque, & qu’on lui aura donnéune basse,cette basse doit nécessairement,far les réglés de M. Tartini, dernier le
F O N 877
second dessus, qu’il faut joindre au pre-mier. Or, ce second dessus étant ainsifait, si les trois parties forment un en-semble désagréable, c’est une marque quela basse étoit mal faite.
Au reste nous devons avertir ici quedans l’onvrage de M. Serre,intitulé Efuifuries principes de i harmonie, P uris 1753,il est fait mention de cette expérience deM. Tartini, commed’une chose dont plu-sieurs musiciens reconnaissent la vérité >Tauteur ajoute même qu’on peut faireavec deux belles voix de femme , cetteexpérience que M. Tartini dit n’avoirfaite que fur des inftrumens ; mais M.Serre ne parle que du troisième fou pro-d*it parla tierce majeure,& de celui queproduira la tierce mineure. II y a mêmecette différence entre M. Tartini & M»Serre, que selon le premier,les deux ionsd une tierce majeure, comme ut mi, pro-duiíent l’octave ut au dessous de «r; Stselon le second, c’est la double octave :de même selon le premier, les deux fousd’une tierce mineure la ut , produisent ladixieme majeure fa au dessous de lu ; &selon le second, c’est ìa dix-íeptieme mvjeure au dessous de la , ou Toctave audessous de la dixieme fa. M. Serre neparle point du troisième son produit pardeux autres sons quelconques, & paroîtd’ailleurs n’avoir fait aucun usage decette expérience.
Je finirai ici cet article, que je prie lesartistes de lire L de juger dans le mêmeesprit dans lequel je Tai composé. Je se-rois très-flaté qu’ils y trouvassent desvues utiles pour le progrès de la théorie& de la pratique de l’art. (O)
FONDAMENTAUX, (Articles)Tbéolog. Ce mot reçoit dansla théologiecatholique, un sens différent de celuiqu’on lui donne parmi les Hétérodoxes.Les théologiens catholiques ont entendufous le nom d 'articles fondamentaux, ceuxdont la foi explicite est nécessaire au sa-lut ; ensorte qu’on ne peut pas même lesignorer fans être hors de Téglife & de Uvoie du salut : & par opposition ils recon-noilsent auísi des articles non-fondamea-taux qu’on peut ignorer, ou , ce qui estla même chose , croire de foi implicitefans être en danger de salut.
Les Protestans oat appellé articles fon-damentaux , généralement ceux dont lafoi, l'oit explicite , soit implicite, est aí-