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Tome XIV. FERM - FORL.
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tle réduire en régule une partie dechaux proportionnelle; inconvénient dia-métralement opposé aux fins qu’on scpropose : il s’y trouve, à la vérité, d u ni-tre qui pourroit le consumer, mais il peutsc faire auíìì qu’il ne s'cn trouve pointdans l’enilroit où tombera la molécule decharbon : c’est pour la même raisonqu’on ne garnit pas le creuset de char-bons ardons au-dessus de ses bords.

La précaution de projeter par cuille-rées,& d’attendre que la premiere soit dé-tonnée avant que d’en projeter une se-conde, a pour b ut de rendre la calcinationplus lente L plus complette , & d’éviterla perte de matière que l’adhéiion des va-peurs poussées par le Feu 11e manqueroitpas d’occasionner dans la méthode con-traire. Cette perte d’ailleurs n’est pas leseul inconvénient qui soit la suite du chocdes vapeurs ; il arrive encore qu’une mo-lécule reguline, poussée hors du creusetvers la fin de la détonation, n’y retombeque quand elle est tout à-fait cessée, Lne se calcine point dn tout.

Si l’on ne sait pas les mêmes voiespron r le foie deRullandus Qu. Antimoi-ne) c’çst qu’il n’y importe pas commeici.que la chaux antimoniale foitabsoluc.

Un autre inconvénient qui résulte dela détonation d’une grande quantité dematière à la fois, c’eft que le feu y estfi vif qu’il la vitrifie, & ainsi , au lieutí’une chaux d’antimoine bien divisée,qui est ce qu’on se propose, on auroitcette même chaux vitrifiée avec l’alkalifixe du nitre.

On attend que la matière du creuset aitperdu à peu près son iguition. pour lajeter dans l’eau ; fans cela elle éclaboussè-rent & feroit explosion ; parce que l’eaudéja chaude, étant tout-à-coup frappée& mise en expansion par un corps em-brasé , nc manqueroit pas de le faire fau-ter de toutes parts, au danger de ratfiste :c’est pour la même raison qu’on n’enjette dans l’eau que peu à peu & auxbords de la terrine. Une petite quantitéprésente plus de surface à l’eau , à pro-portion de son volume ; & s’il arrivequ’elle soulève l’eau qui la couvre, elleen fait moins jaillir aux bords de laterrine, où elle est moins profondémentplongée.

La chaux de l’antimoine sortant ducreuset est, abstraction faite de la grande

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quantité du tartre vitriolé & de la petiteportion du nitre, un alkali fixe renducaustique par ia chaux demi-métailiquedel’antimoiue. V. ci-dcjsouscérused'an-timoine. C'està dessein dc lui enlever cesdilFérens sels qu’on répété les lavages, &de favoriser par-îà la division des molé-cules d’antimoine diaphonique, que cessels interposés tenoientunis par leur in-termède. C’est encore pour la même rai-son qu’on Fait ces sortes de lavages engrande eau; car plus il y en a, plus lesmolécules ont de qnoi s’éténdre , & pluselles fout divisées ; fans compter que lessels vn font mieux dissous.

De huit onces d’antimoine & de vingt-quatre de nitre, Lemery a eu onze oncesun gros d’antimoine diaphonique : lescalculs de Mender se trouvent à peu prèsles mêmes. Comme cette acrétion depoids vient, selon tonte apparence, desdébris des sels, au moins pour la plusgrande partie, il n’est pas étonnant qu’onn’en retire pas autant de régule à pro-portion , si l’on réduit l’antimoine dia-phonique. F. Réduction.

Selon la doctrine commune des chi-mistes , si an lien d’employer un creuset,on projette la matière en de très-petitesquantités dans une cornue de terre tubtr-iée & rougie au feu, à laquelle on adapteplusieurs ballons enfilés dont le dernierest ouvert, les vapeurs noirâtres & épais-ses dont nous avons parlé, passent dansles récipiens, & s’y condensent. O11 ytrouve un antimoine diaphorétique très-divisé,& un phlegme légèrement acide &alkali volatil, ainsi qu’on peut s’en con-vaincre par Inexpérience : c’est la petiteportion de l’acide nitreux, qui ayant étédégagée par l’acide vitriolique du soufre ,est échappée à l’embrasement. Le phleg-me est de l'acidc vitriolique & tle l’acidenitreux décomposés : ces vapeurs ainsiretenues rcqoivent le som de clyjfiisjìm-ple d'antimoine. Quelques auteurs pré-tendent ansst qu’il y a de l’acide vitrio-lique ; & en ce cas elles doivent prendrecelui de clyjsus composé , selon Mender.

On fait encore, selon Lemery, l'aMWmoine diaphorétique dans les vaisseauxfermes, en se servant d’un pot ou d’unecucurbite de terre, surmontée de troisaludels auffi de terre, & d’un chapiteaude verre, auquel on adapte un récipient,Foyex Aludel, FleuesdeSoufke»