Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

876 F O N

Deux sons à la tierce mineure , com-me ut 3, mi, donnent la dixieme majeu-re la, au-dessous du son le plus graveut L.

Deux sons à l’intervalle d’un ton ma-jeur, ut ré, donnent la double octave au-dessous du son le plus grave ut.

Deux sons à {'intervalle d’un ton mi-neur , ré, mi , donnent i 'ut qui eft à laseizième au-dessous du son le plus gra-ve ré.

Deux sons à l’intervalle d’un semi-tonmajeur ,Jì, ut , donnent l’af à la tripleoctave au-dessous du son le plus aigu ut.

Deux Ions à l’intervalle d’un demi-tonmineur ,Jbl,solM, donnent l’aíqui estala vingt-sixième au-dessous du son leplus grave sol.

La tierce majeure renversée en sixtemineure donne le même troisième sonqu’anparavant. Ainsi l’on a vuci-dessusque la tierce majeure ut mi donnoit l’oc-tave au-dessous <l'ut. La sixte mineuremi ut , dans laquelle ut est monté a l’oc-tave, mi restant fur le même degré, don-nera donc la double octave ail dessous dece dernier ut.

La tierce mineure renversée en sixtemajeure, donne le même son qu’aupara-vant, mais une octave plus haut, latierce mineure ut S mi donne, comme onl’í vu, le la qui est à la douzième au-dessous de mi ; laissez mi sor le même de-gré, & substituez à \'ut 3 son octave àl’aigu ponr avoir la sixte majeure mi utL i le troisième son sera la, quinte au-des-sous de mi, c’est-à-dire une octave plushaut que le la du premier cas.

M. Martini ajoute que le troisième sonrésultat de la quarte, des deux tiercestics deux sixtes , soit majeures, soit mi-neures, est le plus fecile à distinguer jparce que ce son eft toujours plus grave«ju’aueun des deux qui le produisent:que le troisième son produit par la quin-te se distingue plus facilement, parcequ’il est à l’unisson du son le plus grave ;qu’il se distingue plus difficilement danslestons majeurs & mineurs, parce queces tons différant peu l’un de l’autre ,l’intonation les confond aisément,& très-difficilemcntdans les demi-tons majeurs& mineurs, à cause de la grande diffi-culté de les distinguer dans l’intonation.Cependant la petite différence de 80 à 81qui eû entre le ton tmajeur L le ton mi-

F O N

neur ( voyez Comma ) & celle de ir; ân8quiest entre le demi-ton majeur &le mineur (voyez Apotome fir En-harmonique) produisent, comme onl’a vu , un troisième son fort différentdansles deux cas.

M. Tartini ne nous apprend pointquel son résulte du triton & de la faussequinte. Nous invitons les musiciens a lechercher. Mais fauteur observe qu’ìl’exception de l’unisson & de l’octave, iln’est point d’intervalle commensurableon non , appréciable on no», réductibleon non aux intervalles connus, qui neproduise un troisième son , lequel seraaussi commensurable ou non , apprécia-ble ou non, réductibles an non aux inter-valles connus, mais qui sera toujourstrès-aiië à distinguer des deux autres.

II faut de plus que les intervalles donton a parlé ci-dessus, soient parfaitementjustes pour produire le troisième son quileur a été assigné ; car pour peu qu’on al-téré l’intervalle, le troisième son change:par exemple , l’intervalle du sol à Ji bn’étant point une tierce mineure juste,ne produira point pour troisième son ladouzième mi b , au dessous d ejìb ; maisla quatorzième ut au dessous; & ainsi desautres.

M. Tartini, après avoir rapporté cesdifférentes expériences,supposé un estantcomposé de deux parties ; il trouve parle moyen des deux sons qui se répondenten même temps , le troisième son qui enrésulte ; ce troisième son, dit-il , est lavraie basse du chant, & toute autre bassesera un paralogisme ; expression énergi-que & remarquable.

II remarque aussi une conséquenceassez singulière qui suit de ses expérien-ces : soient les sons ut, sol, ut , mi, sol,en cette progression,son troisième résultant des deux sons ,consécutifs quel conques de cette progres-sion , sera toujours le son le plus bas,,«fou | : c’est une fuite des expérienéésqu’on vient de rapporter. Si l’on conti-nue la progression hì;ì,s, 7 e, on ver-ra par ces mêmes expériences que f, | ,qui forment le ton majeur & |~ , quiforment le ton mineur ( voyez Tonmes Elément de Musique ), donnent aussile même ut ou § que les sons précédensont donné. Par les mêmes expériences,ri r ìt , fui íormeut le éeini-ton majeur